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Lorsque la peinture devient ascension
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 06 - 2008

Mohamed Abouelouakar et Fouad Bellamine signent l'exposition «Les racines du ciel» dans la collection d'Attijariwafa bank, ouverte à Fès au Musée Batha, dans le cadre du 14ème Festival des musiques sacrées du monde, du 5 au 15 juin 2008.
Attijariwafa bank marque pour la 3ème année consécutive sa présence artistique en tant que partenaire du Festival des musiques sacrées du monde en programmant l'exposition «Les racines du ciel» réunissant Abouelouakar et Bellamine, deux artistes marocains clés, au Musée Batha Fès. A partir d'œuvres puisées dans sa collection de peintures, Attijariwafa bank en propose une lecture unie autour du langage des formes et de la transcendance. Cette exposition tente d'établir des liens entre les deux artistes qui, d'après Nicole de Pontcharra, «entretiennent avec la notion de spiritualité tellement détournée ou dévalorisée dans nos sociétés une intimité induite au cœur des œuvres» et ont en commun la création d'espaces scéniques, une certaine théâtralisation de la peinture, la quête d'une élévation. La peinture des deux artistes est nourrie par une sorte d'allers-retours géographiques et spirituels entre Orient et Occident. Pour Abouelouakar, il s'agit d'un voyage entre Marrakech et Moscou. Quant à Bellamine, ses allers-retours se font entre Fès, Rabat et Paris. L'exposition invite, dans l'enceinte sacrée du Festival de Fès, à un dialogue avec soi mais aussi et surtout avec l'autre.
«Les racines du ciel» éblouissent et répondent au désir de connaissance et de beauté, franchissant ainsi le seuil qui alimente une nouvelle vision du monde et donnant du sens à l'existence. Entre la musique, la parole, le chant et le geste sacrés, vient se greffer la couleur aux tons et aux traits de l'élévation des âmes et de l'esprit. À travers l'exposition «Les racines du ciel», Attijariwafa bank propose cette année un regard inédit sur sa collection, en favorisant le dialogue entre deux figures majeures de l'art au Maroc : Mohamed Abouelouakar et Fouad Bellamine. Autant la peinture de Bellamine est éloge du geste pictural pur, tactile, présente et charnelle, cherchant la percée de lumière dans la frontalité de la matière, jouant sur l'apparition / disparition, autant celle d'Abouelouakar, est délicate, fragile, itinérance mystique, comme les sages soufis ou les gnostiques qui la peuplent. Bien que plastiquement très contrastée, toute leur œuvre est transcendance et franchissement des seuils du visible.
A travers les toiles des deux artistes, émerge l'acte pictural qui tisse un lien entre mémoire et oubli. Sur des chemins parallèles, avec leur intuition propre, leur génie personnel, ils se sont affranchis des règles pour construire l'espace de la pensée, sans renier leur appartenance à l'Histoire, à une réalité de chair et de sang, de pierre et de lumière.
Il s'agit pour eux de trouver le sens, celui de la trajectoire de la pierre que l'on lance, du geste qui trace l'arc de la coupole, la ligne horizontale d'une architecture, les figures flamboyantes, d'Adam et d'Ève. Et au-delà des apparences, pointe l'essence.
L'essence qui a présidé à la construction du dôme du Panthéon consacré à tous les dieux des Romains, à la construction du dôme du grand Mausolée d'Ispahan, de la Mosquée Karaouiyine, ou à celle de la coupole du Rocher de Jérusalem. Leur peinture est une sorte de métaphore des esprits libres.
Bellamine établit des liens entre le sacré et le profane. Lumière du soleil introduisant des variations, de nouvelles géométries à travers le jeu des ombres, activation de la pensée éclairante, guidant la main qui étale la peinture, trace les horizontales, les parallélépipèdes, les arcs, la main étale les couches, efface, laisse les traces du passage de fulgurances, des éclats…
Si Abouelouakar peint de grandes toiles figuratives, il choisit aussi d'autres matériaux comme l'écorce de bouleau qu'il récolte lui- pour ses «miniatures persanes». A travers ses tableaux, se dégage une grande richesse au niveau de son vocabulaire plastique, de ses couleurs où dominent le mordoré, le bleu et le rouge, un monde onirique. Sa peinture est une sorte de transe et extase jubilatoire de la création, rappellant son attachement à la pensée d'Ibn Arabi et à la mystique soufie.
A travers «Les racines du ciel», se célèbre l'ascension de l'homme, l'accès à l'espace libre de la pensée en expansion. Le visiteur est invité à une introspection comme à une mise en perspective d'une histoire, descente et remontée de la terre jusqu'au ciel. Ceci par la grâce de la peinture. «C'est là où se rejoignent Mohamed Abouelouakar et Fouad Bellamine, malgré leurs tempéraments différents, leur histoire distincte, leur caractère, leurs sources, ils sont les marcheurs, les éveilleurs, dans notre monde d'aveugles et de sourds», déclare Nicole de Pontcharra, poète et écrivain.


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