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Benali : "Une alliance opportuniste"
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 20 - 01 - 2006

Pour Driss Benali, président d'Alternatives, une alliance USFP-PJD permettrait aux deux formations de bien se positionner pour les législatives de 2007. Les risques encourus par islamistes et socialistes en cas de rapprochement sont également grands. Entretien.
ALM : Une alliance entre l'USFP et le PJD en vue des élections législatives de 2007 est-elle envisageable ?
Driss Benali : Si, actuellement, ce type d'alliance ne paraît pas probable, rien n'empêche qu'elle soit envisageable dans l'avenir. Au Maroc, l'on ne s'étonne de rien. Il est judicieux de noter que les deux formations, USFP et PJD, ont deux idéologies totalement différentes, même s'il est beaucoup plus facile de comprendre l'une, celle des islamistes, que celle des usfpéistes qui, après la perte des fameux repères socialistes ces dernières années, se trouvent en perte de popularité. Sur un aspect tactique, les deux partis donnent l'impression d'avoir fait leurs calculs. D'un côté, l'USFP a subi l'érosion du pouvoir. Sa popularité a baissé sensiblement depuis qu'il est au gouvernement.
L'USFP est actuellement une formation politique qui a perdu une bonne partie de sa base syndicale et sa jeunesse et qui n'a plus de leviers politiques.
L'idéal pour ce parti serait de s'allier à un parti populaire qui n'a pas encore goûté au pouvoir et c'est le cas du PJD. Cette formation islamiste se trouve d'ailleurs en pleine ascension mais qui veut rassurer la scène politique sur ses intentions démocrates. Les islamistes du PJD ont envie de jouer leur rôle dans le jeu démocratique marocain. Pour accéder au pouvoir, il lui faudrait une crédibilité qu'une alliance avec l'USFP pourrait apporter.
Aux côtés des socialistes, les islamistes de ce parti politique auraient un visage beaucoup plus rassurant qui permettrait à bien de monde de s'adhérer à un parti qui est déjà très populaire.
Y a-t-il des dénominateurs communs entre ces deux partis ?
USFP et PJD se ressemblent dans certains aspects sociaux. Dans les deux cas, l'idéologie a un fond populiste. L'USFP d'antan mettait ainsi l'élément humain au centre de sa politique ce qui est actuellement le cas de la formation islamiste.
Quel commentaire faites-vous des déclarations de différents membres du parti socialiste, favorable à une alliance avec le parti islamiste ?
Ce ne sont pas l'avis de tous les militants de l'USFP. Peut-être qu'avec l'approche du rendez-vous électoral de 2007, certaines voix au sein de l'USFP commencent à montrer des signes de peur d'une éventuelle défaite électorale.
Tactiquement, ces membres pensent qu'un front commun avec les islamistes pourrait limiter les dégâts et aider le parti historique à retrouver une popularité perdue.
Est-ce un courant dominant au sein de l'USFP ?
Je vous répondrais en utilisant une phrase célèbre de Abderrahim Bouaâbid qui, en réponse à une question sur la définition de son parti, a répondu : « l'USFP est comme un tajine marocain, toutes les tendances y sont représentées ».
Des éléments les plus conservateurs à ceux les plus progressistes trouvent leur place au sein de ce parti. Il n'est un secret pour personne que l'USFP est un parti qui implose depuis un certain temps déjà.
Qu'en est-il de ceux qui, au lendemain des attentats du 16 mai, demandaient tout simplement l'interdiction du PJD ?
Rien ne pourrait aujourd'hui étonner au sein de l'USFP, parti qui se caractérise par son grand pragmatisme pour ne pas dire opportunisme. En témoigne ses prises de position conjoncturelles, d'où la contradiction toujours enregistrée.
Il n'est plus l'USFP d'antan puisqu'actuellement, il s'agit d'un parti qui voit sa voie de salut à travers une alliance avec une entité politique qu'ils ont longtemps critiquée dans le passé.
Depuis son avènement au pouvoir, ce parti n'a plus des ligne de conduite claire. Et comme l'ont dit de nombreux militants de l'époque, il ne s'agissait pas de concession mais de reddition.
Quelles conséquences pourrait avoir cette alliance ?
Si elle évolue dans cette direction, les deux partis courent un certain danger. Si le PJD dispose actuellement d'une grande base populaire, à très long terme, il risquerait de se dissoudre dans cette masse. La gestion politique du pouvoir signifie une perte de popularité au profit des courants islamistes plus radicaux. Le même risque est encouru par l'USFP qui risque de perdre une bonne partie de ses militants.


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