Avenir de la MINURSO : une délégation des FAR s'est rendue à New York    Le corps d'un jeune Marocain a été retrouvé au port de Ceuta    El Consejo Democrático Civil critica la exclusión de los marroquíes en el extranjero de las elecciones legislativas de 2026    Migration council says decree setting 2026 elections excludes Moroccans abroad    Nouveau monstre marin préhistorique géant découvert au Maroc    Interdiction d'une fresque à Tanger : quand l'art s'arrête face aux autorités locales    Trésor: La dette estimée à 1.211 MMDH en 2026    Santé : L'INPLLC relance le marché relatif à la cartographie des risques de corruption    Grève à Bruxelles : RAM annule plusieurs vols    Groupe Addoha 2025 : accélération de la rentabilité et valorisation du patrimoine foncier    Lait infantile. Rappel préventif de plusieurs lots au Maroc    IA et cybersécurité. GITEX AFRICA Morocco crée le STAR Summit    Noor Atlas 305 MW : l'ONEE et Masen lancent la réalisation du Programme    Selon les calculs, l'Aïd Al-Fitr devrait être célébré le samedi 21 mars au Maroc    Les Émirats ne participeront "à aucune attaque contre l'Iran" depuis leur territoire    Revue de presse de ce lundi 9 mars 2026    Lions de l'Atlas : quel cap après le changement de coach ?    Botola Pro D1 : le Raja de Casablanca conserve le fauteuil de leader    Mondial 2030 : une délégation de la FIFA bientôt au Maroc    La CAF augmente les primes de la LdC et de la Coupe de la Confédération    Après sa blessure, Oussama Targhalline signe un retour rapide avec Feyenoord    MRE : la question de la participation électorale relancée    Radios et télévisions indépendantes : l'ARTI prépare sa stratégie 2026-2027    Entrepreneuriat féminin : un potentiel encore sous-financé    La DGSN dément des rumeurs d'enlèvements d'enfants    Santé. Le Niger mise sur un écosystème intégré    Droits et libertés : ce que révèle le rapport 2024 du CNDH    Après une alerte internationale..l'ONSSA retire des lots de lait infantile et recommande de ne pas les acheter    Arganier : le premier génomede référence dévoilé    Le pétrole s'envole au-delà de 110 dollars sous l'effet des tensions au Moyen-Orient    Tourisme. Le Maroc à l'honneur sur France Télévisions    SILA 2026 : Abidjan, la capitale du livre    Après le changement de direction, l'IMA présente sa nouvelle offre éditoriale    Le ministre chinois des Affaires étrangères révèle : Les relations sino-américaines à l'aube d'une phase cruciale en 2026    Virage attendu à Caracas : le Venezuela réexamine sa position sur le Polisario, tandis que la diplomatie marocaine intensifie son action en Amérique latine    Les Émirats Arabes Unis invoquent la légitime défense face à une agression iranienne massive    Cambuur : Ismaël Baouf impressionne et attire des grands clubs    Caftans au Maroc #3 : De Tétouan à Oujda, les influences locales et andalouses se croisent    Le président chinois envoie un message ferme à l'armée lors de la quatrième session du Conseil national    Sahara : Christopher Ross prend acte du changement de paradigme tout en jouant l'avocat du Polisario    Ligue arabe : Le Maroc condamne les agressions iraniennes contre des Etats arabes    Ligue Arabe : Le Maroc réaffirme que la sécurité des États arabes est « indissociable » de la sienne face aux ingérences iraniennes    Souffian El Karouani espère retrouver les Lions de l'Atlas    Diaspora #431 : Najma, l'âme marocaine derrière l'artiste NAJ    Mondial 2030 : la droite espagnole tente de provoquer le Maroc    L'Ethiopie inaugure le premier commissariat de police « intelligent » d'Afrique    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Art culinaire à Béni Mellal : Les cordons-bleus livrent leurs secrets
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 04 - 01 - 2008

Si vous êtes en régime, abstenez-vous d'entrer dans les cuisines des Mellalis. La cuisine de Beni Mellal est connue par la richesse de ses plats onctueux. Et ce n'est pas un fait du hasard. Ce sont les recettes du terroir qui font perdurer les traditions de la région dont les changements se sont fait sentir à travers les années. Autrefois, à Beni Mellal, les plats les plus célèbres étaient le tajine, le couscous, sykouk, tride, lahrira, harbar, ftat chatba (de la farine, des lentilles «halba», des fèves)… Le tajine qu'on prépare avec de la viande, des légumes et des épices est le plat le plus connu, mais aussi le plus convoité.
