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Ralentissement économique, défis structurels, chocs exogènes, faible production agricole : Aziz Akhannouch n'a qu'à bien se tenir en 2025
Publié dans Barlamane le 17 - 12 - 2024

Le Maroc semble traverser une phase de ralentissement économique en 2024, avec une prévision de croissance limitée à 2,6 %, selon les dernières projections de la Banque centrale dévoilées mardi 17 décembre. Ce niveau, en retrait par rapport aux 3,4 % enregistrés en 2023, s'inscrit dans un contexte marqué par des défis structurels, une inflation persistante et des chocs exogènes, notamment climatiques, au moment où Aziz Akhannouch peine à améliorer sa copie économique.
Bank Al-Maghrib anticipe une relative stabilité du secteur non agricole, avec un taux de croissance oscillant autour de 3,5 % en 2024 et une légère accélération à 3,6 % en 2025, puis à 3,9 % en 2026. Ces prévisions traduisent une capacité de rebond des secteurs industriels, des services et des infrastructures, malgré les pressions inflationnistes persistantes et le repli de l'économie mondiale.
Cependant, ces chiffres demeurent insuffisants pour répondre aux défis structurels de l'économie marocaine. La contribution limitée du secteur industriel au PIB (autour de 14 % en 2023) illustre la difficulté du royaume à opérer une transition vers une économie plus diversifiée et orientée vers les exportations à forte valeur ajoutée. De même, les services, bien qu'endurants, restent tributaires de secteurs vulnérables comme le tourisme, particulièrement exposé aux aléas internationaux.
Un secteur agricole soumis à des aléas climatiques récurrents
Le recul attendu de 4,6 % de la valeur ajoutée agricole en 2024 reflète l'effet des conditions climatiques défavorables qui ont marqué la campagne agricole précédente. La dépendance chronique de l'agriculture marocaine aux précipitations, dans un contexte de stress hydrique accru, limite fortement sa contribution au PIB, qui reste déterminante dans un pays où près de 35 % de la population active est employée dans ce secteur. L'amélioration prévue de 5,7 % en 2025 repose sur une hypothèse optimiste : une récolte céréalière de 50 millions de quintaux, correspondant à la moyenne des cinq dernières années. Cette hypothèse, bien que plausible, reste conditionnée par une gestion efficiente des ressources en eau et par des investissements substantiels dans des techniques agricoles efficaces Une croissance de 3,6 % en 2026 confirme cependant les limites structurelles d'un secteur encore trop tributaire des aléas climatiques.
Les risques pesant sur les perspectives économiques sont réels
L'horizon 2025-2026 s'accompagne d'incertitudes importantes, parmi lesquelles les pressions inflationnistes et monétaires liées aux prix des matières premières et à la volatilité des marchés énergétiques pourraient freiner la reprise. Il y a aussi le contexte international, attendu que la croissance économique mondiale, attendue en ralentissement, risque de peser sur les flux commerciaux et les investissements directs étrangers (IDE), deux leviers essentiels pour le Maroc. La vulnérabilité climatique, elle, reste marquée par l'absence de réformes ambitieuses dans la gestion des ressources hydriques, ce qui pourrait compromettre les projections de production agricole, avec des répercussions sur l'ensemble de l'économie.
Vers une transformation structurelle ?
Le Maroc devra impérativement accélérer ses réformes structurelles, s'accordent à dire les économistes interrogés par Barlamane.com, cela inclut l'expansion des secteurs technologiques et industriels, notamment dans le cadre des stratégies de relance post-pandémie; l'investissement dans des systèmes d'irrigation agricoles intelligents et l'adoption de cultures adaptées au climat.
Si le Maroc se dirige vers une trajectoire de croissance modérée mais potentiellement soutenue à partir de 2025, grâce à une conjonction de facteurs favorables, tels que la stabilité du secteur non agricole, celle-ci reste conditionnée par une mise en œuvre accélérée des réformes structurelles et une stratégie climatique sérieuse. Sans ces efforts, les risques de stagnation à moyen terme pourraient compromettre les ambitions de développement du pays, alors que l'horizon 2025-2030 constitue une fenêtre critique pour asseoir une croissance plus robuste.


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