BMCE Capital accélère sur l'IA avec CAP'AI Reverse by BK    Position extérieure globale du Maroc : les derniers chiffres    Ouarzazate: aménagements et rénovations à Ksar d'Ait Benhaddou    Maroc : les industriels optimistes pour les trois prochains mois    Casablanca : Dislog Group Food en force à MAROCOTEL 2026 (VIDEO)    Pourquoi Rabat coche les cases de la smart city    Fraude fiscale : la DGI cible les SARL et engage la responsabilité des gérants    Free étend son forfait Free Max au Maroc avec la fin du roaming international    Iran : les exportations de brut résistent et progressent malgré les menaces américaines    Ligue 1: Hakimi dispute son 200e match avec le PSG    Mercato : Brahim Diaz au cœur d'une bataille en Premier League !    OM : Nayef Aguerd reprend, mais son retour à la compétition attendra    OGC : Sofiane Diop au cœur d'une polémique salariale    Alerte météo: fortes rafales de vent prévues lundi    Al Akhawayn et Impact Education lancent une nouvelle approche pédagogique    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    Epic Fury. Les Américains ont récupéré les deux membres d'équipage de l'avion abattu    Droits humains : Amina Bouayach intensifie son plaidoyer à l'international    Iran. Deux nouvelles exécutions d'opposants aux mollahs    Gennaro Gattuso quitte la sélection italienne après l'échec de la qualification au Mondial    CSO 4* de la Garde Royale: Le cavalier Ghali Boukaa remporte le Prix SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan    Lions de l'Atlas : les leçons d'une trêve et les défis du Mondial    Yango Ride renforce son engagement auprès des chauffeurs partenaires avec l'initiative mondiale "Yango Cares"    Iran: l'armée dit avoir touché un second avion de combat américain, qui s'est abîmé dans le Golfe    Maroc : les compléments minceur sur les réseaux sociaux, un business risqué pour la santé    Le temps qu'il fera ce samedi 4 avril 2026    Al Akhawayn University remporte la Future Leaders Challenge 2026 et forme les leaders du tourisme de demain    Rabat: La FM6SS inaugure son Hub de médecine de précision    Bayer Pharmaceuticals présente sa nouvelle stratégie de croissance    Maroc-Mexique : Une coopération économique renforcée, sous le signe du dialogue et de l'investissement    Hervé Renard confirme sa présence au Mondial avec l'Arabie saoudite et tacle ses détracteurs    Marrakech : le théâtre universitaire fait sa rentrée des consciences    Art.ibat : la Cité internationale des arts ouvre ses portes aux artistes marocains    Orchestre symphonique du Maroc : un concert pour l'éternité    Intérieur : quelque 73.640 tentatives d'émigration irrégulière avortées en 2025    Canada : lancement de l'appel à projets du Fonds d'initiatives locales au Maroc    Sahara : le Royaume-Uni réaffirme son soutien au plan d'autonomie    Strasbourg : le Maroc renforce sa présence au Congrès des autorités locales du CE    Conseil des ministres arabes de l'Intérieur : le Maroc réaffirme son soutien aux pays arabes    Tchad : Mahamat Idriss Déby Itno forme un gouvernement    Détroit d'Ormuz : l'Iran met en garde le CS de l'ONU contre toute "action provocatrice"    Mode au Bénin : 5 créateurs qui redéfinissent le luxe    Les Etats-Unis projettent un centre de formation aux drones au Maroc pour les opérateurs africains    Maroc : Bob Maghrib revient sur scène tambour battant    Conseil de paix et de sécurité de l'UA : le Maroc, de la réintégration à l'influence durable    Le Comité R relativise le constat français sur les Frères musulmans en Belgique    Musique : Sylent Nqo en duo inédit avec Mann Friday    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Éditorial : Rétorsion du déficit
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 21 - 01 - 2004

On dirait que nos politiques sont amoureux de la presse étrangère à laquelle ils accordent la primeur, voire les secrets des dieux. Comme ce haut cadre qualifié par l'agence Reuters de source gouvernementale qui se confesse dans l'anonymat.
On dirait que nos politiques sont amoureux de la presse étrangère à laquelle ils accordent la primeur, voire les secrets des dieux. Comme ce haut cadre qualifié par l'agence Reuters de source gouvernementale qui se confesse dans l'anonymat.
Il n'est pas le premier et son délit de révéler le déficit réel du budget national à une agence de presse étrangère n'en est pas un face aux confidences d'autres informateurs malveillants envers leur pays. D'autant plus que la différence entre le déficit réel et le déficit apparent n'est aucunement ignorée des milieux d'affaires, qui sont au fait de la vérité des chiffres de notre économie. Autant dire que le gouvernement, et notamment le ministère des Finances, n'avaient pas à masquer les mauvais chiffres facilement repérables par les analystes financiers. Autant dire que l'orthodoxie budgétaire de Oualalou ne tient plus qu'aux recettes exceptionnelles pour tanguer avec les équilibres fondamentaux. Sans les recettes de privatisation et le Fonds Hassan II, le déficit budgétaire aurait largement dépassé les 3% du PIB. L'information donnée par l'agence Reuters, qui estime que le déficit varie entre 5,3 et 5,9%, est ainsi établie hors les recettes exceptionnelles précitées. Il n'y a rien de sorcier dans tout cela, sauf que le ministère de tutelle s'est habitué à ne donner que des bonnes nouvelles et à masquer les mauvaises. La politique de la vie en rose, qui défie la réalité d'un océan de l'épine et de la misère semble avoir de beaux jours devant elle, malgré le 16 mai et les colis piégés. Ceci étant, le ministre Oualalou, qui brille par une discrétion gênante, semble ne plus adhérer aux thèses contraignantes de la Banque mondiale et du FMI. Soit que l'exercice du pouvoir ait changé les convictions du député, soit qu'il ait été contraint par des dépenses prioritairement politiques à se dissocier de l'orthodoxie financière. Dans les deux de cas de figure, son camarade de parti et non moins rival, Habib El Malki, devrait jubiler à l'idée que son approche du déficit soit devenue la plus prédominante. Mais il ne faut pas oublier que les deux approches de maîtrise de déficit ou son extension ont toutes deux des effets pervers sur l'économie. Si l'austérité économique, appliquée avec vigueur depuis les années quatre-vingt, à réussi à maintenir les fondamentaux comme l'inflation et le déficit, il n'en demeure pas moins qu'elle a eu des effets pervers sur l'investissement et l'emploi, sources de tous les maux d'une société au bord de l'explosion.
L'endettement extérieur a peut-être sauvé le Maroc d'une crise cardiaque, mais elle a enfoncé des pans de la société dans le gouffre de la misère et de la délinquance islamiste ou autre. Les adeptes d'un déficit plus flexible argumentent leur choix par la nécessité pour le Maroc d'adopter un plan Marshall pour sortir de l'ornière du marasme économique. Ils donnent pour exemples la France et l'Allemagne, qui ont violé le pacte de stabilité de l'UE pour relancer leurs croissances respectives. Il en est de même pour les Etats-Unis, qui font fi de tous les déficits pour encourager l'emploi et l'investissement.
Encore faut-il, estiment certains analystes marocains, que ce dépassement budgétaire soit consacré à des gros chantiers générateurs d'un grand nombre d'emplois et non pas dans des dépenses de fonctionnement à connotation politique...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.