Mustapha Ramid sera opéré ce samedi    L'encours des bons du Trésor devrait s'établir à 609,4 MMDH au 3 mars    Le dirham s'apprécie de 0,32% par rapport à l'euro    Réforme électorale : les très attendus amendements dès la semaine prochaine    Mustapha Ramid démissionne du gouvernement pour « raisons de santé »    L'ONCF dévoile ses résultats    Evolution du coronavirus au Maroc : 480 nouveaux cas, 482.994 au total, vendredi 26 février 2021 à 18 heures    Les Golden Globes remettent leurs prix sans public ni tapis rouge    Nouveauté Peugeot Landtrek : un pick-up qui sort ses griffes    Le Maroc adhère à l'Organisation islamique pour la sécurité alimentaire    Le Maroc pourrait recevoir un don de vaccins de la part d'Israël    Russie : Washington n'acceptera «jamais» l'annexion de la Crimée, affirme Joe Biden    Rapport du renseignement américain : MbS accusé d'avoir «validé» le meurtre de Jamal Khashoggi    Le MAS présente son nouvel entraîneur, Miguel Angel Gamondi    Le WAC à Ouagadougou en quête d' une seconde victoire en Ligue des champions    Le président de la FIFA exprime ses remerciements à S.M le Roi    HCR / JICA: Un projet de 275.000 $ pour soutenir les réfugiés au Maroc en contexte de Covid    Percevoir le cannabis tout autrement    Une rareté en trompe-l' oeil    Immigration : un réseau qui faisait passer des migrants pour des sahraouis démantelé    DGAPR : les détenus impliqués dans les événements d'Al Hoceima sont en bonne santé    Le vice-président du Mali salue le rôle joué par le Maroc dans le processus de transition de son pays    Premier Colloque international de linguistique à Marrakech    "Biggie " , le géant éphémère du rap par ceux qui l' ont connu    Plus de 25.000 pièces archéologiques seront mises à la disposition des étudiants et du grand public    L'ONU demande la libération immédiate de tous les détenus du Hirak en Algérie    Administration pénitentiaire: Reprise exceptionnelle des visites familiales au profit des détenus du 1er mars au 12 avril    Casablanca : Proparco, BMCI et ARMA s'allient pour la propreté urbaine    Harcèlement sexuel : des voix réclament une enquête sur le gouverneur de New York    Questions à El Ec-Cherif Larkem Directeur régional de l'agriculture    TPE : un nombre record de faillites en 2020    DGSN: opération sécuritaire à l'Agdal, au centre de Rabat    Des leaders politiques et élus internationaux adressent une lettre à Joe Biden pour appuyer la décision US reconnaissant la souveraineté du Maroc sur son Sahara    CAN U20 Mauritanie : Maroc-Tunisie pour une place en demi-finales    Réunion ce vendredi du Conseil de gouvernement    Tanger Med : tous les indicateurs de l'activité portuaire sont au vert au 4ème trimestre 2020    «Yawmiat Kaen Osabi», nouveau-né de Loubna El Manouzi chez «Mokarabat»    Rencontre autour d'une publication : «Pour une Maison de l'histoire du Maroc» dotée d'un savoir accessible à l'esprit de tous    Vaccination au Maroc: un bilan encourageant avec plus de 3 millions de personnes vaccinées    Un immense tour d'une ville en pleine mutation : Dakhla change de visage    Le partenariat Maroc-CCG, un noyau solide pour un nouvel ordre arabe    Victoire de l'eurocentrisme fiscal    Iran-AIEA : Téhéran commence la restriction des inspections nucléaires    Gianni Infantino salue l'engagement du roi Mohammed VI en faveur du développement du football au Maroc    Les Lionceaux avec la Côte d'Ivoire dans le groupe A    Le MAS présente son nouvel entraineur, l'Argentin Miguel Angel Gamondi    Le MAT limoge son entraineur Younes Belahmar    Une Maison de l'Histoire du Maroc pour construire un avenir de paix    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Enfance: le droit à la protection bat encore de l'aile!
Publié dans Albayane le 25 - 11 - 2019

Mention passable pour le Maroc ! En matière de promotion des droits de l'enfant, le royaume doit mieux faire ! Les résultats de la 2e analyse de la Situation des Enfants au Maroc (SITAN) menée par l'Organisation nationale des droits de l'enfant (ONDE), en collaboration avec l'UNICEF et l'Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH) et présentés vendredi dernier à Marrakech dans le cadre du 16e congrès national des droits de l'enfant, ne sont pas satisfaisants sur toute la ligne. Si en trente ans de mise en œuvre de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE), le royaume a excellé au niveau législatif et institutionnel, en matière de concrétisation effective de la protection de l'enfant marocain, la situation reste préoccupante et nécessite plus d'efforts.
