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Intégration économique : Des ambiguïtés planent sur l'Union pour la Méditerranée
Publié dans Finances news le 03 - 03 - 2011

Avec les évènements actuels qui secouent la rive Sud de la Méditerranée et la crise qui frappe de plein fouet plusieurs pays de la rive Nord, l'UPM semble vouée à l'échec.
Pour certains observateurs, ces changements dans la région sont un gage de réussite pour l'UPM car avec un pouvoir démocratique, un Etat de droit, une bonne gouvernance, des libertés, les négociations ne peuvent qu'aller dans le bon sens.
La France devrait faire face aux réserves de ses homologues européens, notamment l'Allemagne.
Quel avenir pour l'Union pour la Méditerranée ? De nouvelles contraintes majeures se dressent devant la réalisation du projet. Dès son lancement à l'initiative de la France en 2008, plusieurs spécialistes des relations internationales considéraient le projet comme mort-né car il dispose de plusieurs ingrédients qui peuvent compromettre sa concrétisation. Avec les évènements actuels qui secouent sa rive Sud et la crise qui frappe de plein fouet plusieurs pays de la rive Nord, l'UPM semble vouée à l'échec, ou du moins en panne à la recherche d'un nouveau souffle et d'un environnement meilleur. Nicolas Sarkozy est d'un autre avis ; lors de son dernier discours pour recadrer la politique étrangère française, le Président français tient toujours à son projet :
«L'Union pour la Méditerranée, fondée à l'initiative de la France le 13 juillet 2008, doit permettre à tous les peuples de la Méditerranée de bâtir enfin une destinée commune. Le moment est venu de refonder cette Union à la lumière des événements considérables que nous vivons. La France fera des propositions en ce sens à ses partenaires», a-t-il affirmé dans une allocution radiotélévisée.
Mais en deux mois, Sarkozy a perdu deux importants alliés dans les pays de la rive Sud. «Même si les pouvoirs intérimaires aussi bien en Egypte qu'en Tunisie affirment qu'ils veulent garder des liens privilégiés avec leurs partenaires historiques, l'implication personnelle des ex-présidents Moubarak et Benali est inestimable. Car à côté de la France, l'Egypte copréside l'organisation et la Tunisie s'est adjugé le secrétariat général», a souligné Majid Allali, professeur des Relations internationales Le Président français estime que les deux rives ont un destin commun et qu'il faut préparer ensemble la région de demain.
L'UPM est destinée à donner un nouveau souffle au processus de Barcelone, partenariat liant l'Europe aux pays riverains de la Méditerranée.
Pour plusieurs observateurs, ces changements dans la région sont un gage de réussite pour l'UPM car avec un pouvoir démocratique, un Etat de droit, une bonne gouvernance, des libertés, les négociations ne peuvent qu'aller dans le bon sens.
«L'instauration de régimes plus démocratiques permettra à coup sûr aux pays européens d'avoir des interlocuteurs fiables et respectant leurs engagements. Mais après des années de dictatures, l'instauration d'une nouvelle ère semble fragile. Le basculement vers une autre autocratie n'est pas à écarter surtout que les révoltés veulent des mesures urgentes et des actions concrètes», a rapporté Allali.
Pour certains observateurs, le projet de l'UPM rencontre de sérieuses difficultés. La France qui est en perte de vitesse à cause de ses déboires diplomatiques qui ont terni son image de marque à l'international, devrait faire face aux réserves de ses homologues européens, notamment l'Allemagne. A une année des élections présidentielle, Sarkozy en chute dans les sondage, n'a pas assez de marge de manœuvre pour mener à bien son projet.
«S'il perd le suffrage universel au profit d'un autre Président, notamment de la gauche, il faut s'attendre à une reconfiguration de l'UPM vers un ajournement pour manque de visibilité, a ajouté Allali.
Les contraintes contre l'UPM ne sont pas uniquement du ressort des pays de la rive Sud, même ceux du Nord sont confrontés à une grave crise économique notamment la Grèce, l'Italie, l'Espagne et le Portugal qui sont amenés à revoir l'échelle de leur priorité qui reste essentiellement d'ordre interne. Il s'agit surtout de mener à bien les mesures de relance pour assurer la croissance et l'emploi.


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