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Lettre du tourisme : Marrakech, une histoire fascinante
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 12 - 2006

Depuis l'indépendance et sous l'impulsion des pouvoirs publics, Marrakech qui était connue touristiquement grâce à l'hôtel Mamounia seulement, vit sa capacité croître de façon continue. Retour sur le temps.
Si Abou Bakr, commandant des armées Almoravides, avait pu supposer un instant l'ampleur de l'empire que Youssef Ben Tachfine allait construire il ne lui aurait jamais confié aussi imprudemment, en plein milieu du 11ème siècle, la garde du campement que les caravaniers de l'époque appelaient vulgairement "Mar ou kech" c'est-à-dire "traverse et sauve-toi " et qui ne disposait ni de sécurité ni d'eau mais que les différentes dynasties qui se sont succédé ont transformé en une capitale irrésistible qui a gardé de son passé présaharien les palmiers et de l'œuvre des Almohades, et entre autres, un système d'amené d'eau et d'irrigation exceptionnel, faisant de cette ville une cité jardin où il fait bon vivre.
Très vite sous les Almoravides, en fait en une quarantaine d'années à peine, Marrakech se transforma en un centre commercial, culturel et religieux rayonnant sur tout le Maghreb, l'Andalousie et une partie de l'Afrique noire. L'Almoravide Youssef Ibn Tachfine, l'almohade Yacoub al Mansour et surtout le Sâdien Ahmed El Mansour Ed-dahbi ont successivement bâti la cité et édifié ses monuments qui défient encore le temps : Koutoubia, palais Badi, tombeaux saâdiens et une multitude de medersas et d'œuvres urbaines. L'instauration de la dynastie Alaouite depuis l'année 1664 n'a pas été en reste en prenant toutes les mesures administratives, politiques et socioculturelles pour faire de cette ville en moins d'un demi-siècle une capitale touristique somptueuse dont le nom, rappelons-le, a permis au Royaume de porter son nom : le Maroc. Cette ville là avait-elle besoin d'autres choses que de lits hôteliers, un encadrement humain et une structure organisationnelle de qualité pour être promue capitale touristique du Royaume?
Assurément non. Depuis l'indépendance et sous l'impulsion des pouvoirs publics, Marrakech qui était connue touristiquement grâce à l'hôtel Mamounia seulement, vit sa capacité croître de façon continue pour atteindre à fin 2005 près de 30 mille lits, marquant depuis l'année 2000 une croissance annuelle moyenne de 9.5%. Si elle le souhaite elle peut doubler cette capacité d'ici 2010 et atteindre même en 2015 une centaine de milliers de lits, seuil critique des grandes destinations mondiales du tourisme.
La structure du produit touristique marocain est quasiment similaire à celle des grands pays touristiques européens où le leadership est tenu par une métropole comme Paris pour la France, Rome pour l'Italie, Madrid pour l'Espagne. En faite nulle part «le gâteau» touristique n'est équitablement partagé entre les cités d'un même pays.
C'est ainsi que Marrakech détient la palme du tourisme marocain grâce à l'intérêt que les pouvoirs publics lui accordent. Ce choix a été dicté par les attraits et les atouts de cette ville qui n'a jamais été aussi bien servie que depuis les années 70-80. Aujourd'hui, l'Etat cherche à en faire une des capitales adulées du tourisme international, non seulement à travers des investissements colossaux mais grâce aussi à une animation permanente, une sécurité à toute épreuve et à l'installation aux postes de responsabilité d'hommes dévoués à la chose publique, compétents et courageux.
On dit bien qu'on ne prête qu'aux riches. Marrakech attire de plus en plus de visiteurs parce qu'elle est déjà assez sollicitée. Produit culturel par excellence, elle est fière de ses monuments, de son art culinaire, de ses palmiers et de ses loisirs, les innocents et les autres, comme toute métropole internationale qui refuse d'être cataloguée et qui, à travers ses multiples facettes, cherche à être aimée pour tout ce qu'elle représente.
(A suivre)


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