D'après les comptes nationaux trimestriels, le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 6,3 % en glissement annuel sur la période, après une croissance de 7,1 % enregistrée au deuxième trimestre. En valeur nominale, le PIB atteint 1 840,6 milliards de francs CFA (environ 3,3 milliards de dollars), contre 1 729,2 milliards à la même période en 2024. Sur les neuf premiers mois de l'année, le cumul s'élève à 4 876,1 milliards de francs CFA, comparé à 4 586,1 milliards un an plus tôt. Le secteur secondaire se distingue avec une progression de 9,1 % de sa valeur ajoutée brute. L'industrie extractive affiche une hausse de 16,6 %, tandis que la construction bondit de 22,9 %. Les activités manufacturières enregistrent également des performances notables, notamment le textile et l'habillement (+43 %) ainsi que la production de matériaux de construction (+56,5 %). Le secteur primaire avance de 4 %, porté par l'agriculture, l'élevage et la sylviculture (+4,7 %). De son côté, le secteur tertiaire enregistre une croissance de 4,9 %, soutenue par l'information et la communication (+15,3 %), les transports et l'entreposage (+18,6 %) ainsi que les services de santé et d'action sociale (+31,2%). Les données conjoncturelles confirment cette dynamique. L'indice de production industrielle progresse d'environ 11 % sur les dix premiers mois de 2025. Les indices du chiffre d'affaires affichent des hausses de 19,1 % dans le commerce, 14,8 % dans la construction et 5,9 % dans les services marchands non financiers. Les résultats du quatrième trimestre, attendus dans les prochaines semaines, permettront d'établir une estimation provisoire du PIB annuel 2025, selon les responsables de l'INSEED.