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Le plaidoyer de Mohamed Bahi
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 04 - 05 - 2005

Réagissant au dernier rapport du SG des Nations Unies sur l'affaire du Sahara, Mohamed Ahmed Bahi, militant et vice-président de l'Association du Sahara marocain, plaide pour que le Maroc accélère le rythme au Sahara. Entretien.
Aujourd'hui Le Maroc : Le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies sur l'affaire du Sahara marocain a fait l'objet de plusieurs lectures, souvent contradictoires. Quelle est la vôtre ?
Mohamed Ahmed Bahi : Le fait le plus remarquable dans ce dernier rapport à mon avis est que c'est pour la première fois depuis 1991, date où les Nations unies sont intervenues pour résoudre le conflit, où le secrétaire général évoque les aspects non pas politiques, mais militaires, du conflit. Quant à l'issue politique de cette affaire, et que ce soit M. Kofi Annan lui-même ou son représentant au Sahara, Alvaro de Soto, l'ONU semble désormais devant une impasse. Et il faudra attendre encore une année, en 2006, pour qu'un nouveau rapport voie le jour. Et là, il est à craindre que la situation ne se retourne contre le Maroc.
Entendez-vous par là que le prochain rapport nous sera défavorable ? Et comment ?
Conscient de ses faiblesses sur le plan militaire, le Polisario est actuellement en train de gagner du terrain sur un autre plan, qui n'est autre que le politique. Cette fois, c'est à l'intérieur même du Maroc qu'il s'active, par le biais de séparatistes comme Mohamed Dedech, qui vient de créer une association, et Ali Salem Tamek. Des personnes qui ont la particularité de ne même pas connaître le Polisario et des thèses auxquelles adhèrent un bon nombre de sahraouis qui vivent un malaise social ou économique. Tous ces facteurs combinés font que l'Algérie et le Polisario sont dans une situation confortable.
Qu'en est-il justement de la position algérienne, surtout avec le nouveau remaniement dans l'Exécutif algérien ?
Il ne faut pas oublier que désormais, c'est Mohamed Bedjaoui, celui-là même qui a représenté l'Algérie à la Cour internationale de justice de La Haye en 1975 et qui avait plaidé contre la marocanité du Sahara, qui assume actuellement les fonctions de ministre d'Etat algérien et ministre des Affaires étrangères. Il s'agit de celui qui n'a cessé de plaider, avec sa tristement célèbre formule, que le Sahara est «une terre abandonnée et qui n'est gouvernée par aucun». Le Maroc doit maintenant faire face à un quatuor algérien des plus forts. Au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia, renforcé dans sa fonction de chef de l'Exécutif, et Abdelaziz Belkhadem, dont le rôle en tant que représentant du président algérien n'a fait que se préciser et qui a brillé par ses déclarations consistant en le fait que la question du Sahara est une question de « décolonisation », même après la rencontre entre S.M Mohammed VI et Bouteflika, s'ajoute Bedjaoui. En une phrase comme en mille, le front anti-marocanité du Sahara de l'autre côté de la frontière se renforce.
Quelle attitude doit adopter le Maroc dans un tel contexte à votre avis ?
Ce qu'il nous faut, dans la mesure où nous demandons des négociations politiques, c'est également de demander avec quelle partie nous devons négocier. Ce qu'il nous faut, c'est que tous les projets de régionalisation et de large autonomie à accorder aux provinces du Sud soient traduits dans les faits. Ainsi, et tout au moins, l'opinion publique saura que le Sahara marocain est géré par ses propres fils. L'initiative doit émaner de nous les Marocains. Et il ne faut pas attendre qu'on nous propose des solutions qui soient convaincantes à nos yeux. Et finalement, qu'est-ce qui nous lie au Polisario, à part un petit accord de cessez-le-feu que toute partie a le droit de rompre quand elle le souhaite ? C'est dire qu'à moins d'une initiative marocaine, ce conflit risque de durer encore plus longtemps qu'il n'a déjà duré. Et le temps, qu'on perd chaque jour depuis plus de 30 ans, c'est en notre défaveur qu'il joue.


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