Fête du travail : Les syndicats réaffirment leurs revendications    La SRM-CS inaugure un nouveau siège pour sa direction provinciale de Berrechid    Maroc : Nexus Core Systems achète un terrain d'une princesse pour la construction d'un datacenter IA    Hooliganisme : L'AS FAR et le Raja Casablanca lourdement sanctionnés    ONU: la revisión del mandato de la MINURSO entra en una fase decisiva    Ligue 1: Bilal Nadir de retour à la compétition avant la fin de la saison    Conflit au Moyen-Orient : Les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions contre l'Iran    L'Inspecteur Général des FAR s'entretient avec le Secrétaire à l'armée de terre des Etats-Unis    Depuis la base militaire de Benguérir... Eloge américain du rôle militaire du Maroc en tant que partenaire stratégique    Maroc – Etats-Unis : Christopher Landau en visite à la base militaire des FAR de Benguerir    100 Marocains qui ont fait l'Histoire : Mouna Hachim revisite la mémoire plurielle du Maroc    Aide à la production cinématographique : La liste des projets retenus dévoilée    Journée d'affaires Maroc-Irlande pour explorer de nouvelles opportunités    Los embajadores de Marruecos y Francia han enviado una invitación a Mauritania para la conferencia internacional sobre la paz    Corazón de Marruecos: Una telenovela entre México y Marruecos    Salé. 22.695 interpellations suite à 75 jours d'opérations sécuritaires ciblées    Agadir accueillera en octobre la Francophonie scientifique mondiale    Rabat. L'Inspecteur Général des FAR s'entretient avec le Secrétaire à l'armée de terre des Etats-Unis    Strasbourg fixe son prix : Samir El Mourabet vendu seulement contre une offre folle    Livres au Maroc : l'écart de 3 000 titres qui interroge les statistiques    Les ambassadeurs du Maroc et de la France ont adressé une invitation à la Mauritanie pour la conférence internationale sur la paix    Incidents à Rabat : les ultras du Raja dénoncent des "dysfonctionnements"    Corazón de Marruecos : Une telenovela entre le Mexique et le Maroc    Sahara marocain : L'Allemagne réaffirme la centralité de l'autonomie sous souveraineté marocaine    « Musée Mohammed VI : voyage au cœur de l'héritage de Mohamed Melehi    Mohamed Amine Myel nommé PDG de Teralys, filiale d'Al Mada    FIFA : La FRMF appuie la candidature de Gianni Infantino    Championnats arabes d'athlétisme U20 : Le Maroc finit en tête avec 36 médailles    58e Conférence RHF : le Maroc, carrefour stratégique de l'habitat durable et résilient    1er-Mai : La dimension sociale, une priorité centrale des politiques publiques du gouvernement    Parlement panafricain: la délégation du Maroc boycotte une élection jugée "illégale"    Le Département d'Etat se réjouit de l'ouverture au Maroc du nouveau Consulat général US    L'Allemagne reconnaît la souveraineté économique du Maroc sur le Sahara    Boulemane: Près de 22 MDH mobilisés en 2025 pour améliorer les conditions des personnes en situation de handicap    Les températures attendues ce vendredi 1er mai 2026    Le temps qu'il fera ce vendredi 1er mai 2026    Casablanca : le nouveau Consulat général des Etats-Unis inauguré    Le directeur de la NASA félicite le Maroc : Ensemble, nous construisons l'avenir de l'exploration spatiale    Bourse : le MASI gagne 8,29% en avril    Emploi : Younes Sekkouri défend une vision intégrée    Le dirham s'apprécie de 0,3% face à l'euro du 23 au 29 avril    Rabat : Moulay El Hassan préside l'ouverture du SIEL 2026    Le Prince Moulay El Hassan préside l'ouverture de le 32e édition du SIEL    Renforcement du partenariat stratégique Maroc-Etats-Unis lors de la visite de Christopher Landau à Rabat    Jazzablanca 2026 : Le programme complet de 10 jours de jazz, et bien plus    SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan préside à Rabat l'ouverture du SIEL 2026    Boxe : de l'argent, du bronze et une génération qui monte    Pétrole : les tensions au Moyen-Orient propulsent les prix à des sommets    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Deux ex-policiers français rejugés pour le viol d'une Canadienne
Publié dans Aldar le 20 - 06 - 2021

Ils avaient été condamnés à sept ans de réclusion pour le viol en 2014 d'une touriste canadienne au siège de la Police Judiciaire (PJ) à Paris: deux anciens policiers sont rejugés à partir de mardi.
