Le Maroc et l'Albanie s'apprêtent à rejoindre la force internationale de stabilisation à Gaza, dans le cadre de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, sous l'égide de l'administration Trump. DR ‹ › Le quotidien israélien Jerusalem Post a annoncé que le Maroc et l'Albanie s'apprêtent à intégrer la force internationale de stabilisation à Gaza. Cette mission sera chargée de superviser certains aspects du maintien de la paix dans le cadre de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, initié sous l'administration Trump. Auparavant, la chaîne israélienne Kan avait révélé lundi que la Grèce se joindrait également à cette force en cours de constitution. Ces informations coïncident avec l'annonce de dimanche, affirmant que l'Indonésie sera le premier pays à rejoindre cette mission internationale de stabilisation, avant le sommet du Conseil de la paix prévu aux Etats-Unis ce jeudi. Le roi Mohammed VI avait déjà accepté l'invitation du président américain Donald Trump à rejoindre le Conseil de la paix en tant que "membre fondateur". Le 22 janvier, Nasser Bourita, ministre des Affaires Etrangères marocain, a officiellement signé la charte fondatrice du conseil lors d'une cérémonie à Davos, en Suisse. Dimanche, le président Trump a exprimé de grandes attentes pour les résultats de la première réunion officielle du Conseil de la paix, soulignant que «les Etats membres ont promis plus de 5 milliards de dollars pour soutenir les efforts humanitaires et la reconstruction de Gaza". Ils ont également prévu de déployer des milliers de personnels pour la force internationale de stabilisation et la police locale, afin de garantir sécurité et paix aux habitants de Gaza, sans préciser quels pays fourniront des troupes. Surveillance du cessez-le-feu uniquement L'Associated Press a rapporté dimanche que l'Indonésie commencera sa contribution en avril, avec un premier déploiement de forces prévu pour juin. Le nombre de soldats indonésiens déployés en avril devrait atteindre 1 000, pour ensuite augmenter à environ 8 000 en juin, dépassant certaines des estimations initiales des médias. En mai 2024, le Financial Times avait révélé que les Etats-Unis encourageaient les pays arabes à s'impliquer dans cette force de maintien de la paix à Gaza. Washington menait alors des discussions avec des pays arabes tels que l'Egypte, les Emirats arabes unis et le Maroc pour envisager leur participation. La mission de la force internationale de stabilisation n'est pas de confronter directement le Hamas ou de le désarmer, mais plutôt de superviser les lignes de cessez-le-feu actuelles et de potentiellement gérer d'autres questions frontalières. Pour rappel, le Maroc entretient des relations diplomatiques avec Israël depuis décembre 2020 et a signé des accords de coopération militaire.