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Le réquisitoire de Mustafa Ramid
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 29 - 10 - 2012

Le ministre de la justice et des libertés a prononcé un véritable réquisitoire contre les greffiers grévistes au cours d'une conférence de presse donnée la veille de l'Aïd à Rabat. Particulièrement remonté contre la corporation de son département dont les grèves perlées qui avaient défrayé la chronique dans un passé proche ont repris au cours de la semaine dernière, Mustafa Ramid a déclaré que sa décision de défalquer les arrêts de travail des salaires de leurs auteurs est sans appel et a menacé de donner sa démission en cas de sa non-application. Il a, en outre, assuré que sa décision qui concerne quelque 2.771 greffiers est conforme au droit et aux us démocratiques et qu'elle est celle du gouvernement dans son ensemble. Affirmation corroborée jeudi par son chef, au gouvernement et au parti, Abdelilah Benkirane, qui a appuyé son ministre et déclaré que la volonté d'amputer les salaires des grévistes des émoluments afférents aux jours non travaillés procède d'une concertation au niveau de son équipe. Mustafa Ramid a affirmé que tous les ministères connaissant des mouvements de grève vont appliquer cette mesure. Il a cité les départements de la santé, de l'enseignement et de l'Intérieur. Bien que l'Organisation démocratique du travail (ODT) – syndicat des greffiers en grève- se refuse pour le moment à commenter ces événements, on craint que l'annonce faite par le chef de gouvernement ne provoque une escalade susceptible de ramener le système judiciaire dans un nouveau cycle de grèves perlées. Celles-là mêmes contre lesquelles Mustafa Ramid est parti en guerre. Le ministre qui a semblé agacé par les débrayages enclenchés après la reprise du travail consécutive à l'accord conclu à la suite des mouvements de l'année dernière et de la 1ère moitié de cette année, a dressé un lourd tableau des conséquences de ces mouvements. Preuves écrites et films vidéo à l'appui, le ministre a vilipendé les grèves et nié que les forces de l'ordre aient outrepassé les limites de leur mission et fait usage de force exagérée face aux grévistes. Dédouanant les agents de l'autorité en leur reconnaissant le droit d'user de la force «appropriée et nécessaire», afin de faire respecter la loi, il a toutefois ajouté qu'il est de son devoir en sa qualité de ministre de la justice et des libertés d'ordonner des enquêtes, voire des poursuites judiciaires en cas de transgression des limites imposées par la loi. «Même contre les forces de l'ordre», a-t-il martelé. Mustafa Ramid a également indiqué que pour réaliser le retour à la normale et la paix sociale, sa porte reste ouverte à la reprise du dialogue avec les grévistes «en présence de leurs syndicats et d'organisations de défense des droits».
Le ministre qui s'en est particulièrement pris aux centrales qui appellent à la grève a déclaré que ce type d'approche ne peut influer sur sa décision d'amputer les salaires des grévistes des journées non travaillées. Il a révélé que les 10 grèves observées en 2012 ont coûté 1,67 million de dirhams et entraîné la perte de 472.928 heures de travail. Il a également précisé que le débrayage du 22 mars dernier a coûté 1,22 million de dirhams. Pour ce qui est de 2011, a-t-il ajouté, la perte a été de 46 jours de travail et de 5,6 millions. Mustafa Ramid a conclu son point de presse en déclarant que si sa décision est susceptible de compliquer la situation, cette mauvaise passe ne peut être que passagère et, en tout cas, gérable au moyen «d'un brin d'engagement». Propos qui ont été assimilés à une nette volonté du gouvernement d'en découdre, comme il est en train de le faire face aux manifestations de rue.
Au fil des débrayages incontrôlés, le mouvement de grève qui paralyse les administrations et les services de proximité a fini par sortir de son cadre purement syndical pour devenir un problème social. Des administrations territoriales qui travaillent un jour sur trois, aux greffiers qui ne reprennent le travail que pour mieux entrer en grève, en passant par les fonctionnaires de la santé qui au mieux font la grève de zèle et, aux enseignants qui promettent des arrêts de travail pour la première semaine du mois prochain, les administrations qui offrent portes closes ont fini par agacer le grand public qui –en majorité- trouve que la décision du gouvernement est pertinente. En première ligne de cette désaffection : les greffiers, dont on ne comprend pas qu'ils aient remis le couvert après qu'ils ont implicitement reconnu avoir eu gain de cause en reprenant le travail au début de l'année.


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