Après l'Algérie, le Polisario envoie une délégation à Moscou à la veille de l'examen du mandat de la MINURSO    Tindouf : Les affrontements dans le camp de Smara font des blessés et des dégâts matériels    Pension de retraite et sécurité privée : Younes Sekkouri fait le point    Moov Africa : un levier de croissance pour Maroc Telecom    Adil Khalis : "Le défi est de faire émerger des entreprises productives"    David Toledano : « Nous sommes encore loin de ce que nous avons vécu lors du Covid »    La Chine annonce une exonération douanière couvrant l'ensemble de ses partenaires en Afrique    La Bourse de Casablanca démarre dans le vert    SIAM 2026: Lesieur Cristal distingue l'excellence de sa filière oléicole avec le 1er Prix du Concours National des Huiles d'Olive    Revue de presse de ce mercredi 29 avril 2026    Bourse : Label Vie, une valeur recommandée par M.S.IN pour ses fondamentaux    Financement libyen : Nicolas Sarkozy rejette les affirmations de Guéant    Blessure d'Achraf Hakimi : le PSG et le Maroc retiennent leur souffle    Mondial 2026 : la FIFA augmente la dotation des équipes    CAN 2027 : dates officialisées mais incertitudes autour des pays hôtes    Ismaël Baouf vers Lille ? Une destination idéale pour sa progression    Ligue des champions : Atlético et Arsenal à l'assaut de leur destin    Girona FC : Bilal Nadir pour succéder à Azzedine Ounahi ?    Algérie : un troisième ex-rival de Fouzi Lekjaa placé en détention provisoire    Presencia del Polisario en Malí y su conexión con grupos armados    Un senador estadounidense presenta un proyecto de ley para eliminar los aranceles sobre el fosfato marroquí    Maroc : Une nouvelle espèce de titanosaure découverte à Khouribga    Edito. Une facture de 115 milliards    El Jadida : Célébration du centenaire de la naissance de Driss Chraïbi    Au SIEL 2026, le CCME se veut un «carrefour des voix marocaines du monde»    Les températures attendues ce mercredi 29 avril 2026    Gaza. Washington salue l'engagement concret du Maroc pour la stabilité    Agadir : la police rétablit la vérité sur la vidéo de Tadart    Le temps qu'il fera ce mercredi 29 avril 2026    Maroc–Allemagne : une visite stratégique pour accélérer le partenariat économique    Mondial 2026 : La FIFA sanctionnera automatiquement toute sortie du terrain par des cartons rouges    L'Académie du Royaume du Maroc rend hommage au grand penseur africain Valentin Yves Mudimbe    Pétrole : Les Emirats arabes unis se retirent de l'Opep le 1er mai    CPS de l'UA : Le Maroc réaffirme sa solidarité agissante et constante avec le Mali    Ministère public : Balaoui s'entretient avec le Procureur général d'Azerbaïdjan    Sahara marocain. Le Canada se prononce en faveur du plan d'autonomie proposé par le Maroc    Théâtre Royal de Rabat : Le Maroc entre dans « la cour des grands »    Visite du commandant de l'AFRICOM en Algérie : un message américain ferme au régime de Tebboune et Chengriha pour cesser de déstabiliser le Sahel    Balaoui s'entretient avec le Procureur général de la République d'Azerbaïdjan    Burundi : Ndayishimiye en route vers un second mandat    Casablanca 1996 : le concert fantôme de Michael Jackson    Mawazine 2026 : le rappeur français Ninho ouvrira le bal de la 21ème édition    Madagascar. M'barek Bouhchichi expose "Les mains des poètes" à la Fondation H    Mawazine sous le feu des critiques après l'annonce de Hassan Shakosh    Alerte météo : averses orageuses localement fortesce mardi dans plusieurs régions    Hilale au Conseil de sécurité: Le Maroc dénonce l'instrumentation des voies maritimes comme cartes de pression et de chantage    Agadir : Coup d'envoi officiel de la 22e édition d"African Lion"    Attaque armée à Washington : le Maroc exprime sa solidarité avec Trump    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Enfance: le droit à la protection bat encore de l'aile!
Publié dans Albayane le 25 - 11 - 2019

Mention passable pour le Maroc ! En matière de promotion des droits de l'enfant, le royaume doit mieux faire ! Les résultats de la 2e analyse de la Situation des Enfants au Maroc (SITAN) menée par l'Organisation nationale des droits de l'enfant (ONDE), en collaboration avec l'UNICEF et l'Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH) et présentés vendredi dernier à Marrakech dans le cadre du 16e congrès national des droits de l'enfant, ne sont pas satisfaisants sur toute la ligne. Si en trente ans de mise en œuvre de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE), le royaume a excellé au niveau législatif et institutionnel, en matière de concrétisation effective de la protection de l'enfant marocain, la situation reste préoccupante et nécessite plus d'efforts.
