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Après 70 ans d'existence, la CIMR se porte toujours bien
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 12 - 08 - 2019

Les résultats financiers ainsi que le bilan actuariel confirment la pérennité du régime. Au 31 décembre 2018, la Caisse a dégagé un excédent d'exploitation de 5,7 milliards DH, en progression de 11% par comparaison à l'année 2017. La Caisse a enregistré un solde de provisions techniques de 56,03 milliards DH, en hausse de 11,4%.
La Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) a été créée en juillet 1949, bien avant la CNSS. Elle a ainsi été la première caisse de retraite destinée au secteur privé au Maroc. La Caisse a vu le jour à l'initiative d'entreprises qui voulaient à l'époque assurer à leur personnel une couverture en matière de retraite face à l'inexistence de régimes destinés au secteur privé et aux entreprises publiques. Le régime avait un statut d'association et l'adhésion était facultative. Les contributions patronales étaient gérées par répartition, tandis que les cotisations des salariés étaient capitalisées auprès d'une compagnie d'assurance choisie par l'employeur. Au moment du départ à la retraite, les affiliés avaient la possibilité de liquider la partie de cotisations gérée par les compagnies d'assurance soit sous la forme d'une rente viagère, soit sous la forme d'un capital. En 1967, la CIMR opère un grand changement en optant pour le système de points de retraite qui permet de prendre en considération l'intégralité des cotisations tout au long de la carrière.
En 1993, la CIMR met en place deux nouveaux produits, à savoir le «régime de retraite complémentaire» qui permet d'augmenter les niveaux des pensions et le «régime à 55 ans» qui permet aux affiliés de bénéficier d'une pension de retraite sans abattement à l'âge de 55 ans. En 1997, le fonctionnement de la CIMR a été significativement modifié. Suite à un accord, les compagnies d'assurance se sont engagées à verser l'intégralité de la participation aux bénéfices à la Caisse. La CIMR introduit certaines mesures telles que l'accélération de la baisse du taux de rendement, la diminution de la revalorisation des pensions et la majoration des contributions patronales. L'objectif étant d'améliorer la santé du régime.
Tous ces changements sont adoptés par l'assemblée générale extraordinaire réunie le 12 février 1998. Une nouvelle réforme visant à établir un équilibre financier à long terme avait été adoptée en 2003. Il avait été établi que le rendement allait être diminué jusqu'à 10% à horizon 2010. En outre, le système de gestion des contributions salariales en capitalisation par les compagnies d'assurance a été remplacé par la gestion en répartition au sein de la CIMR. Enfin, il avait été décidé de limiter de nouveau les revalorisations annuelles des pensions. Cette réforme s'avérera très bénéfique dans la mesure où depuis 2003 la CIMR n'a jamais enregistré de baisse de son excédent technique. Le grand changement a lieu en 2017 : la CIMR se transforme en société mutuelle de retraite.
2017 : le grand tournant
L'année 2017 est marquée par le changement du statut de la CIMR, d'association en société mutuelle de retraite. Ce nouveau statut est introduit par la loi 64-12 portant création de l'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS). Parmi les changements phares introduits par le nouveau statut de la CIMR, figure l'ouverture du régime aux personnes physiques souhaitant y adhérer à titre individuel, qu'il s'agisse de travailleurs indépendants, de salariés du secteur privé ou public, ou encore de personnes exerçant une profession libérale, et ce à travers le lancement d'une nouvelle offre baptisée « Al Moustakbal individuel ». La particularité de ce produit est qu'il offre la possibilité de décider de prendre sa retraite à partir de 50 ans. Sur mesure et souple, il permet à l'adhérent de choisir le montant de sa contribution mensuelle selon son objectif en termes de pension.
Celle-ci sera prélevée automatiquement sur sa carte bancaire. L'adhérent peut ainsi réaliser à tout moment des versements exceptionnels sans plafonnement et suspendre le prélèvement automatique de ses contributions forfaitaires. Il peut aussi demander la restitution du prélèvement (délai de 7 jours à compter de la date de son exécution), sans avoir à justifier sa demande. L'adhérent a aussi la possibilité de demander à tout moment le report, la modification ou l'annulation du prochain prélèvement à exécuter. Pour l'année 2019, la CIMR projette 12.000 adhésions.
La pérennité du régime confirmée
La CIMR a affiché une bonne santé financière en 2018. Les résultats financiers ainsi que le bilan actuariel confirment la pérennité du régime. Au 31 décembre 2018, la Caisse a dégagé un excédent d'exploitation de 5,7 milliards DH, en progression de 11% par comparaison à l'année 2017. La Caisse a enregistré un solde de provisions techniques de 56,03 milliards DH, en hausse de 11,4%. Elle a réalisé 3 milliards de dirhams de produits financiers contre 2,8 milliards en 2017, soit une amélioration de 6%. Ce qui porte la valeur globale du portefeuille de la CMIR à plus de 63,21 milliards de dirhams en valeur marché. Par ailleurs, il y a lieu de relever 3.038 nouveaux adhérents au profit de 7.890 affiliés en 2018. Le nombre des affiliés a ainsi progressé de 4,1%, atteignant un effectif global de 667.794 répartis entre actifs cotisants au nombre de 360.069 et ayants droit au nombre de 307.725. Le nombre d'actifs cotisants a progressé de 3,3% par rapport à 2017. En 2018, la Caisse comptait 6.600 entreprises adhérentes, 667.794 affiliés actifs cotisants et ayants droit et 174.566 allocataires. Le montant total des produits techniques de la CIMR s'est élevé à 28.951 MDH et le total des pensions à 4,11 milliards DH.


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