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L'Algérie brandit «la menace d'une guerre civile» pour terroriser un Mali qui rejette sa tutelle
Publié dans Barlamane le 29 - 01 - 2024

Débranché de son respirateur artificiel, l'Accord d'Alger signé en 2015 entre Bamako et des coalitions de groupes armés du nord malien permettait à l'Algérie de s'immiscer dans la souveraineté de son voisin du sud-ouest. Avec la prolifération des groupes armés de l'est au sud de l'Algérie et les réseaux de trafics de drogue à l'ouest, Abdelmadjid Tebboune n'exclurait pas l'option de pervertir toute éclaircie dans l'horizon malien pour rendre la pareille.
«Halte à une guerre civile au Mali!» : se chargeant d'expliquer la réalité malienne dans un de ces argumentaires lumineux qu'elle seule sait faire, la presse du régime algérien, comme TSA, a brandi «la menace d'une guerre civile» pour terroriser le Mali. Les griefs mentionnés par l'Algérie après la révocation de l'accord (dit) d'Alger sont frivoles, ou, faiblement fondés en fait, ils sont nuls de droit et ne présentent donc pas de motifs assez sérieux.
Il faut le dire sans détour : l'Algérie a sacrifié le principe de non-ingérence dans les affaires internes des Etats et le principe de non-négociation avec les groupes criminels, «points cardinaux» de sa politique extérieure, afin de maintenir sous contrôle les très brûlants 6 700 km2, ses frontières terrestres avec six pays politiquement ébranlés. Pour cela, toutes les options étaient sur la table : nourrir des tensions intercommunautaires, créer des rapports de force, faire litière du droit international et même utiliser les fluctuations régionales comme argument pour mater la contestation sociale (2019-2021).
Si les autorités au pouvoir au Mali ont annoncé la «fin, avec effet immédiat», de l'accord d'Alger signé en 2015 avec les groupes rebelles du nord du pays, longtemps considéré comme inopérant, elles peuvent redouter désormais des mesures de rétorsion algériennes qui dépasseront, sans doute, la cadre de rencontres clandestines avec les représentants de groupes terroristes. «Les actes d'hostilité et d'instrumentalisation de l'accord de la part des autorités algériennes», sont, surtout, issus d'un processus diplomatique algérien cloisonné et hermétique, soucieux uniquement de ses intérêts nationaux.
C'est d'ailleurs pour cette raison que le colonel Assimi Goïta, avait annoncé lors de ses vœux de Nouvel-An la mise en place d'un «dialogue direct inter-malien» pour «privilégier l'appropriation nationale du processus de paix», conscient, à juste titre, de l'impuissance algérienne à mesurer l'ampleur des menaces qui pèsent sur le Sahel, asymétriques, transfrontalières, multifactorielles, déterritorialisées, pluridimensionnels et militaires. La «multiplication d'actes inamicaux, de cas d'hostilité et d'ingérence dans les affaires intérieures du Mali par les autorités» algériennes est un secret de polichinelle qui alarmait jusque les alliés de l'Algérie.
Le territoire algérien est impossible à sanctuariser
Plus grave encore, Alger, acculé, a choisi de s'adresser directement au peuple malien, sur un ton comminatoire, déplorant «des décisions aussi malheureuses et aussi malvenues renfermant les germes d'une guerre civile au Mali». Un précédent terrible dans les relations bilatérales. L'Algérie, aussi, passe outre les recommandations du Conseil de sécurité et de l'Union africaine, quitte à déplorer l'intervention extrarégionale qu'elle nourrit elle-même (l'ouverture de l'espace aérien à l'aviation française engagée dans l'opération Serval, les délibérations secrètes avec des factions terroristes, les discussions non-annoncées avec la Russie, etc).
En outre, l'Algérie expulse des milliers de migrants ouest-africains, «environ 2000» sont «en moyenne mensuellement» refoulés vers le Niger voisin, selon les organisations humanitaires. L'Algérie, qui ne possède pas de législation en matière d'asile, n'a pour guide qu'une vision quelque peu manichéenne des relations avec ses voisins, au point de proposer aux nouvelles autorités du Niger «un plan de transition de six mois» censé baliser le terrain à un retour à l'ordre constitutionnel et démocratique, et ce sans aucune concertation avec les différents acteurs impliqués dans le mécanisme politique national du pays.
Il s'agit d'une pirouette algérienne qui refuse «catégoriquement toute intervention militaire» extérieure au Niger, «une menace directe pour l'Algérie», laquelle a saboter le déploiement d'une force ouest-africaine «pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger.» Si elle a reconnaît qu'un Etat failli «poussera des milliers de Nigériens sur la voie de la migration», c'est surtout sa politique autolâtre et sans-gêne qui fait du Sahel un carrefour géographique, humain et économique irrespirable. Et que dire du Sud algérien, parent pauvre des préoccupations du pouvoir central en termes de développement, d'intégration et de sécurité ?


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