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Chirac dans les DOM-TOM
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 23 - 07 - 2003

Pour la première fois depuis son accession à l'Elysée en 1995, Jacques Chirac se rend du 23 au 28 juillet en Nouvelle-Calédonie puis en Polynésie, deux territoires français du Pacifique dont l'histoire s'est mêlée au destin politique du chef de l'Etat.
Ces collectivités d'outre-mer n'avaient pas reçu la visite d'un président de la République depuis la venue de François Mitterrand dans les années 1990. Absent plus de huit jours de la métropole, Jacques Chirac, qui sera accompagné de son épouse, ne pouvait prolonger son déplacement jusqu'à Wallis-et-Futuna. Il rencontrera les autorités de ce territoire mercredi à Nouméa. Une étape en Australie et en Nouvelle-Zélande avait été évoquée mais l'Elysée a limité le volet international du voyage présidentiel à un sommet informel France-Océanie le 28 juillet à Papeete. Jacques Chirac doit être de retour à Paris le 30 juillet. Considérés par Paris comme des "points d'appui" de la présence française dans une zone dont l'importance géostratégique ne cesse de croître, le "Caillou" calédonien et les 118 îles et atolls polynésiens sont respectivement situés à 18.360 km et 17.100 km de Paris. Deux terres, deux histoires, deux singularités institutionnelles au sein de la République qui ont pour caractéristique commune, avec les autres territoires ultramarins, d'avoir offert à Jacques Chirac ses meilleurs scores aux scrutins présidentiels. Lors du second tour de la présidentielle le 5 mai 2002, la Nouvelle-Calédonie a voté à 80% en faveur du président sortant et la Polynésie française à 87,8%. La Nouvelle-Calédonie, Jacques Chirac ne l'a pas revue depuis seize ans. Le Caillou subissait alors les soubresauts d'un conflit meurtrier entre Caldoches (Européens) et Kanaks. L'échec de Jacques Chirac face à François Mitterrand au second tour de la présidentielle du 8 mai 1988 est attaché à l'un des épisodes les plus dramatiques de cette crise. Le 5 mai, après une vive polémique au coeur de la campagne électorale, François Mitterrand et Jacques Chirac, alors Premier ministre, ordonnèrent à l'armée de donner l'assaut, sur l'île d'Ouvéa, à la grotte de Gossanah où un commando indépendantiste du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS) retenait en otages 27 gendarmes. L'opération "Victor" se solda par 21 morts, dont deux gendarmes. Jacques Chirac retrouvera du 23 au 25 juillet une Nouvelle-Calédonie pacifiée, en voie d'émancipation et engagée dans un développement économique encore inégal axé sur ses gisements de nickel (20 à 25% des réserves mondiales). La réforme de la décentralisation lancée, avec des avancées spécifiques pour l'Outre-Mer, Jacques Chirac fera le point de l'application de l'accord de Nouméa du 5 mai 1998, qui dote la Nouvelle-Calédonie d'un statut d'autonomie croissante, définit une citoyenneté calédonienne et reconnaît l'identité kanake. Si le transfert des compétences se déroule sans anicroche, la mise en oeuvre politique de l'accord se heurte aux dissensions persistantes entre les indépendantistes - eux-mêmes minés par les divisions - et leurs adversaires du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) de Jacques Lafleur, qui domine le gouvernement collégial institué en 1999 et préside la plus prospère et la plus peuplée des trois provinces calédoniennes, la province Sud. Le président, qui prononcera mercredi "un discours important" à Nouméa (chef-lieu) et dialoguera avec des jeunes jeudi au Centre culturel Tjibaou, devrait réaffirmer le soutien de l'Etat au processus de Nouméa et au rééquilibrage économique entre les trois provinces du territoire (Sud, Nord, Iles Loyauté) après le vote de la loi-programme pour l'Outre-Mer, qui élargit pour 15 ans le dispositif de défiscalisation. "Loyalistes" et indépendantistes, qui s'affronteront en mai 2004 aux élections territoriales et provinciales, attendent l'arbitrage du chef de l'Etat sur le dossier complexe de la composition du corps électoral, dont les modalités définies par l'accord de Nouméa donnent lieu à des interprétations contradictoires.
Sophie Louet (Reuters)


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