Depuis que le vent de la réforme a soufflé au Maroc, de nouveaux caïdats ont vu le jour dans la province de Sidi Bennour. L'objectif de cette création était de mettre en œuvre la politique de proximité et, aussi, de faciliter la tâche aux citoyens. Malheureusement, il est regrettable de constater le comportement insensé et les actes incivils du caïd de M'tal qui, au lieu de contribuer à la prospérité et de veiller sur le respect de la loi, il ne fait qu'aggraver les ennuis des citoyens.
En effet ce dernier, a déchainé un mécontentement absolu chez les citoyens.les Cheikhs et les Mqadmines des communes rurales de M'tal et de Jabria. Ce qui a provoqué un remous total le vendredi 8 mars. Les Cheikhs et les Mqadmines ont déserté le caïdat pour exercer leur travail dans le siège de la commune en guise de protestation. Quant aux citoyens, ils ont essayé d'envahir le caïdat si ce n'est l'intervention des éléments des forces auxiliaires qui par avaient réussi à calmer la colère des protestataires qui ne pouvaient plus supporter le zèle du caïd en refusant de leur signer les documents administratifs sollicités telles les attestations de résidence ou autres pièces administratives. Contactés à ce sujet, les Cheikhs et les Mqadmines nous ont fait savoir que le caïd les traitait comme ses vassaux et non pas des commis d'état qui l'aidaient dans sa tâche et qu'il ne se retenait de les injurier des pires qualificatifs portant atteinte à leur dignité Sans raison valable, il avait suspendu un ancien cheikh de ses fonctions parce que ce dernier lui avait révélé des constructions anarchiques dans certains douars. Contre ces agissements les Cheikhs et les Mqadmines ont adressé à leurs supérieurs des lettres de protestation dans lesquelles ils dénoncent vigoureusement le comportement médiéval de ce caïd tout en réclamant une intervention en leur faveur. La galère et le cauchemar que vivent les habitants de cette région de la province n'ont que trop duré et l'entêtement de ce caïd n'a qu'attiser la tension et la colère de ses subordonnés et des citoyens. C'est pourquoi L'opinion publique attend, avec impatience, une intervention rapide de la première autorité provinciale pour rétablir une situation risquant des rebondissements graves.