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Hassan Rouissi : "La créativité n'est pas un artifice, c'est le moteur de la performance"
Publié dans Les ECO le 07 - 02 - 2026

Président de l'Union des agences conseil en communication (UACC)
Avec le lancement des Young Lions Competitions Maroc, l'UACC entend franchir une nouvelle étape dans la structuration de l'écosystème créatif national. Pour Hassan Rouissi, président de l'Union, cette initiative vise à rapprocher talents, agences et annonceurs des standards internationaux, tout en renforçant la place de la créativité comme levier central de performance.
Quelle est la vision portée par l'UACC à travers le lancement des Young Lions Competitions Maroc ?
Notre ambition est claire : installer durablement le Maroc dans la dynamique internationale de Cannes Lions, et faire de cette compétition la première action d'envergure depuis notre désignation en tant que Cannes Lions Representative.
Ce lancement s'inscrit dans une trajectoire plus large que nous avons engagée : renforcer les passerelles entre l'industrie et les talents. Cela passe par le développement de partenariats académiques avec des établissements en phase avec les standards et les besoins réels du marché. Il est aussi question de mettre en place des outils concrets pour faciliter l'accès des jeunes aux opportunités, notamment via une plateforme web dédiée aux stages au sein des agences membres, ainsi qu'un partenariat avec stagiaire.ma pour amplifier cet objectif.
Avec une compétition ouverte gracieusement aux participants, nous voulons conforter la dynamique créative qui existe déjà dans l'écosystème marocain, tout en proposant une expérience world class, stimulante et exigeante, à la hauteur des standards internationaux.
Pour cette édition, nous avons ouvert cinq catégories : Print, Digital, Media, PR et Young Marketers. Avec notre partenaire le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), nous avons opéré le choix stratégique d'ouvrir une catégorie Young Marketers, exclusivement dédiée aux jeunes talents côté annonceurs, pour refléter la réalité des métiers et des expertises qui contribuent aujourd'hui à la performance des marques.
Pourquoi est-il stratégique, selon vous, d'ouvrir
la compétition non seulement aux agences, mais aussi aux annonceurs, aux médias et aux freelances ?
Ouvrir la compétition au-delà des agences est d'abord un choix de conformité. Les catégories proposées au Maroc s'inscrivent dans le cadre officiel de Cannes Lions, comme c'est le cas partout dans le monde. C'est aussi un choix de réalisme et de représentativité.
La communication n'est plus un champ monolithique. Les idées naissent, se déploient et performent grâce à une chaîne complète d'expertises. L'intention est donc de coller à la réalité du marché, et de reconnaître que la création et l'efficacité se construisent désormais à plusieurs mains, sur plusieurs disciplines.
En ce sens, le marché marocain — par sa structure, ses spécialités et la maturité de ses pratiques — est en phase avec les standards mondiaux. Notre démarche de mobilisation des talents se veut inclusive, tout en restant strictement alignée sur la gouvernance internationale de la compétition : les inscriptions sont ouvertes à tous, dans le respect des critères d'éligibilité propres à chaque catégorie.
Au-delà de la compétition, comment les Young Lions peuvent-ils constituer un véritable accélérateur de carrière pour les jeunes talents marocains, notamment en termes de visibilité internationale et de crédibilité professionnelle ?
Les Young Lions peuvent être un accélérateur de carrière, mais il faut être précis : l'objectif n'est pas d'exporter des talents. Il s'agit surtout de leur offrir l'opportunité de se confronter aux meilleurs, d'éprouver leur niveau, et de gagner en confiance, en crédibilité et en exigence. Nous sommes convaincus qu'il existe au Maroc des talents bruts, puissants, parfois sous-exposés.
Cette compétition peut devenir un révélateur, un moyen d'installer la conviction collective que la créativité marocaine peut se mesurer, se structurer, progresser et se projeter selon des standards internationaux. Elle permettra, nous l'espérons, d'établir un nouvel étalon pour apprécier la maturité et la performance de notre créativité, et de valoriser la génération montante auprès de l'écosystème.
En investissant dans cette initiative, l'UACC prépare aussi l'avenir. Soutenir les Young Lions, c'est participer à l'émergence de nouveaux talents et, au fond, renforcer durablement la compétitivité de notre industrie.
La représentation du Maroc à Cannes Lions reste un enjeu symbolique fort. Quel regard portez-vous sur la place qu'occupent aujourd'hui les créatifs marocains sur la scène internationale ?
Les créatifs marocains ont, depuis toujours, joué un rôle majeur dans la valorisation de notre patrimoine : ils ont donné au pays des mots, des images, des symboles, que plusieurs générations se sont appropriés. Aujourd'hui, l'enjeu est de franchir un nouveau cap : basculer dans l'universalité sans perdre notre âme.
Aller plus loin implique d'activer plusieurs leviers : s'ouvrir davantage sur le monde, intensifier l'exposition aux meilleures pratiques, mais aussi intégrer les nouvelles techniques de création et les nouvelles technologies qui transforment notre métier. Cannes Lions est, à cet égard, un espace unique : à la fois une vitrine pour faire rayonner le savoir-faire marocain, et un laboratoire d'apprentissage qui permet de progresser, d'élever nos standards et d'accélérer notre transformation créative.
Comment les Young Lions peuvent-ils contribuer à réconcilier créativité, exigence business et rayonnement international du Maroc ?
Dans un contexte où agences et marques sont challengées sur la performance, l'efficacité et l'impact, il faut replacer l'idée au bon niveau : l'idée n'est pas un artifice, c'est le moteur de la performance. À budget égal, c'est la qualité, la clarté et l'originalité d'une idée qui font la différence. Cannes Lions — et, par extension, Young Lions — valorise de plus en plus la créativité au sens large : non pas seulement la publicité, mais la pertinence et le caractère distinctif des concepts que la communication défend. On ne mesure pas ce qui est dépensé, on mesure ce qui est pensé, ce qui est osé, et ce qui fonctionne.
La clé de cette réconciliation entre créativité, exigence business et rayonnement international tient justement à cela : le courage d'oser des concepts à la fois pertinents et performants, capables de générer de la valeur pour les marques tout en faisant grandir l'image du Maroc sur la scène mondiale.
Sanae Raqui / Les Inspirations ECO


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