La tradition veut que le couscous soit un symbole des cérémonies de mariage, de l'Achoura (couscous au Gueddide) et un repas hebdomadaire du vendredi. Le sykouk, lui, est préparé à base d'un couscous auquel on ajoute du petit-lait, « leben «. Un repas qu'on propose surtout aux fellahs pour les rafraîchir lorsqu'il fait très chaud.
La recette du harbar est, elle, une sorte de soupe préparée à partir du blé qu'on mélange avec du lait alors que la harira se prépare à partir de la farine, de pois chiche, de lentilles et d'épices. Ces plats symbolisent l'hospitalité et le respect des traditions mellalies.
Au fil du temps, la cuisine mellalie a garni sa cuisine de nouvelles recettes. Mais le tajine, le couscous et les brochettes triomphent. Il y a le tajine de Kefta (viande hachée) aux œufs, de légumes et de viande, d'agneau aux amandes et aux œufs, celui aux pommes de terre et aux olives, de viande aux pruneaux et celui aux raisins secs et aux amandes. Sur la liste des tajines s'ajoutent aussi ceux aux boulettes de sardines, aux haricots verts ou aux aubergines, de veau aux petits pois…
Pour les ingrédients, les légumes ne sont pas toujours présents. On peut très bien préparer un plat à base seulement de viande, comme l'agneau farci (gigot d'agneau désossé) à laquelle on ajoute des oignons et de l'huile d'olive. A ce niveau, il y a également les succulentes brochettes de mouton ou de bœuf ou encore du gigot, de la graisse de mouton. Les oignons, le persil, le sel, le poivre et d'autres épices restent essentiels. Le Méchoui, la grillade populaire la plus connue (mouton, beurre, cumin, sel, poivre…), les pattes de bœuf ou du mouton qu'on appelle Kourînes et qu'on présente avec des pois chiche…
Parmi les plats modernes, il y a le poisson appelé charmoula (coriandre, l'ail, cumin…), celui qu'on cuit au four ou dans le tajine. Les plats, à Beni Mellal, varient selon les jours, les saisons et les occasions. On trouve l'inconditionnelle pastilla (Bastela) qui se prépare à partir de viande de poulet ou de fruits de mer auxquels on ajoute d'autres ingrédients comme les oignons hachées et les amandes, et des épices, dont le gingembre, la cannelle, le sel, le sucre, le beurre fondu.
Quand on reçoit des invités, en général, on prépare le tagine, le couscous ou les brochettes qu'on appelle aussi «la douara». Il s'agit de morceaux de foie, entre autres, qu'on enveloppe de graisse fine du mouton et qu'on grille sur le brasero. La «douara» s'accompagne toujours d'un verre de thé. Ce qui est à remarquer, à Beni Mellal, c'est qu'il n'y a pas de plats sans épices. Hajja Fatima, une cuisinière bien connue dans la région, le confirme : «Pour la préparation de n'importe quel plat, on a toujours besoin d'épices à Beni Mellal : cumin, ail, noix muscade, laurier, cannelle, clou de girofle, coriandre, fenugrec, gingembre, safran… Il y a aussi un mélange d'épices qu'on appelle «Ras El Hanoute», un produit marocain dont les composants diffèrent d'une région à l'autre. A Beni Mellal, «Ras El Hanoute» se compose d'au moins 37 épices, dont la cardamome, la noix muscade, les boutons de rose, les fleurs d'iris et le fenugrec.»
Pour ce qui est du pain, à Beni Mellal, il y a le pain cuit dans le four électrique ou le four du quartier au feu de bois. Ensuite, il y a le pain qu'on cuit sur la poêle. On distingue aussi «Lemsemmen», un pain carré ou rond qui se prépare à base de beurre et d'huile sans y ajouter la levure boulangère. «Baghrir» est une autre sorte de crêpe qu'on imbibe de beurre et de miel avant de les déguster tout chaud. Il y a enfin «Rougag» appelé aussi «Bouchiar» ou «Mekhmar», des pains différents mais tout aussi succulents les uns que les autres.
En plus du caractère cérémonial de la cuisine mellalie, elle représente tout un art qui ne se limite pas à assouvir la gourmandise, mais à perpétuer le patrimoine culturel et ancestral de cette région. C'est aussi le symbole de l'hospitalité des habitants de cette ville. Alors, si vous avez l'occasion de visiter Beni Mellal, vous pouvez en être sûrs : vous allez vous régaler.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.