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Seul l'art interroge continuellement le monde
Publié dans Albayane le 21 - 01 - 2021

Mohammed El Amraoui, poète, performeur et traducteur
Propos recueillis par Noureddine Mhakkak
Né en 1964 à Fès (Maroc), Mohammed El Amraoui, vit en France depuis 1989. Etudes de linguistique et de philosophie. Ecrit en français et en arabe. Se produit dans différents lieux et festivals, seul ou avec des musiciens en France et à l'étranger. Anime des ateliers d'écriture, de mise en voix et de mise en espace depuis 1993. Figure dans plusieurs anthologies, en plusieurs langues. Dernières publications : Un palais pour deux langues, éd. La Passe du vent, 219 ; Des moineaux dans la tête (arabe-français), éd. Jacques André, 2016 ; Ex. suivi de Hajar, éd. Fidel Anthelme X, 2013 ; Accouchement de choses, éd. Dumerchez, 2008; Récits, partitions et photographies, éd. La Passe du Vent, 2007; La fenêtre, dimanche et autres jours (en arabe), éd. Fadâ'ât, Amman, 2007 ; De ce côté-ci et alentour, éd. L'Idée bleue, 2006. A traduit plusieurs livres parmi lesquelles : Anthologie de la poésie marocaine contemporaine (2006), et Interludes poétiques de Palestine (2019), Maison de la Poésie Rhône-Alpes, Le temps des cerises. Pour les photos personnelles du poète publiées ici, elles sont prises par la photographe Rita Elam.
Que représentent les arts et les lettres pour vous ?
Ce sont les éléments essentiels pour une certaine esthétique de l'existence. C'est ce qui peut permettre d'exister en évitant le chaos et la mauvaise confusion. Je parle bien entendu d'un art qui prend son cheminement dans la vie de chacun et d'une vie qui s'achemine dans l'art avec une vision et une pratique éthique. Chacun de nous a une certaine représentation de lui-même parmi les choses, en fonction de laquelle il choisit comment s'habiller, de quel décor s'entourer, quoi voir et ne pas voir, mais cela n'empêche pas la bêtise. Seul l'art qui interroge continuellement le monde, qui met en question, qui nuance, peut sauver de la bêtise.
Et la composante plaisir lui est intrinsèque à mon avis. Je ne peux vivre l'art sans plaisir. Le plaisir dans l'art, et dans la connaissance en général, ravive le désir de savoir et de créer. Même quand l'œuvre artistique présente quelque chose de dur, d'insoutenable, de cruel (puisque la réalité l'est), ce qui fait d'elle un objet artistique provoque un certain plaisir. Même quand celui qui réalise cet objet (peinture, sculpture, livre, film...) est possédé ou secoué par la douleur, sa recherche de l'expression la plus juste ou la plus ajustée à ce qui l'habite reste lié au plaisir.
Il y a donc le désir et le plaisir de voir, d'entendre, de toucher, de créer à partir de, de nuancer, d'interroger, de jouer. Ils sont simples et complexes à la fois, ils peuvent aussi donner du simple, sans facilité, ou du complexe, du je ne sais quoi sans tomber forcément dans le n'importe quoi.
Je mets bien sûr la littérature dans cette conception des choses en ouvrant son champ, en y incluant aussi bien le livre que l'oralité.
L'art et la littérature m'ont certainement sauvé la vie, la sauvent toujours. Elle me fait accepter la complexité de la vie.
Que représente l'écriture /La lecture pour vous ?
Ecrire et lire sont très liés. L'un nourrit l'autre. L'un a besoin de grandir avec l'autre. On ne lit pas de la même manière quand on écrit. Il m'arrive quelquefois de relire des phrases, d'y rester accroché pendant un moment comme si je voulais descendre vers leur genèse et essayer de saisir comment elles ont été conçues (au sens de la conception d'un enfant).
