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Le «Washington Times» dénonce le polisario
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 18 - 08 - 2005

Le «Washington Times» consacre un grand article de son édition du 17 août au calvaire des prisonniers de guerre marocains à Tindouf. Le journaliste du «Times» agrémente son écrit de larges extraits de l'horrible expérience du capitaine Ali Najab.
Le « Washington Times » revient de nouveau au calvaire des 404 prisonniers de guerre marocains toujours détenus par les mercenaires en flagrante violation du droit et des traités internationaux.
Dans un article signé par le journaliste Jason Motlagh qui était de passage à Rabat, le «Times» revient sur la douloureuse expérience du capitaine Ali Najab, le pilote marocain à la retraite qui se dit toujours hanté par le désert et le souvenir de ses compagnons de détention encore entre les mains des bourreaux de Lahmada.
Ali Najab, dont l'avion a été abattu lors d'une mission de reconnaissance le 10 septembre 1978, sait de quoi il parle. Il a à son actif 25 ans de détention qui lui ont valu d'être séparé de sa fille, encore bébé, et de revenir au Maroc pour se retrouver grand-père.
Najab déclare au « Washington Times » que le conflit autour du Sahara marocain est l'une des conséquences de la guerre froide avec l'ex-URSS qui voulait consolider sa position dans la région en essayant de diviser le territoire marocain. Sinon, ajoute l'ex-pilote, à quoi rime-t-il que les principaux chefs du Polisario, dont Mohamed Abdelaziz, ne soient pas originaires de ce Sahara dont ils revendiquent l'indépendance ?
Pour le journal américain, le fait de détenir encore des centaines de prisonniers de guerre après quatorze ans de cessez-le-feu décrédibilise les thèses du Polisario qui viole ainsi, et de manière intolérable, l'article 3 de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre et qui stipule que ces derniers doivent être libérés une fois conclu un armistice entre les belligérants. Le journal reprend de larges extraits du témoignage de Ali Najab qui avait vécu les affres de la détention pendant un quart de siècle. A 62 ans, l'ex-capitaine des Forces royales Air marocaines garde encore le triste souvenir de traitements inhumains subis par les prisonniers de guerre à Tindouf.
« Nous avons tout construit à Tindouf, comme des esclaves », affirme-t-il au journaliste du «Times ». Il se rappelle encore les dons de sang, forcés, pour les mercenaires ou encore l'obligation de fournir les « bonnes réponses» aux journalistes et aux délégations étrangères en visite dans les camps quand il ne s'agit pas tout simplement de relayer, sur les ondes, la propagande du Polisario.
Le capitaine Najab se souvient encore, écrit le journal américain, de ce pilote marocain dont la tentative d'évasion lui avait valu de mourir et pas n'importe comment. Amené pour être jugé, il sera suspendu tout nu, frappé avec tout ce qui tombait entre les mains des mercenaires et finalement jeté dans un recoin presque mort. Ce sont des Algériens, ajoute Najab, qui le découvriront, huit mois après, dans un étant de décomposition avancée dans un containter.
Ce sera la même horreur pour un autre prisonnier brûlé vif après un vol de nourriture.
Interrogé par son bourreau pour livrer le nom du « coupable », il sera aspergé d'essence et brûlé. Le journal américain rappelle tous les appels d'organismes internationaux pour libérer les prisonniers de guerre marocains et la dernière promesse, non tenue, du Polisario. Le « Washington Times », dans son édition du 12 août, avait appelé, dans un éditorial, les Etats-Unis et la communauté internationale à faire pression sur l'Algérie qui détient la clé de la libération des prisonniers marocains.


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