DR ‹ › Face aux récentes défections, notamment celle d'Abdelhadi Khairat, l'une des figures emblématiques de l'USFP, la direction actuelle du parti affirme que ces départs n'ont en rien altéré sa dynamique. «Nous ne cesserons de le rappeler : l'Union socialiste des forces populaires n'a pas à justifier son existence (...) L'Union a toujours traversé des tensions internes. Des personnalités majeures comme Abderrahim Bouabid, Abderrahmane Youssoufi, Abdelouahed Radi ou Mohamed El Yazghi ont fait face à des critiques et contestations. Ces divergences, bien que parfois difficiles, sont le reflet des dynamiques inhérentes à toute organisation vivante confrontée aux enjeux du pouvoir, aux débats idéologiques et aux ambitions électorales. Elles n'ont jamais signifié la fin du projet», a déclaré le parti dans un communiqué. Le texte admet néanmoins que «le rapport de force est aujourd'hui défavorable à l'USFP. L'argent, le populisme et la manipulation pèsent lourdement sur le jeu politique. Mais ces contraintes ne sauraient effacer son héritage ni altérer sa détermination». Le départ d'Abdelhadi Khairat vers le Parti du progrès et du socialisme (PPS) survient alors que le Maroc se prépare à de nouvelles élections législatives. L'USFP, sous la direction de Driss Lachgar, espère faire de ce scrutin un tremplin pour retrouver une place au sein du gouvernement, après avoir été reléguée dans l'opposition en octobre 2021. Le communiqué de l'USFP, publié lundi, anticipe l'intervention d'Abdelhadi Khairat, au nom du PPS, lors d'une émission prévue mardi soir sur Al Aoula.