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Une situation qui a des conséquences sur le système de santé
Publié dans Albayane le 12 - 02 - 2023


Pénurie des médecins anesthésistes-réanimateurs
Ouardirhi Abdelaziz
Le département de la santé au Maroc est confronté depuis plusieurs années à une grave pénurie de médecins anesthésistes-réanimateurs, particulièrement dans le secteur public. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles sont les répercussions de cette pénurie aiguë de médecins anesthésistes – réanimateurs ? Qu'est-ce qui est aujourd'hui entrepris par le département de la santé pour combler ce déficit ?
196 médecins anesthésistes-réanimateurs pour le secteur public
Le ministre de la Santé et des affaires sociales, Khaled Ait Talab, avait rendez-vous avec les parlementaires lors de la séance du 6 février 2023, une séance qui a connu un grand nombre de questions relatives au département de la santé.
Outre les difficultés d'accès aux soins au niveau de certaines régions , la pénurie de plusieurs médicaments, la gestion et répartition des médecins au niveau de certaines zones, et le problème des addictions et celui de leur prise en charge. Ce qui a retenu mon attention, c'est la question de la pénurie des médecins anesthésistes-réanimateurs.
Dans sa réponse relative au manque de médecins anesthésistes-réanimateurs, le professeur Khaled Ait Talab, a reconnu l'existence de cette pénurie, puisqu'il y a actuellement 196 médecins anesthésistes-réanimateurs, qui exercent dans le secteur public.
Autrement dit, pour tous les établissements hospitaliers du Maroc, il n'y a que ces 196 spécialistes en anesthésie.
Pour le secteur privé, il y a 462 médecins anesthésistes-réanimateurs.
C'est vraiment ahurissant, ça fait franchement peur, ça donne la chair de poule, je n'arrive pas à y croire.
C'est là une situation particulièrement préoccupante, puisqu'elle peut être très lourde de conséquences sur l'activité chirurgicale des établissements hospitaliers, sur la sécurité des patients, sur la qualité des soins.
Une situation particulièrement préoccupante
Imaginons un seul instant ce que peuvent bien faire 196 médecins anesthésistes-réanimateurs qui doivent gérer des centaines d'interventions chirurgicales au niveau des CHU de Casablanca, de Rabat, de Marrakech, de Fès, de Tanger, Agadir, Oujda, Laayoune...
Des centaines de blocs opératoires et de réanimations, auxquels il faut adjoindre les blocs des hôpitaux provinciaux, ceux des hôpitaux préfectoraux, les maternités, les hôpitaux de spécialités...
A l'évidence, on est dans une situation qui interpelle.
Personnellement, je dis que c'est très sérieux, grave même, car il s'agit d'opérations chirurgicales, de situations d'urgence où le pronostic vital du patient est souvent jeu, nécessitant la présence du médecin anesthésiste-réanimateur.
Honnêtement, je ne comprends pas que l'on puisse construire des hôpitaux ultra modernes comme le CHU de Tanger, le nouvel Hôpital Ibn Sinaa de Rabat de 33 étages, avec une capacité de 1044 lits, des dizaines de blocs opératoires, des unités de réanimation, la haute technologie, avec un coût estimé à 6 milliards de DH.
Mais à côté, nous manquons cruellement de ressources humaines, des médecins de différentes spécialités, des infirmières et des infirmiers. Et dans le cas qui suscite notre préoccupation, le manque d'anesthésistes-réanimateurs.
Apporter des réponses concrètes aux situations urgentes
La situation est franchement sérieuse, les responsables, les décideurs doivent prendre toutes leurs responsabilités.
Il s'agit dès aujourd'hui de tout mettre en œuvre pour trouver dans les plus brefs délais des solutions adaptées au manque de médecins anesthésistes-réanimateurs, car avec 196 spécialistes qui doivent travailler le jour, la nuit, les week-end et assurer des gardes, ce n'est pas possible.
Le ministre de la Santé doit prendre des initiatives pour augmenter le nombre d'anesthésistes-réanimateurs au niveau des différents hôpitaux. Il est vrai que cela n'est pas chose aisée, mais c'est sa responsabilité.
Nous le disons et nous le répétons, si cette situation perdure, elle mettra gravement en péril l'offre de soins du service public de la santé et la qualité de la prise en charge des patients qui s'adressent à l'hôpital public pour des opérations chirurgicales ou pour des cas urgents nécessitants des soins intensifs ou une hospitalisation en réanimation.


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