La juridiction de première instance de Rabat a condamné, jeudi soir, les supporters sénégalais poursuivis dans le cadre des incidents ayant marqué la finale de la CAN 2025 Maroc. Des peines allant de trois mois à un an de prison ferme, assorties d'amendes comprises entre 1.200 et 5.000 dirhams, ont été prononcées à l'encontre des mis en cause. Dans le détail, la Cour a condamné neuf prévenus à une année d'emprisonnement ferme avec une amende équivalente à 5.000 dirhams (environ 545 dollars), six autres à six mois de prison ferme assortis d'une amende de 2.000 dirhams (environ 218 dollars), tandis que trois prévenus, dont un ressortissant français d'origine algérienne, ont écopé de trois mois d'emprisonnement et d'une amende de 1.200 dirhams (environ 109 dollars). Chefs d'inculpation Les prévenus ont été poursuivis pour des faits qualifiés d'émeute, incluant des actes de violence notamment à l'encontre des forces de l'ordre, la dégradation d'équipements sportifs, l'envahissement de l'aire de jeu ainsi que le jet de projectiles. Ces incidents se sont produits lors de la finale remportée par la sélection sénégalaise sur le score de 1-0 après prolongation. Les dernières minutes du temps réglementaire avaient été marquées par une vive tension dans les tribunes, à la suite d'un penalty accordé au profit de l'équipe nationale. Une finale marquée par les actes de vandalisme et les violences perpétrés par des supporters sénégalais contre les forces publiques chargées de la sécurisation de la rencontre. Si les mis en cause avaient nié, tout au long de la procédure, toute implication dans les troubles survenus à l'issue de la rencontre, ils ont cependant présenté leurs excuses au peuple marocain pour ces événements lors de leur procès. Préjudice et appel L'accusation a insisté, lors du procès, sur la gravité des faits reprochés, mettant en avant l'ampleur des dégâts constatés au stade Prince Moulay Abdellah à Rabat, évalués à 4.870.000 dirhams. Elle a également relevé des actes de violence dirigés contre les forces publiques et contre les volontaires chargés de l'organisation (stadiers). De son côté la défense des supporters sénégalais a annoncé son intention d'interjeter appel des jugements rendus. À noter que l'audience s'est tenue en présence d'un avocat sénégalais et avec l'assistance d'un interprète assermenté, l'ensemble des prévenus ayant indiqué ne pas maîtriser la langue arabe.