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Un dossier toujours absent de l'agenda gouvernemental
Publié dans Albayane le 31 - 12 - 2024


Khalid Darfaf
A l'instar des années précédentes, le gouvernement actuel n'a cessé de répéter durant 2024, son histoire, à l'image d'un disque rayé, par rapport à la crise de la Samir.
Et en dépit que le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CRDI) a rendu son jugement, l'Exécutif n'a pas bougé d'un iota, en se contenant des déclarations synonymes de tergiversations. Pire encore, ces positions « hermétiques » aux multiples appels pour la reprise des activités de l'entreprise suscitent des interrogations sur ses véritables intentions.
Beaucoup ont regretté le fait qu'il n'y ait pas de coopération entre le pouvoir judicaire et celui de l'exécutif pour redonner vie à la raffinerie. Ce dernier a toujours prétexté sa position par le fait qu'il s'agit d'un dossier complexe, qui était soumis à la procédure d'arbitrage.
Aujourd'hui, force est constater que notre gouvernement ne fait preuve d'aucune volonté politique pour résoudre ce problème public, quasi-inexistant sur son agenda.
Parfois, on le soupçonne même de semer la confusion autour de cette affaire, ce qui aurait poussé plusieurs investisseurs étrangers à rebrousser chemin, souligne à Al Bayane, Houssine El Yamani, président du Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole.
En état d'arrêt depuis 2016, le sort de l'unique raffinerie du royaume (SAMIR) est toujours dans l'incertain. En fait, depuis le verdict du tribunal du Commerce de Casablanca ordonnant la liquidation de l'entreprise à cause d'Une gestion défaillante à tous les étages, les gouvernements qui se sont succédé ont préféré être confinés dans un silence énigmatique. Or, « la liquidation judiciaire, conformément au Code du commerce, a pour objectif la sauvegarde de l'entreprise afin de remplir son rôle stratégique, celle de garantir à notre pays une certaine souveraineté énergétique nationale », explique-t-il.
De l'avis quasi-unanime des analystes et économistes, l'abandon de la Samir serait une erreur fatale pour l'économie nationale, étant donné que l'industrie pétrolière représentait plus de 52% dans le système énergétique national. Comme quoi, le Maroc a tout à gagner à préserver son industrie de raffinage.
Former un contrepoids
Ainsi, Houssine El Yamani estime que les pertes directes relatives à la cessation des activités de la Samir s'élèvent à 10 milliards de dollars depuis 2016, soit 1% du PIB. Cela étant, « l'arrêt des activités de la raffinerie l'affaire de la Samir constitue une grave violation des droits économiques et financiers du pays d'où la nécessité d'ouvrir une large enquête pour identifier les responsabilités et en tirer les leçons pour que cela ne se reproduise jamais », a-t-il martelé.
Et de poursuivre : « la problématique de la souveraineté énergétique doit être placée au cœur des politiques publiques voire des stratégies du développement du pays».
Qui plus est, la préservation de l'industrie du raffinage permettra à notre pays de former un contrepoids à l'hégémonie d'un marché oligopolistique, celui de la distribution des hydrocarbures.
D'une manière ou d'une autre, « le gouvernement se trouve dans l'obligation de clarifier sa position quant au sort de l'entreprise et il n'est plus permis de continuer à adopter la posture de spectateur, car le temps presse et les actifs matériels ne cesser de s'éroder », conclut notre interlocuteur.


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