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Le haut fonctionnaire n'était qu'un escroc
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 13 - 04 - 2004

Pour arnaquer ses victimes, Essedik se fait passer pour un haut fonctionnaire du Palais royal. Il a été arrêté et condamné à 10 ans de réclusion criminelle.
Dans un cybercafé de Tanger, Soumaya, la vingtaine, se tient devant un ordinateur. L'une des personnes avec lesquelles elle chattait lui a demandé son numéro de téléphone. Le lendemain matin, il lui a téléphoné. Ils ont conversé vaguement avant de lui demander de raccrocher parce que « Rabat » l'appelle. Soumaya n'a rien compris de ce qu'il a prononcé. Rabat ? pense-t-elle. Il fallait attendre une demie heure plus tard pour que le type lui téléphone de nouveau. Elle lui a demandé des explications. Prétextant qu'il ne pouvait pas le faire au téléphone, ils ont fixé un rendez-vous pour le lendemain. Il s'appelle Essedik et résidait momentanément à Agadir . C'était le 5 août, quand ils se sont rencontrés pour la première fois à Tanger.
Essedik était, ce jour, très élégant. C'est dans un café qu'ils ont engagé une conversation sérieuse. Il lui a avoué qu'il est un officier de police qui était en mission à Agadir et qu'il avait l'intention de l'épouser. Pleine de joie, elle lui a demandé de s'adresser à ses parents. Il promet de revenir la semaine d'après pour se présenter au moins à sa mère. Effectivement, il est retourné à Tanger et il a été accueilli par Soumaya et sa mère. Au cours de la conversation, il leur a expliqué qu'il avait caché sa vraie identité et sa vraie profession. Pourquoi ? « Je suis un haut fonctionnaire au Palais royal », leur répond-il. La fille et sa mère sont surprises de cette nouvelle. Mais, il leur a demandé de ne dévoiler sa profession à personne. Il leur a divulgué également son vrai nom : Al Amini Moulay Essedik. Au cours de la conversation, la mère de Soumaya lui a demandé de fixer la date des fiançailles et de la nuit de noces. Aussitôt, Essedik a sursauté de sa place en criant : “Non, non, non“. Il n'y aura pas de cérémonie de fiançailles ni de mariage, lui dit-il. Parce que les hauts fonctionnaires du Palais royal doivent d'abord attendre l'accord de S.M le Roi, qui va par la suite veiller à la réalisation de l'acte du mariage sans la présence ni de la mariée ni de sa famille, précise-t-il. Il lui a demandé ensuite de lui ramasser les photocopies des cartes nationales des proches de Soumaya. Car le Palais royal ne donne son accord qu'après une enquête qui vise toute la famille de son épouse.
Essedik est retourné à Agadir pour qu'il téléphone, quelques jours plus tard, à Soumaya. Il lui a confirmé que le Palais royal a donné son accord et qu'il leur a établi l'acte de mariage. Deux jours plus tard, Soumaya a reçu une lettre recommandée. Quand elle l'a ouverte, elle y a trouvé un document attestant qu'elle est l'épouse d'Al Amini Moulay Essedik.
Depuis, ce dernier a commencé à se rendre chez Soumaya pour passer des nuits chez elle, au vu et au su de ses parents. Les choses se passaient le plus normalement du monde, car le gendre et un haut fonctionnaire du Palais royal. Comme une traînée de poudre, la nouvelle s'est propagée entre les membres de la famille de la mariée au point qu'ils ont commencé à s'approcher d'elle et par conséquent de son époux. Leur objectif ? Leur trouver un job. Karim, cousin de Soumaya a versé 3 mille, puis 10 mille dirhams à pour qu'il lui trouve un emploi stable, Jawad, frère de Karim, lui a versé 4700 puis 9000 dirhams pour être embauché au consulat marocain en Belgique, tandis que Essedik Abdelmajid, un autre membre de la famille de Soumaya lui a donné plus de 10 mille dirhams pour un poste au consulat marocain en France. Deux mois plus tard, ces derniers se sont convaincus que les promesses d'Essedik ne sont que des mensonges et ont commencé à se poser des questions à propos de leur argent qu'il a empoché puisqu'il a disparu sans donner signe de vie. Une plainte a été déposée contre lui et une enquête policière a été déclenchée.
Au fil des investigations, Essedik a été épinglé et traduit devant la chambre criminelle près la Cour d'appel de Tanger, poursuivi pour falsification d'une écriture officielle en établissant un acte et des seaux, escroquerie et débauche.
Interrogé sur la méthode par laquelle il a falsifié l'acte de mariage, il a expliqué à la cour qu'il s'est adressé au portail du ministère des Affaires étrangères pour avoir les modèles des cachets de l'Etat et de la signature du Roi. Il a subtilisé par la suite l'acte de mariage de sa sœur qu'il a falsifié en changeant les identités des mariés, le cachetant avec de faux cachets et le signant. Le mis en cause, qui a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle, avait déjà réussi à escroquer d'autres victimes.


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