Ce qui différencie l'acte littéraire de lire et écrire par rapport aux autres actes artistiques, c'est qu'il se fait dans la langue. Or celle-ci est double voire multiple. J'écris avec les mots, je pense les mots avec les mots, je parle des mots avec les mots. D'une certaine manière le monde s'agence dans l'agencement des mots qui appartiennent à tous et qui voudraient trouver une manière singulière de se les approprier chez celui qui écrit.
Les livres que j'aime sont ceux qui me donnent la possibilité d'être avec eux. De lire avec eux. De converser avec, d'être dans cette intersection mystérieuse, quelquefois inconfortable mais toujours plaisante entre présent et imprévu, intérieur et extérieur. Cela peut arriver aussi bien avec la lecture du Banquet de Platon, des vers de Tarafa Ibn al-Abd, de La Nuit obscure de St Jean de La Croix, de Sylvia Plath, des fragments de Cioran, de L'Arbre de l'univers d'Ibn Arabi, de John Fante, de Raymond Carver, de Zadie Smith, de Camus, de Thomas Bernhard, de Darwich, d'Al Magout, de Ghérasim Luca, de Proust, de Pessoa, de Roberto Juaroz, de Denis Lehane, de Michel Foucaut, de Borges... pour citer des noms qui viennent au hasard sur la table de mon esprit comme des balles de ping-pong. Mes lectures sont très diversifiées et je peux passer d'un univers à l'autre assez opposés du moins dans l'apparence. Et chacun de ces univers coïncide avec une partie de moi imbriquée avec les autres. En chacun je me sens moi-même. Une sorte de polyphonie naturelle faite de lyrisme et de distorsion et ruptures de sons.
Les rhétoriciens arabes anciens disaient qu'à chaque parole son texte et à chaque contexte sa parole (likulli maqâmin maqâl wa likulli maqâlin maqâm). Je peux prendre ce mot maqâm dans ses sens multiples, à la fois échelle mélodique en musique, lieu de rencontre, station mystique, séance littéraire... Chaque lecture est une sorte de maqâm, une exigence contextuelle à la fois intérieure et extérieure. D'une certaine manière, chaque que je lis quelque chose, un désir me pousse naturellement après à lire ce qui s'oppose à lui dans le style. Ça se fait tout seul.
L'écriture se fait aussi dans cette même direction. Je peux passer d'un besoin de chanter harmonieusement dans un poème à un besoin de briser le rythme. Je me fais accompagner aussi bien par une polyphonie corse, que par du gnaoua, du blues, du dub, du hip hop, du jazz, du contemporain ou du taqsim d'un oud. Il ne s'agit pas de dire que tout me convient. Loin de là, mais de dire qu'il y a dans plusieurs styles une partie de moi qui vibre. Et quand ça vibre, il ne faut pas hésiter. Il faut foncer.
Ecrire, lire, c'est vibrer avec en quelque sorte. C'est aussi simultanément vibrer contre la bêtise, l'injustice, le dogmatisme galopant et l'arrogance narcissique. Vibrer, faire vibrer les cordes, aménager accords et désaccords. Il y a dans nos choix de lecture et d'écriture un désir de composer, comme en danse, avec les pas de l'autre quel que soit le rythme, lent ou endiablé. Il y a des textes qui s'écrivent en silence et d'autres presque en transe (sans donner à ce mot un sens faussement mystique), il y a des livres qui se lisent très lentement et d'autres qui se dévorent. C'est ainsi. Et on fait avec. On danse avec. On ne s'enferme pas dans un rythme, ni dans un style, ni dans une idéologie, et pourtant il y a intuitivement quelque chose qui fait que je me reconnais dedans, quelque chose qui me reconnaît en tant que je, qui fait que je sois un même dans la grande diversité des styles et des voix.
J'écris dans les deux langues, en arabe et en français. J'ai publié un livre qui s'intitule Un palais pour deux langues (éditions La Passe du vent, 2019) qui parle justement de ce va-et-vient entre les deux langues, les styles, la page et la voix.
Parlez-nous des villes que vous avez visitées et qui ont laissé́ une remarquable trace dans votre parcours artistique.