Des enfants dans la rue, addicts aux drogues, mariés précocement, forcés de travailler pour survivre…D'autres, obligés de quitter les bancs de l'école en raison de la pauvreté, de l'éloignement des établissements scolaires ou encore violentés physiquement ou sexuellement… De telles situations, on en compte encore des milliers au Maroc, trente ans après que le pays ait ratifié la CIDE.
En dépit des efforts menés au cours des trois dernières décennies pour instaurer le principe du respect de l'intérêt supérieur de l'enfant, les enfants continuent d'être la proie d'un environnement non protecteur. Le SITAN 2019 révèle à cet effet, que si des progrès tangibles ont été enregistrés en matière de protection des enfants, grâce à la création de centres d'écoute, d'une plateforme de surveillance et de suivi des cas de violence en milieu scolaire (Marsad), du lancement du programme «villes sans enfants en situation de rue», du programme «Yakada» contre le travail des petites bonnes, les phénomènes qui exposent les enfants aux abus et exploitations n'ont pour autant pas été éliminés.
Ainsi, en trente ans de mise en application de la CIDE, nombreux sont encore les enfants qui n'arrivent pas à être enregistrés à l'état civil (3,1%). Il s'agit, notamment de ceux nés hors-mariage. Une situation discriminatoire qui persiste, malgré la promulgation en 2002 de la loi relative à l'état civil qui consacre le droit à un nom et rend obligatoire la déclaration des naissances ! En outre, il apparait que le pourcentage des enfants victimes de violence physique s'est accru entre 2010 et 2018, passant de 30,6% à 39,6%. On note toutefois une modeste baisse en termes de violences sexuelles, avec un taux de 30,82% en 2010 contre 27,9% en 2018.
Le travail des enfants reste l'un des phénomènes que le Maroc a encore du mal à éradiquer. S'il est vrai que la tranche des enfants de 7-14 ans est de moins en moins forcée à travailler (26,5% en 2011 contre 17,4% en 2014), le travail des enfants continue de toucher de plus en plus la tranche 15-17 ans. Ainsi, entre 2011 et 2015, le phénomène est allé galopant, atteignant 82,6% en 2015 contre 73,5%, quatre années plus tôt. Une situation très préoccupante renforcée par le phénomène du mariage des enfants. En effet, le nombre d'enfants mariés est encore très élevé et inquiète à plus d'un titre. En 2018, le Maroc a enregistré 31.931 cas contre 29.847 cas en 2007.
Cette absence de protection des enfants est soutenue davantage par l'inégalité de chances entre les enfants. Ainsi, la pauvreté multidimensionnelle affecte davantage les enfants en milieu rural qu'en milieu urbain. En 2014, elle était de 22% en milieu rural contre 2,4% en milieu urbain. Sans oublier, depuis quelques années, le défi de la prise en charge des enfants issus de la migration dont le nombre s'accroit considérablement.
Travail exemplaire sur le plan législatif!
De 1990, date de ratification du Maroc de la CIDE, à 2019, le Maroc a renforcé son arsenal juridique, législatif et institutionnel en matière de promotion des droits des enfants. Ainsi, la constitution de 2011 a accordé une place prioritaire aux droits de l'enfant, notamment à travers les articles 31 et 34 qui garantissent l'accès égal de tous les enfants, dont ceux en situation de handicap, aux services sociaux de base. Au niveau législatif, ce sont plus de 240 articles touchant différents aspects des droits de l'enfant qui ont été adoptés ou reformés.
Pour appuyer les différentes mesures prises au niveau législatif, plusieurs institutions nationales et indépendantes ont été mises en place, entre autres l'ONDE en 1995, la Fondation Mohammed VI pour la solidarité, l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) en 1999, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS)… Plusieurs politiques publiques et programmes et plans nationaux ont été également élaborés pour traduire en actions concrètes les textes législatifs. Il s'agit entre autres de la Politique publique intégrée de la protection de l'enfance au Maroc (PPIPEM) pour la période 2015-2025 dont l'objectifest de prendre en compte le caractère «multidimensionnel» et «transversal» de la protection de l'enfance, en favorisant une nouvelle approche intégrée et systémique et une gestion axée sur les résultats.
Cette politique n'a pas toujours été mise en œuvre, en raison notamment de l'insuffisance de ressources financières. Dans le cadre du Pacte national pour l'enfant pour la période 2021-2030, qui a été présenté samedi dernier, plus de ressources devraient être alloués au PPIPEM pour sa mise en œuvre effective. D'autres mesures devraient être également adoptéesdans le cadre de ce nouveau pacte pour relever les défis qui persistent en matière de protection des droits des enfants au Maroc.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.