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Le Maroc obtient 6,4/10 en liberté économique et devance ses voisins maghrébins dans le rapport 2025 de l'Institut Fraser mais certaines fragilités se perpétuent
Publié dans Barlamane le 29 - 09 - 2025

Avec un score global de 6,4 sur 10, le Maroc occupe en 2023 le premier rang en Afrique du Nord dans l'Indice mondial de liberté économique établi par l'Institut Fraser, se classant 70e pour la taille du gouvernement (6,88/10), 75e pour le système juridique (5,36/10), 128e pour la monnaie saine (6,35/10), 89e pour le commerce extérieur (7,09/10) et 95e pour la régulation économique (6,24/10). Cette combinaison de résultats place le royaume en tête de la région, devant la Tunisie (5,41/10 pour la taille de l'Etat, 141e rang), la Mauritanie, l'Egypte, la Libye et l'Algérie. L'étude rappelle que «le Maroc demeure la première économie relativement libre du Maghreb», dans un contexte mondial marqué par un recul continu de la liberté économique pour la quatrième année consécutive, alors que les écarts de revenu se creusent : «les habitants des pays les plus libres gagnent en moyenne 6,2 fois plus que ceux des pays les moins libres, et les 10 % les plus pauvres y disposent de revenus 7,8 fois supérieurs».
Le Maroc occupe une place singulière dans l'édition 2025 du rapport de l'Institut Fraser sur la liberté économique mondiale dévoilée lundi. Avec un score global avoisinant 6,4 sur 10, il s'établit au premier rang des pays d'Afrique du Nord, devançant nettement ses voisins immédiats. Le document précise que «le Maroc obtient 6,88 sur 10 dans la catégorie de la taille du gouvernement, ce qui correspond au 70e rang mondial, tandis que son système juridique et ses droits de propriété ne recueillent que 5,36 sur 10, le plaçant au 75e rang».
Le rapport détaille que «la note marocaine pour la monnaie saine est de 6,35 sur 10, ce qui correspond au 128e rang, tandis que le commerce international atteint 7,09 sur 10, le classant au 89e rang, et la régulation économique reçoit 6,24 sur 10, soit le 95e rang». Ces chiffres traduisent une situation contrastée : ouverture accrue au commerce mondial, mais faiblesse persistante dans l'édifice juridique et la stabilité monétaire. L'étude affirme que «le score économique global du Maroc avoisine 6,4/10, ce qui le place en tête des pays d'Afrique du Nord».
L'écart avec ses voisins demeure notable. La Tunisie, par exemple, se limite à un score de 5,41 pour la taille de l'Etat (141e rang) et à 5,61 pour la régulation économique (130e rang). Le texte insiste sur le fait que «le Maroc affiche des indicateurs supérieurs à ceux de ses voisins nord-africains, ce qui lui assure le statut de leader régional». Les auteurs ajoutent que «le royaume occupe la première place en Afrique du Nord, devant la Tunisie, la Mauritanie, l'Egypte, la Libye et l'Algérie».
Structure des composantes et classement détaillé
Le rapport décline avec précision les cinq domaines qui composent l'indice. Pour le Maroc, la taille du gouvernement obtient un niveau relativement correct, en raison d'une fiscalité contenue et d'un poids budgétaire qui n'écrase pas l'économie. Le texte indique que «la note de 6,88 sur 10 place le Maroc dans la moitié supérieure du classement mondial».
Sur le plan juridique, les résultats s'avèrent plus préoccupants. L'étude relève que «la sécurité des droits de propriété et l'efficacité judiciaire demeurent faibles, avec une note de 5,36 sur 10, ce qui ne le situe qu'au 75e rang». La monnaie saine traduit aussi certaines fragilités. Selon les auteurs, «le Maroc obtient 6,35 sur 10, ce qui le relègue au 128e rang, reflet d'un environnement marqué par la volatilité».
À l'inverse, le commerce extérieur constitue un point fort. Le document affirme que «la note de 7,09 sur 10, correspondant au 89e rang mondial, traduit une ouverture réelle au commerce international». Enfin, la régulation reçoit une appréciation mitigée : «le score de 6,24 sur 10, au 95e rang, révèle une situation intermédiaire, avec des contraintes administratives notables mais un climat d'affaires encore relativement favorable».
En comparaison, l'étude fournit des chiffres nettement plus faibles pour les pays voisins. Elle précise que «la Tunisie se situe parmi les derniers rangs, avec un score de 5,41 en taille de l'Etat et de 5,61 en régulation». Les auteurs en concluent que «le Maroc demeure la première économie relativement libre du Maghreb».
Tendances régionales et mondiales
L'Institut Fraser élargit son analyse à l'échelle planétaire et constate une dégradation générale. Le rapport observe que «la liberté économique mondiale a culminé en 2019, mais décline chaque année depuis, enregistrant en 2023 un quatrième recul consécutif».
La région Moyen-Orient et Afrique du Nord figure parmi les plus affectées. L'étude note que «le bloc régional subit une baisse particulièrement grave, compte tenu de son niveau déjà faible». À l'échelle des continents, l'Amérique du Nord, l'Amérique latine puis le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord enregistrent les reculs les plus prononcés.
Le rapport met également en évidence la hiérarchie mondiale. Il mentionne que «les dix premières économies en matière de liberté économique sont Hong Kong, Singapour, Nouvelle-Zélande, Suisse et Etats-Unis». À l'autre extrémité du classement, les pays aux économies fermées voient leurs habitants demeurer dans la pauvreté. Le texte illustre cette disparité : «dans le quartile des pays les plus libres, le revenu médian par habitant est près de 6,2 fois supérieur à celui du quartile le moins libre».
La comparaison s'étend aux plus démunis : «le revenu des 10 % les plus pauvres est 7,8 fois plus élevé dans les pays les plus libres que dans les moins libres». Cette relation entre ouverture économique et prospérité se reflète aussi dans d'autres indicateurs : santé, éducation et espérance de vie. Enfin, l'étude insiste sur la portée sociétale de cette liberté. Elle conclut que «là où les individus sont libres de poursuivre leurs propres opportunités et de faire leurs choix économiques, ils mènent des vies plus prospères, plus heureuses et plus saines».
De la position relativement favorable du Maroc dans son environnement immédiat à la détérioration générale de la liberté économique mondiale, l'édition 2025 du rapport de l'Institut Fraser offre une lecture contrastée. Elle rappelle, en filigrane, que les progrès du royaume demeurent fragiles face aux faiblesses institutionnelles et aux incertitudes globales, mais qu'ils lui permettent néanmoins de s'affirmer comme une référence régionale.


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