Marrakech: effondrement d'un immeuble en construction, aucun blessé ni décès à déplorer    Perturbations météorologiques: Suspension des cours vendredi et samedi à Taroudant    Le président chinois Xi Jinping prononce son discours à l'occasion du Nouvel An    Décision choc au Gabon : suspension de l'équipe nationale après une élimination précoce de la CAN    La FIFA salue l'âge d'or du football marocain en 2025    Rétrospective 2025 : Moments forts d'une année riche en exploits    Sahara : un drone des FAR détruit un véhicule d'orpailleurs dans la zone tampon    Le chinois BYD domine le marché mondial des véhicules électriques en 2025    Alerte Météo : Fortes pluies, chutes de neige et vent fort vendredi et samedi    Casablanca : Dispositif sécuritaire renforcé pour les festivités du Nouvel An    MRE : les transferts de fonds augmentent à plus de 111,53 MMDH à fin novembre    CAN 2025: Avec 5.400 demandes d'accréditation, l'engouement médiatique bat tous les records    Ali Bourni : une diplomatie parallèle discrète    Températures prévues pour vendredi 02 janvier 2026    Alassan Sakho. "Afric Links : Transformer l'événement sportif en accélérateur de flux économiques"    DGSN : Avancement de 8.913 fonctionnaires de police au titre de l'exercice budgétaire 2025    Coupe d'Afrique des Nations Maroc-2025 : Les équipes qualifiées pour les 8ès    CAN 2025 : voici le programme des 8es de finale    CAN 2025 : le Maroc, modèle du sport-business en Afrique    Nouvel An : S.M. le Roi échange des messages de félicitations avec des Chefs d'Etat et de gouvernement de pays frères et amis    Buenos Aires plongée dans le noir à la veille du Nouvel An après une panne électrique géante    USA : Le président Trump oppose son veto à deux projets de loi    Bourse de Casablanca : le MASI gagne 1,30% en décembre 2025    Bureaux de change : Damane Cash et la FMSCD s'allient pour moderniser les transactions    Casablanca: deux mineurs déférés devant la justice suite à l'arrachage du drapeau d'un pays participant à la Coupe d'Afrique des Nations    Madonna passe les fêtes de fin d'année à Marrakech    Procédure civile : le texte recadré par la Cour arrive au Parlement    Sahara : de Laâyoune à Fès, la société civile trace un nouvel axe de plaidoyer    Tebboune : «Nous ne sommes pas Sahraouis plus que les Sahraouis»    ONDA: La ferveur de la CAN s'empare des aéroports du Royaume    Présidentielle en Guinée : Mamadi Doumbouya élu président avec 86,72% des voix    Verdicts à Marrakech : peines de prison pour les émeutiers de Génération Z    Une ressortissante portugaise condamnée pour homicide serait en cavale au Maroc    Tebboune accuse les «normalisateurs» avec Israël de «semer la discorde entre l'Algérie et la Tunisie»    Office des changes : les recettes Voyages dépassent 124,14 MMDH à fin novembre    La DGI publie l'édition 2026 du Code général des impôts    Elias Al-Malki se beneficiará de una pena alternativa con 900 horas de servicio comunitario.    Rafales de vent localement fortes vendredi dans plusieurs provinces    Réforme des retraites : Nadia Fettah Alaoui rejette le discours alarmiste et plaide pour un consensus    Brigitte Bordeaux - Brigitte Bardot    Musique et arts de la scène : 56 projets soutenus au titre de la 2e session de 2025    Yémen : les Émirats mettent fin aux missions de leurs dernières unités antiterroristes    HCP : hausse de la demande intérieure de 7,6% au T3 2025    Marrakech : l'exposition « Mohammed Ben Allal, récits du quotidien » au musée Jamaâ el-Fna    CAN 2025 : Marrakech vue de l'Ouganda    Malgré les stéréotypes, le darija gagne en popularité parmi les apprenants étrangers de l'arabe    Vernissage de l'exposition nationale «60 ans de peinture au Maroc» le 6 janvier 2026    L'exposition «Mohammed Ben Allal : Récits du quotidien» célèbre la mémoire populaire de Marrakech    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le roi de Thaïlande: un monarque doublement désavoué
Publié dans Albayane le 28 - 10 - 2020

Bangkok, la capitale de la Thaïlande, est placée sous le régime de l'Etat d'urgence depuis que, le 15 Octobre dernier, plusieurs centaines de jeunes avaient réclamé la dissolution du gouvernement, une nouvelle Constitution et, surtout, une réforme de l'institution monarchique alors même que cette dernière avait jusqu'ici revêtu un caractère semi-sacré.
