DR ‹ › Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a affirmé, ce mercredi, qu'il suivait le déroulement du procès des 18 supporters sénégalais et d'un ressortissant franco-algérien, poursuivis pour hooliganisme à la suite des violences ayant émaillé la finale de la CAN 2025. Ce suivi porte sur les incidents, les récits et discours tenus notamment sur les plateformes numériques, ainsi que l'observation du procès en première et en deuxième instance. À ce sujet, le CNDH a indiqué fonder son observation sur «le respect effectif des garanties du procès équitable, notamment la publicité des audiences, la présomption d'innocence, ainsi que l'effectivité des droits de la défense, en particulier le recours à un avocat et aux services de traduction et interprétariat». Parallèlement, le CNDH a mobilisé une équipe suivi, accompagnée d'un médecin spécialiste, dans les prisons locales d'El Arjat 1 et d'El Arjat 2 à Salé. Dans ce cadre, des entretiens se sont déroulés avec les détenus, «sans la présence de l'administration pénitentiaire, au sein des cellules». Sur la base de ces échanges, le CNDH indique que les concernés «n'ont formulé, devant (...) aucune allégation relative à une atteinte à leurs droits». L'équipe du CNDH a également échangé avec les responsables administratifs et le personnel médical, outre l'examen des dossiers et «l'observation directe des conditions de détention». Par ailleurs, la présidente du CNDH, Amina Bouayach, a rencontré la présidente de la Commission nationale des droits de l'Homme du Sénégal, en marge de l'Assemblée générale du Réseau africain des institutions nationales des droits de l'Homme, en février 2026. À cette occasion, elle l'a informée des actions du CNDH.