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Ruée vers les postes ministériels
Publié dans Challenge le 02 - 11 - 2016

Combien de cadres et responsables rêvent ces derniers jours de figurer dans la liste des ministrables. C'est un «rêve» légitime pour une minorité faite de militants compétents et «démesuré» pour une majorité d'arrivistes et de chasseurs de primes de la rente politique. Le choix qualifié orgueilleusement d'idéologique et le programme électoral écrit dans la précipitation ne vont plus servir à grand-chose. par D.A.
L'essentiel est dans la part que chaque parti compte conquérir dans le gâteau gouvernemental. Bien que les contacts pris par le Chef du Gouvernement aient été nombreux et que beaucoup de partis de l'ancienne opposition et de l'ancienne majorité ont exprimé « leur volonté » de renforcer «le rang démocratique » et de répondre favorablement aux efforts de constitution d'un Gouvernement fort et homogène. Ces expressions positives inondent les communiqués officiels des deux partis ayant boudé Benkirane durant la précédente législature. Le parti de l'Istiqlal et l'USFP ont décidé de rompre avec le PAM après des mois de coordination. La perte d'une grande partie de leurs sièges à la Chambre des députés leur a fait retrouver une raison qu'ils ont oubliée en optant de rompre avec l'exercice de la responsabilité ministérielle.
Trop d'alliés tuent la majorité
Benkirane veut un gouvernement bénéficiant d'une large majorité, mais il doit faire face aux attentes des cadres de son parti. Le dernier Conseil National n'a pas été facile et le Chef du gouvernement n'a pas les mains libres pour désigner les membres qui devraient représenter son parti au gouvernement. Il devrait tenir compte de la loyauté du PPS durant cinq années, comme il devrait se rendre à l'évidence en matière de la « nécessaire » et exigeante participation du RNI. Au total et compte tenu des douze ministères qui seraient réservés au PJD, il faudra allouer au moins une vingtaine de ministères aux alliés. Le RNI serait le plus exigeant en raison des politiques publiques qu'il a dirigées pendant la période précédente et de son alliance avec l'Union Constitutionnelle. L'Istiqlal ne pourrait se contenter d'un nombre limité de portefeuilles et fera tout pour revenir avec des exigences à la hauteur de sa rupture avec le PAM. Le Mouvement populaire a toujours mis en avant sa volonté de rester dans la majorité et son maintien exige un traitement particulier pour qu'il soit honorablement représenté après les déboires qu'ont connus certains de ses ministres lors de la précédente législature. La salle du marché aux portefeuilles ministériels connaitra un climat très perturbé et nécessiterait beaucoup d'arbitrages entre les donneurs d'ordres. Une carte gouvernementale aussi variée est porteuse de risques. Rien ne pourrait garantir des retraits en cours de législature de tel ou tel parti. Les références partisanes renaitraient et le leadership de Benkirane ne pourrait être accepté par des leaders dont la tâche première est de reconquérir le terrain perdu. Il suffit de constater, d'après les rumeurs persistantes, que quatre partis prétendent à la présidence de la première Chambre.
Eviter l'inflation des portefeuilles
Un gouvernement avec 35 ministres, replongerait notre pays dans la gestion désordonnée et le manque du travail collectif. Il suffit de faire le bilan du travail séparé et presque « autonome » des ministres délégués pour constater les gâchis. Le nombre de ministres est ce fléau qu'il faudrait combattre. En Chine, leur nombre ne dépasse pas 25 alors que la population est d'environ 1,4 milliard d'habitants. Le Canada compte 30 ministres, la Russie 29, l'Allemagne 15 et l'Argentine 21. Plusieurs voix se lèvent dans beaucoup de pays pour limiter le nombre de portefeuilles ministériels afin de rationaliser l'action gouvernementale et garantir une meilleure programmation des politiques publiques. Chez nous, la question est vitale pour l'avenir. Nous devons répondre à des attentes dans tous les domaines avec professionnalisme, compétence et réduction des lieux de prise de la décision publique qui coûtent chers en deniers publics et en temps politique et économique.


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