Une délégation nigériane conduite par le ministre du développement de l'élevage, Idi Mukhtar Maiha, a achevé une tournée d'étude au Maroc marquée par une série d'entretiens techniques consacrés aux vaccins vétérinaires, aux industries agro-alimentaires et aux chaînes de transformation du cuir. Tout au long des rencontres, rapporte la presse locale, les responsables nigérians ont repris de vastes segments d'analyse et d'explications, en indiquant notamment «le Nigeria souhaite élargir sa coopération avec le Maroc dans la production de vaccins vétérinaires et dans le développement agro-industriel», après plusieurs journées d'examen minutieux des installations marocaines. Au terme de la visite de l'unité MCI Animal Health and Vaccine Production à Casablanca, les membres de la délégation ont rappelé «que le protocole d'accord entre MCI et le Nigerian Veterinary Research Institute (NVRI), basé à Vom, porte sur la formation scientifique et la production vaccinale», un document déjà activé par les équipes des deux pays. Ils ont ajouté «que les vaccins contre la péripneumonie contagieuse bovine et la dermatose nodulaire sont en cours d'essais sur le terrain au Nigeria». Le ministre Idi Mukhtar Maiha a précisé l'intérêt de son pays pour un élargissement de la coopération vaccinale, en évoquant «des maladies zoonotiques majeures, telles que la fièvre aphteuse, la brucellose, le charbon bactéridien, l'influenza aviaire ou encore la peste porcine africaine». La direction de MCI a indiqué «que la société entend approfondir le travail engagé dans le cadre de l'accord bilatéral Nigeria–Maroc et que son dossier d'enregistrement auprès de la NAFDAC progresse». Elle a également rappelé «qu'elle exporte déjà des médicaments et des vaccins vétérinaires vers vingt pays, dont plusieurs Etats de l'Union européenne». Filières agro-alimentaires, cuir et industries laitières Les échanges se sont étendus au secteur agro-alimentaire, les responsables nigérians rapportant «qu'un dialogue a été engagé avec la Fédération marocaine de l'agro-industrie et avec le Centre technique des industries agro-alimentaires pour identifier des pistes de collaboration future». Le groupe a ensuite rencontré la Fédération marocaine des industries du cuir, chargée de superviser l'ensemble de la filière au Maroc. Les représentants nigérians ont noté «que la principale tannerie du royaume, fondée en 1927, produit environ 1 200 000 pieds carrés de cuir semi-fini destinés à l'exportation vers les Etats-Unis, l'Italie, l'Espagne et l'Inde» et «que le Maroc maintient une interdiction d'exporter les cuirs non transformés tels que le Wet Blue et le Wet White». La Fédération a fait savoir «qu'elle se déclare disposée à engager un travail commun avec le Nigeria sur la formation et l'amélioration des circuits d'exportation des peaux et cuirs».