Euh... pas mal de villes, en fait. Il y a des villes qui m'ont marqué même si je n'y suis pas resté longtemps. D'autres qui restent à venir, que je n'ai pas encore visitées mais qui peuplent mon imaginaire.
Il y a celles qui restent à jamais en moi, malgré moi. Ma ville natale Fès où je me suis confronté tout de suite, très jeune, à ses contradictions : la charge de l'histoire et la dégradation du patrimoine, le mystère des ruelles labyrinthiques de la vieille ville et la prolification des banques et des boulevards dans la ville nouvelle, la calligraphie, les mosaïques et les graffitis, la richesse du ryad inaccessible que je voyais de ma terrasse et la modestie, voire la pauvreté de l'immeuble où j'habitais, l'élégance et la vulgarité, le désir et l'interdit, la solidarité et la criminalité. Une géographie des contraires. Tout était déjà là, et qui dessinait ce qui allait venir. Plus tard, des villes singulières où l'on rencontre ce que l'on n'a pas vu avant : Paris, Rome, Venise par exemple où on peut marcher des heures et des heures et qu'à chaque dix mètres on rencontre une partie de l'histoire, une scène de vie, belle ou cruelle ; le sens de la démesure à Shanghai ou à Chengdu ; les lumières particulières un peu ocres de Valletta à Malte ; la joie de vivre malgré la misère à Bamako ; les couleurs de Chaoun, Tanger et Alger, les remparts de Dinan, les ponts et les cafés de Lyon la nuit. Chaque fois, c'est une partie de soi qu'on rencontre dans une ville. Chacune a laissé une trace en moi et dans l'écriture, non pas seulement par leur grandeur, mais aussi par les petites choses infimes qui les traversent continuellement.
La ville c'est l'espace des contraires par excellence. Et il y en a qui offrent plus la possibilité à l'imaginaire que d'autres.
J'ai écrit un ensemble de textes qui s'intitule « Photos perdues de Shanghai et de Bamako ». L'histoire est que j'ai perdu un appareil photo et un disque dur rempli de photos de ces deux villes en 2010, des photos des murs, des scènes de vie, des poètes rencontrés lors des festivals Etonnants voyageurs à Bamako et Word expo à Shanghai. Vous imaginez un peu la déception. J'ai essayé donc de restituer les images avec les mots. Je décrivais ce que j'ai perdu en photo mais resté en mémoire. Un exercice assez étonnant de passer de l'image à l'écrit. Mais au moment de ce passage, on se rend compte qu'on n'est pas à la même place quand on regarde et quand on écrit. C'est en écrivant que des sensations sont revenues plus palpables, plus intenses, et les scènes drôles, magnifiques ou absurdes.
Que représente la beauté́ pour vous ?
On peut répondre à cette question par des évidences, bien sûr, car la beauté se présente à moi comme quelque chose d'évident, alors qu'elle est liée, en vérité, à ma culture, à ma représentation du monde ; ce qui est beau pour moi ne l'est pas pour un autre.
Il y a deux ans, à Lyon, une association a été fondée par une psychologue, Laure Mayoud, portant le beau nom d'« Invitation à la beauté ». Elle défend l'idée que la beauté peut soigner le lien social. Un livre a été publié en octobre 2019, chez La Librairie philosophique Vrin (connue pour ses grandes publications de Kant, Hegel et d'autres grands philosophes), sous le titre L'invitation à la beauté, l'ouverture au monde par l'empathie esthétique, sous la direction de Laure Mayoud et Pierre Lemarquis. Il rassemble des articles d'artistes, de neurologues et de biologistes. J'y ai participé avec un article sur le beau et l'expérience de l'écriture.
