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Le CFCM 20 ans après : l'institution ressemble davantage à une vitrine qu'à une réalité
Publié dans Barlamane le 27 - 06 - 2022

Créé il y a 20 ans pour doter les 6 millions de musulmans de France d'un organisme représentatif, le Conseil français du culte musulman (CFCM) conçu pour fédérer les différentes tendances, n'arrive toujours pas à s'accorder sur des positions communes concernant plusieurs questions sociales, politiques ou de simple théologie, comme celles du voile, de la viande Halal ou de la formation des imams.
L'institution se retrouve aujourd'hui enfoncée dans des querelles entre les quatre fédérations qui la composent : le Rassemblement des musulmans de France (RMF), d'obédience marocaine, la Grande Mosquée de Paris (GMP), liée à Alger, le Comté de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), d'obédience turque et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans.
Sur le papier, le CFCM dispose d'immenses prérogatives auprès des pouvoirs publics. Il intervient notamment dans la mise à disposition des Aumôniers, l'abattage rituel, la formation des Imams, la construction des mosquées, l'organisation du pèlerinage et autres... Pourtant, cela ressemble, aux yeux des Marocains de France, davantage à une vitrine qu'à une réalité.
Cette situation persistante s'explique en partie par la difficulté à offrir l'opportunité aux jeunes Français musulmans intéressés par la théologie et la gestion du culte. Une lacune parmi d'autres que le CFCM n'a pas su combler. Les nouvelles générations de fidèles s'engagent donc davantage dans le business (marché halal), le sociopolitique ou l'associatif (enseignement d'arabe, actions caritatives..). Leur absence sur le champ cultuel laisse la place à des groupes impliqués dans le religieux, comme les salafistes, adeptes d'un islam fondamentaliste.
Deuxième panne et non la moindre, est que les organisations musulmanes se plaignent du peu d'intérêt qu'accorde les pouvoirs publics aux difficultés du CFCM. Très sensibles à la moindre provocation intégriste, ils ne perçoivent l'islam que sous l'angle sécuritaire, ce qui renforce les sentiments de peurs et d'inquiétudes au sein de l'opinion française, aujourd'hui négative à 75% sur l'islam.
La dégradation de l'image de l'Islam de France et la montée galopante de l'islamophobie, représentent en réalité le vrai défi que le CFCM doit relever en partenariat avec les différentes acteurs concernés. Le résultat de l'enquête réalisée en décembre 2020 par l'institut IPSOS sur l'islam de France, est sans appel : 3 Français sur 4 considèrent les valeurs de l'Islam comme étant incompatibles avec celles de la République. Et quant il s'agit du port du niqab, la proportion des personnes grimpe à 99 %. L'islam n'évoque quelque chose de positif que pour 10% des personnes interrogées. De toutes les religions, c'est l'islam qui suscite le plus d'images négatives, avec un niveau d'opinions positives inférieur de 12 points à celui de la religion juive et de 21 points à celui de la religion catholique.
Il y a donc un énorme travail de pédagogie que le CFCM doit mener auprès des pouvoirs publics en vue de corriger l'image, très erronée sur les musulmans de France, appelés eux aussi à se déterminer nettement par rapport aux problèmes liés à l'extrémisme et aux provocations de tout genre. Il faut qu'ils rompent avec le silence comme s'ils étaient complices. Sans cela, le problème de l'islam restera pour toujours un problème sécuritaire.


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