C'était, en effet, la première fois que les citoyens avaient critiqué, à haute voix, l'ingérence permanente du monarque dans les affaires politiques et sa gestion des finances royales. Or, bien que, depuis cette date, les rassemblements de plus de cinq personnes y étaient interdits et les médias sommés de ne pas couvrir les manifestations, la contestation étudiante dans la capitale a franchi, ce lundi 26 Octobre, une nouvelle étape.
Bravant toute interdiction, ce sont plus d'une dizaine de milliers de manifestants qui, après avoir traversé la capitale ont arrêté leur marche une fois arrivés aux abords de l'ambassade d'Allemagne. Mais pourquoi donc les manifestants ont-ils choisi de s'arrêter devant la représentation diplomatique d'une nation étrangère qui se trouve à mille lieux de leur pays? Veulent-ils, par ce geste, interpeler le gouvernement d'Angela Merkel? Et si oui, pourquoi? Tout simplement parce que Maha Vajiralongkorn alias Rama X, le roi de Thaïlande, 68 ans, qui dispose d'un pouvoir exorbitant au regard de son statut théorique de monarque constitutionnel, règne sur le pays alors même qu'il vit, la plupart du temps, dans un hôtel des Alpes bavaroises. «Le roi mène la grande vie en Allemagne pendant que l'économie s'écroule et que les militaires n'écoutent rien. On ne peut plus accepter çà» s'écrira Tian, un jeune lycéen de 16 ans qui prétend n'avoir aucune crainte de tomber sous les balles de la police car les jeunes n'ont «aucun avenir» en Thaïlande et que «ne rien faire maintenant, c'est comme mourir à petit feu».
Immensément riche et à la tête d'un pays qui est l'un des plus inégalitaires de la planète, le roi de Thaïlande est, également, dans le «viseur» du gouvernement allemand qui lui reproche de prendre des décisions de politique intérieure alors même qu'il se trouve en territoire étranger violant, ainsi, la règle, non écrite, qui veut qu'un chef d'Etat n'ait pas le droit de diriger les affaires de son pays à partir d'un territoire où il ne se trouve qu'en qualité d'invité.
Raison pour laquelle lorsqu'il a été interrogé sur la qualité des relations de la Thaïlande avec l'Allemagne, Heiko Mass, le chef de la diplomatie allemande a déclaré que si des choses que son gouvernement considère comme étant illégales venaient à se produire, elles auraient «des conséquences immédiates»; ce qui, en langage diplomatique, signifie que la question de la résidence quasi-permanente du souverain thaïlandais sur le sol allemand pourrait être remise en question.
Autant dire que le monarque thaïlandais est, désormais, sur la sellette, aussi bien à Berlin qu'au sein du mouvement pro-démocratie qui secoue son royaume.
Aujourd'hui, un vent de liberté inédit souffle sur la Thaïlande à partir de cette brèche qu'y ont ouverte les étudiants pour faire entendre leur voix. Naguère très discrets, et voire même inexistants, des groupes de rappeurs s'expriment sur les sujets les plus divers, des paysans dénoncent les nouvelles lois sur la propriété de la terre et des féministes osent même réclamer le droit à l'interruption volontaire de grossesse.
Le visage de la Thaïlande est-il vraiment en train de changer sous les coups de boutoirs d'une jeunesse en mal de liberté qui n'en peut plus de devoir se plier aux ordres de la monarchie et de l'armée ? Il semble bien que oui mais attendons pour voir...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.