Le beau, dit Kant, n'est pas et ne peut pas être un concept, car il est du côté du sentiment et de l'intuition. C'est « une finalité sans fin », un plaisir qui ne trouve pas sa finalité ou son accomplissement dans un savoir ou une connaissance. Il s'agit de cette beauté fondamentalement libre qu'on peut retrouver dans des éléments dont nous n'avons pas d'idéal, qui ne sont pas précédés par un concept qui les détermineraient. Le botaniste a une connaissance de la fleur, mais il n'a pas besoin de cette connaissance pour apprécier sa beauté qui lui est donnée par les sens. Il peut dire en quoi la fleur est fleur mais ne peut démontrer de la même manière en quoi elle est belle.
La beauté est souvent troublante. Et souvent on est désarmés face à elle. On ne sait pas comment la saisir, comment l'atteindre. On a envie en tout cas d'en être ivre. Elle est liée au désir et au plaisir dont j'ai parlé tout à l'heure, mais aussi à la complexité du monde, à ses contradictions. « Le beau est affreux, et l'affreux est beau », ou encore « le beau est laid, le laid est beau », disent les trois sorcières dès le début de Macbeth de Shakespeare. Beaucoup de livres ont été écrits sur la beauté, peu ont été écrits sur la laideur. En 2017, une Histoire de la laideur a été publiée, chez Flammarion, sous la direction d'Emberto Eco. Très beau et très édifiant. Il s'agit d'une histoire occidentale bien sûr. On y admire la laideur dans les tableaux de Bruegel, de Goya, d'Archimboldo. Mais ça donne envie d'élargir les horizons vers l'Orient et l'Afrique, car on finit par relativiser la notion de la beauté.
Parlez-nous des livres /films que vous avez déjà̀ lus/vus et qui ont marqué́ vos pensées.
Oh, beaucoup de livres et beaucoup de films. La liste est trop longue. Mais je choisirais Les livres qui m'accompagnent souvent, que je peux toujours relire : Le livre de l'intranquilité de Fernando Pessoa et A la recherche du temps perdu de Proust, que je peux ouvrir à n'importe quelle page pour retrouver l'étonnement devant la puissance des phrases, Murale de Darwich et son lyrisme sombre et lumineux qui secoue à chaque instant, Kitab al Imta' wa al mu'ânasa de al-Tawhîdî, Freedom de Jonathan Franzen, le très étonnant et déstabilisant La maison des feuilles de Mark Z. Danielewski, mais il y a aussi les œuvres de Raymond Carver, Jim Harrison, Carson McCullers, Mohamed Choukri. Difficile d'arrêter la liste, chaque fois qu'un livre me vient à l'esprit, d'autres arrivent aussi par association.
Quant aux films qui m'ont marqué, la liste est trop longue aussi. Il y en a qui je peux revoir plusieurs fois, je cite par exemple : Mystic River de Clin Eastwood, Le vent se lève de Ken Loach, Andreï Roublev de Tarkovski, Où est la maison de mon ami de Abbas Kioristami, Ordet de Carl Dreyer, Œdipe roi de Pasolini, Le tableau noir de Samira Makhmalbaf, Alexandre Nevski d'Eisenstein, Freaks de Tod Browing, Paris-Texas de Wenders, Pulp Fiction de Tarantino, Ran et Les sept samouraïs de Kurosawa, Le pas suspendu de la cigogne d'Angelopoulos, Mhabharata de Peter Brook, Eyes wide shot de Kubrik, Macbeth de Justin Kurzel sorti en 2016, Poetry de Chan g-dong Lee sorti en 2011, La pirogue de Moussa Traore, Ali Zaoua de Allouch, Il était une fois à l'ouest de Sergio Leone (qui présente, à mon avis, l'un des meilleurs générique de tous les temps ; Cannes devrait donner un prix du meilleur générique !), et d'autres encore et encore. J'aurais aimé revoir La momie de l'Egyptien Shadi Abdessalam qui m'avait vraiment marqué aussi. Et je n'oublie pas la grande beauté et la justesse des combats dans les films de Kung-fu, notamment ceux de Tsui Hark qui me ramènent à revisiter le cinéma de mon enfance. Enfin, le cinéma et le livre me nourrissent de façon très quotidienne.


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