Des enfants dans la rue, addicts aux drogues, mariés précocement, forcés de travailler pour survivre…D'autres, obligés de quitter les bancs de l'école en raison de la pauvreté, de l'éloignement des établissements scolaires ou encore violentés physiquement ou sexuellement… De telles situations, on en compte encore des milliers au Maroc, trente ans après que le pays ait ratifié la CIDE.
En dépit des efforts menés au cours des trois dernières décennies pour instaurer le principe du respect de l'intérêt supérieur de l'enfant, les enfants continuent d'être la proie d'un environnement non protecteur. Le SITAN 2019 révèle à cet effet, que si des progrès tangibles ont été enregistrés en matière de protection des enfants, grâce à la création de centres d'écoute, d'une plateforme de surveillance et de suivi des cas de violence en milieu scolaire (Marsad), du lancement du programme «villes sans enfants en situation de rue», du programme «Yakada» contre le travail des petites bonnes, les phénomènes qui exposent les enfants aux abus et exploitations n'ont pour autant pas été éliminés.
Ainsi, en trente ans de mise en application de la CIDE, nombreux sont encore les enfants qui n'arrivent pas à être enregistrés à l'état civil (3,1%). Il s'agit, notamment de ceux nés hors-mariage. Une situation discriminatoire qui persiste, malgré la promulgation en 2002 de la loi relative à l'état civil qui consacre le droit à un nom et rend obligatoire la déclaration des naissances ! En outre, il apparait que le pourcentage des enfants victimes de violence physique s'est accru entre 2010 et 2018, passant de 30,6% à 39,6%. On note toutefois une modeste baisse en termes de violences sexuelles, avec un taux de 30,82% en 2010 contre 27,9% en 2018.
Le travail des enfants reste l'un des phénomènes que le Maroc a encore du mal à éradiquer. S'il est vrai que la tranche des enfants de 7-14 ans est de moins en moins forcée à travailler (26,5% en 2011 contre 17,4% en 2014), le travail des enfants continue de toucher de plus en plus la tranche 15-17 ans. Ainsi, entre 2011 et 2015, le phénomène est allé galopant, atteignant 82,6% en 2015 contre 73,5%, quatre années plus tôt. Une situation très préoccupante renforcée par le phénomène du mariage des enfants. En effet, le nombre d'enfants mariés est encore très élevé et inquiète à plus d'un titre. En 2018, le Maroc a enregistré 31.931 cas contre 29.847 cas en 2007.
Cette absence de protection des enfants est soutenue davantage par l'inégalité de chances entre les enfants. Ainsi, la pauvreté multidimensionnelle affecte davantage les enfants en milieu rural qu'en milieu urbain. En 2014, elle était de 22% en milieu rural contre 2,4% en milieu urbain. Sans oublier, depuis quelques années, le défi de la prise en charge des enfants issus de la migration dont le nombre s'accroit considérablement.
Travail exemplaire sur le plan législatif!
De 1990, date de ratification du Maroc de la CIDE, à 2019, le Maroc a renforcé son arsenal juridique, législatif et institutionnel en matière de promotion des droits des enfants. Ainsi, la constitution de 2011 a accordé une place prioritaire aux droits de l'enfant, notamment à travers les articles 31 et 34 qui garantissent l'accès égal de tous les enfants, dont ceux en situation de handicap, aux services sociaux de base. Au niveau législatif, ce sont plus de 240 articles touchant différents aspects des droits de l'enfant qui ont été adoptés ou reformés.
Pour appuyer les différentes mesures prises au niveau législatif, plusieurs institutions nationales et indépendantes ont été mises en place, entre autres l'ONDE en 1995, la Fondation Mohammed VI pour la solidarité, l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) en 1999, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS)… Plusieurs politiques publiques et programmes et plans nationaux ont été également élaborés pour traduire en actions concrètes les textes législatifs. Il s'agit entre autres de la Politique publique intégrée de la protection de l'enfance au Maroc (PPIPEM) pour la période 2015-2025 dont l'objectifest de prendre en compte le caractère «multidimensionnel» et «transversal» de la protection de l'enfance, en favorisant une nouvelle approche intégrée et systémique et une gestion axée sur les résultats.
Cette politique n'a pas toujours été mise en œuvre, en raison notamment de l'insuffisance de ressources financières. Dans le cadre du Pacte national pour l'enfant pour la période 2021-2030, qui a été présenté samedi dernier, plus de ressources devraient être alloués au PPIPEM pour sa mise en œuvre effective. D'autres mesures devraient être également adoptéesdans le cadre de ce nouveau pacte pour relever les défis qui persistent en matière de protection des droits des enfants au Maroc.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.