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L'Open Seas arrive à mille nœuds
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 21 - 12 - 2005

Calendrier trop serré ? Le programme de réforme du secteur maritime, présenté hier par le ministre de l'Equipement et du Transport, doit arriver à bon port dans moins de 18 mois. Enjeux.
D'ici juillet 2007, le transport maritime doit être entièrement libre. C'est flanqué de deux experts du cabinet Drewry Shippling et de ses principaux collaborateurs que Karim Ghalleb a présenté à Casablanca, hier mardi 20 décembre 2005, son projet de réforme du secteur maritime devant une salle comble. Armateurs, agents maritimes, experts, représentants de l'ASMEX, de l'Office des Changes. Tous ont suivi de bout en bout les principaux exposés sur la libéralisation du secteur.
Avant de donner la parole à la salle, un résumé succinct des principales interventions a été fait par Azzedine Diouri, ex-directeur de la Marine marchande. Tel qu'il a été présenté, le calendrier des réformes s'annonce serré.
Ainsi, dès janvier 2006 (dans moins de deux semaines), les lignes régulières ne seront plus soumises à autorisation. Une simple notification suffira. Deuxième phase, en juillet 2006, la libéralisation du service direct deviendra accessible aux opérateurs internationaux. A partir de juillet 2007, le transbordement et le feedering seront à leur tour libéralisés. Cette date coïncide avec l'entrée en service du port de Tanger Med.
A noter que le cabotage national sera réservé au pavillon national, comme c'est le cas dans beaucoup de pays et dans le territoire de l'Union européenne.
La cadence des réformes ne sera pas partout la même. Sur le créneau du passager, «service saisonnier» selon les experts, une libéralisation totale risquerait d'entraîner l'arrivée des «pirates » durant la haute saison, période de retour des MRE. Aussi, pour protéger les opérateurs permanents, la réforme prévoit d'inclure un cahier de charges articulé autour de trois points : solvabilité de l'armateur (caution), sécurité et pérennité de l'activité.
Autre changement à l'ordre du jour, l'ouverture des affrètements (réglés actuellement par le dahir de 1962) aux chargeurs. Une réforme difficile. «Changer un dahir au Maroc ne se fait pas du jour au lendemain », comme l'a souligné un représentant du Collège des experts maritimes du Maroc.
A noter que la réforme a été construite autour des constats de l'étude du cabinet anglais sur le manque de compétitivité de la flotte marocaine. L'objectif est de réduire d'au moins 30% les coûts d'exploitation et les coûts de maintenance.
Or, sur ce point et sur celui des coûts fiscaux et des coûts d'assurance élevés, la réponse viendra surtout du ministère des Finances, dont l'absence à cette rencontre a pesé sur les débats. Par conséquent, peu de visibilité sur le calendrier de la modification de certaines lois, sur l'accès au financement (nerf de la réforme), à commencer par la règle de privilèges sur les hypothèques, défavorable aux banques.
De même peu de visibilité sur la date de création d'un pavillon bis à Tanger.
Mis à part un déficit de précisions autour de certains aspects –notamment financiers- la réforme a été saluée par les professionnels présents. Dans un long discours, Kabbaj Abdel Ilah, président du Groupe MSC, a loué l'initiative ministérielle tout en attirant l'attention de Ghellab, «sur l'aspect social, une bombe dormante » et sur les coûts élevés de «l'assurance et de la réassurance ».
Le représentant de l'Office des Changes rappellera pour sa part que le Maroc est signataire depuis 1992 de l'article VIII du FMI. En d'autres termes, toute entreprise est libre de se financer en capitaux étrangers. Abdeslam Fettouh de la Fondation Hassan II plaidera pour un traitement global de l'opération transit des MRE, en insistant sur le triste bilan de 123 décès l'année dernière, sur l'axe autoroutier Tanger-Rabat.
La palme d'or de l'optimisme reviendra sûrement à un représentant de l'ASMEX, Mohamed Lahlou, qui a gratifié le ministre d'un beau poème sur la réforme maritime.
Le débat sera recadré dans son contexte par un cadre IMTC, qui salue la réforme, tout en soulignant un calendrier trop court et l'absence d'un conseil national de la concurrence pour jouer le rôle d'arbitre de la libéralisation. Le ministre a pris note. A suivre.


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