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Le Maroc doit rejoindre le Future of Investment and Trade Partnership (FIT-P), coalition multilatérale de libre-échange face au dérèglement des règles commerciales mondiales
Le Maroc devrait intégrer un nouveau groupement d'Etats aligné sur l'Organisation mondiale du commerce (OMC) conçu pour promouvoir le libre-échange en réaction aux mesures protectionnistes imposées par le président des Etats-Unis Donald Trump, lesquelles ont profondément bouleversé le consensus international sur les règles du commerce mondial, a rapporté le quotidien britannique The Financial Times, en citant des sources diplomatiques et gouvernementales issues d'Asie, d'Amérique latine et d'Australasie. Naissance d'un nouveau cadre commercial international structuré autour du FIT-P Les interlocuteurs mentionnés précisent que «le nouveau groupement, baptisé Future of Investment and Trade Partnership (FIT-P), est lancé par Singapour, les Emirats arabes unis et la Nouvelle-Zélande». Ils ajoutent que «le cercle initial pourrait compter une douzaine de membres potentiels, parmi lesquels le Maroc, le Rwanda, la Malaisie, le Costa Rica, le Panama et la Norvège». Un diplomate directement impliqué dans ces discussions a indiqué que «le FIT-P se consacrera au commerce international fondé sur des règles et à la défense du libre-échange». La même source a souligné que «son lancement est prévu lors d'une réunion virtuelle en novembre, suivie d'un rassemblement en présentiel en juillet 2026». Un autre participant précise que «l'idée, dans un premier temps, consiste à en faire une coalition souple destinée à soutenir l'ouverture commerciale et les règles internationales, mais elle pourrait évoluer vers une structure plus ambitieuse au fil du temps». Orientations prioritaires et réactions parallèles au bouleversement des règles mondiales Les experts associés au projet expliquent que «l'une des principales orientations du groupement est d'exiger des Etats membres l'égalité de traitement entre documents commerciaux physiques et numériques, l'acceptation des signatures électroniques, ainsi que l'établissement de règles communes relatives au commerce en ligne, jugées indispensables pour accroître l'efficacité des échanges internationaux». Le quotidien britannique observe également que «l'administration Trump a renversé les règles établies du commerce mondial en contraignant la majorité de ses partenaires à signer des accords déséquilibrés comportant des hausses unilatérales de droits de douane sur les biens importés par les Etats-Unis». Il rappelle, de surcroît, que «l'offensive commerciale américaine a conduit certains spécialistes, notamment l'ancien chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) Olivier Blanchard, à recommander l'élaboration de contre-plans par la formation de coalitions entre Etats affectés afin de préserver l'ancien ordre commercial international». Dans le même mouvement, «l'Union européenne a annoncé le resserrement de ses liens commerciaux avec les membres du Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership (CPTPP), un accord de libre-échange signé en mars 2018 par onze pays d'Asie-Pacifique, que le Royaume-Uni a rejoint en décembre 2024».