La Fédération internationale de football (FIFA) a refusé la requête de l'Iran visant à déplacer ses rencontres de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 hors des États-Unis. Une décision confirmée par son président, Gianni Infantino, à l'issue d'une réunion du Conseil de l'instance. Les autorités iraniennes avaient exprimé leurs inquiétudes quant à la tenue des matchs sur le sol américain, invoquant le contexte sécuritaire lié aux tensions militaires en cours depuis la fin du mois de décembre. Elles avaient ainsi sollicité un transfert des rencontres vers le Mexique. Malgré ces arguments, la FIFA a maintenu le calendrier initial. L'équipe iranienne est donc appelée à disputer deux matchs à Inglewood, dans l'enceinte du SoFi Stadium, et une troisième rencontre à Seattle, comme prévu dans le programme dévoilé en décembre dernier. Gianni Infantino a insisté sur la volonté de l'instance de respecter le planning établi, affirmant que la compétition se tiendra aux dates prévues. Il a par ailleurs rappelé que le rôle du football devait rester lié à la promotion de la paix, tout en évitant de commenter directement la situation iranienne. Dans un autre registre, la FIFA a également décidé de ne pas donner suite, pour l'instant, aux plaintes déposées par la Fédération palestinienne contre son homologue israélienne. Ces recours portaient notamment sur la participation de clubs issus de colonies en Cisjordanie aux compétitions nationales israéliennes. L'instance mondiale estime que le cadre juridique entourant ce dossier demeure trop complexe et encore non tranché au regard du droit international, ce qui empêche toute décision immédiate. Infantino a enfin souligné les limites d'intervention de la FIFA face aux enjeux géopolitiques, rappelant que l'organisation n'a pas vocation à arbitrer ce type de conflits.