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Dossier : Cadrage : Petite affaire
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 04 - 06 - 2004

Le gouvernement français aurait interdit l'octroi de visas aux femmes portant le voile. C'est ce qui ressort d'une question orale posée par un député, mercredi, à la Chambre des représentants. Le parlementaire s'interrogeait sur les mesures prises par le gouvernement marocain afin de convaincre les autorités françaises de revenir sur leur supposée décision.
Le gouvernement français aurait interdit l'octroi de visas aux femmes portant le voile. C'est ce qui ressort d'une question orale posée par un député, mercredi, à la Chambre des représentants. Le parlementaire s'interrogeait sur les mesures prises par le gouvernement marocain afin de convaincre les autorités françaises de revenir sur leur supposée décision.
Outre le fait qu'elle a permis à la séance des questions orales de sortir de sa monotonie devenue chronique et de susciter un peu d'intérêt de la part des médias, l'interrogation du député est très significative puisqu'elle donne une idée sur la manière avec laquelle certains de nos députés exercent leur mission. Car, l'idée de poser cette question serait née, dit-t-on, dans les coulisses de l'hémicycle, suite au refus des autorités consulaires françaises d'octroyer le visa à l'épouse d'un député. Furieux, ce dernier, qui n'est pas membre du groupe du PJD, aurait décidé d'en faire une affaire d'Etat et de lui conférer une dimension politique en interpellant le chef de la diplomatie marocaine sur les démarches qu'il aurait l'intention d'effectuer auprès des autorités françaises pour trouver une solution à ce soi-disant problème. Et, pour que le soulèvement de la question ait l'impact escompté, le député "personnellement concerné" a préféré laisser faire un collègue faisant partie d'un autre groupe parlementaire, en l'occurrence, Mustapha Ramid du PJD. Port du voile, interdiction de visa Schengen et une supposée discrimination religieuse… Il y avait là tous les ingrédients d'une bonne question orale genre PJD. On n'hésita donc pas, du côté de l'unique parti islamiste représenté au sein du législatif, d'assumer ses responsabilités et c'est Me Ramid qui se chargea personnellement de la question.
Répondant au député islamiste, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaïssa, l'assura que son département avait déjà entrepris les démarches nécessaire auprès de l'ambassade de France pour trouver une solution en rappelant les différentes actions de son département dont une intervention personnelle auprès de l'ambassadeur français à Rabat. Or, en le faisant, le chef de la diplomatie marocaine a indirectement reconnu l'existence d'une décision d'interdiction de visas aux femmes marocaines portant le voile. Ce qui est catégoriquement démenti par les services consulaires de l'Hexagone qui affirment qu'il ne s'agit là que de procédures courantes et qu'il n'y a jamais eu de décision de ce genre et que les dossiers continuent à êtres traités selon les normes établies par l'accord de Schengen.
En somme, il s'agit là d'un faux problème puisque la décision d'octroyer ou de refuser le visa reste une question de souveraineté qu'il faut respecter. Certes, interdire l'accès de certaines femmes marocaines au visa Schengen en alléguant le fait qu'elles portent le voile serait une aberration qui mériterait une demande d'explications de la part des autorités marocaines à leurs homologues françaises. Mais, encore faut-il s'assurer qu'il existe effectivement une telle règle avant de spéculer en partant d'un cas particulier : celui de l'épouse d'un député.


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