Lors du premier procès en janvier 2019, Antoine Quirin, 42 ans, et Nicolas Redouane, 51 ans, ex-membres de la prestigieuse Brigade de recherche et d'intervention (BRI), avaient été reconnus coupables du viol en réunion d'Emily Spanton, aujourd'hui âgée de 41 ans.
Dans son verdict, la cour d'assises de Paris avait mis en avant « les déclarations constantes » de la victime, jugeant que les accusés avaient, eux, fait des « dépositions évolutives (…) peu crédibles ».
La cour avait également pris en compte « la particulière gravité des faits commis à l'encontre d'une femme sous l'emprise de l'alcool » et le « lieu de commission des faits », qui était alors le siège de la police judiciaire, en plein centre de la capitale.
Ces deux fonctionnaires, Emily Spanton les avait croisés le 22 avril 2014 dans un pub proche de l'Ile de la Cité.
Bière, whisky, l'alcool avait coulé à flots et l'ambiance était au flirt. Peu après minuit, la Canadienne, très alcoolisée, et des policiers de la BRI s'étaient rendus au « 36, Quai des Orfèvres » pour une visite nocturne.
« J'avais beaucoup bu, je me voyais mal rentrer à l'hôtel dans cet état et je pensais qu'en allant dans un commissariat, je me sentirais plus en sécurité », avait-elle expliqué aux enquêteurs, en rappelant que son père était lui-même policier au Canada.
Mais vers 02H00 du matin, en quittant les locaux de la PJ en état de choc, Emily Spanton dénonçait aussitôt un viol collectif. Des allégations contestées par les accusés.
Les policiers ont « agi comme des soudards », avait dénoncé Philippe Courroye, l'avocat général en première instance.
« Ce soir-là, ils n'étaient pas la police mais des usurpateurs indignes de brassards et ils se sont comportés comme ceux qu'ils pourchassent », avait tranché la magistrat. « Mon intime conviction, c'est qu'au cours de cette nuit du 22 au 23 avril, dans les locaux de la BRI, Emily Spanton a bien été une victime non consentante d'actes sexuels ».
Rejugé pendant trois semaines, M. Redouane, actuellement sous contrôle judiciaire, va « contester fermement les accusations portées contre lui », assure un de ses avocats, Me Pascal Garbarini.
« Il n'est pas acceptable que des accusations non étayées et non corroborées soient suffisantes pour condamner un homme », estime-t-il à la veille du procès, en espérant « que le contexte actuel du mouvement #Metoo sera absent du dossier ».
En première instance, des « éléments scientifiques et techniques », dont des expertises ADN et des analyses de téléphonie avaient néanmoins fragilisé la version des accusés.
D'abord l'examen médico-judiciaire de la victime, qui avait révélé une lésion gynécologique traumatique. Ou encore ce message compromettant envoyé par Nicolas Redouane à un collègue: « +Ca est une touseuse (partouzeuse, NDLR), dépêche+ ».
« Les accusés ont été condamnés sur des faits précis: l'ADN, la téléphonie, la vidéosurveillance, ce n'est pas un dossier parole contre parole », assure pour sa part Me Sophie Obadia, une avocate d'Emily Spanton. « Ma cliente n'a jamais varié dans ses déclarations et est tout à fait crédible ».
Emily Spanton sera de nouveau présente à l'audience.
Dans un entretien récemment accordé au magazine Elle depuis le Canada, elle a expliqué vivre toujours chez ses parents, notamment en raison du « sentiment d'insécurité » qu'elle a toujours, sept ans après.
« J'avais 34 ans au moment des faits. J'en ai 41 aujourd'hui. J'ai dû accepter l'idée que je n'aurai jamais d'enfants », dit-elle.
Le verdict est attendu le 8 juillet.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.