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«Nous investissons beaucoup dans la formation»
Publié dans Finances news le 23 - 09 - 2015

Dans cet entretien réalisé à bâtons rompus en marge du Colloque international sur les finances publiques, Noureddine Bensouda, directeur de la Trésorerie générale du Royaume (TGR), nous parle des principaux enjeux de la gouvernance financière. L'occasion également de revenir sur les chantiers ouverts par la TGR pour accompagner les nouvelles mutations réglementaires et territoriales (régionali­sation avancée, décret relatif à la Commission nationale de la commande publique, etc.).
Finances News Hebdo : La neuvième édi­tion du Colloque international des finances publiques a été réservée à la gouvernance financière des villes. Pourquoi avoir choisi ce sujet ?
Noureddine Bensouda : La gouvernance finan­cière des villes est devenue un sujet d'actualité, au Maroc comme à l'étranger. Tout l'effort fourni au niveau de l'Etat est aujourd'hui perceptible à l'inté­rieur des villes. Le budget d'une ville comprend, outre celui des communes, d'autres ressources mobilisées auprès de plusieurs partenaires (Etat, entreprises publiques, secteur privé, etc.). Mais quels que soient les moyens dont dispose une ville, il est difficile de satisfaire les besoins des citoyens. D'où la nécessité de mobiliser d'autres moyens de financement, particulièrement dans le cadre du mécénat.
Or, pour réussir cette vision, il importe de connaître les réalités des villes. C'est la raison pour laquelle nous avons invité le sociologue Mohamed Cherkaoui, qui nous a gratifié d'une belle étude historique et prospective. Ce sont des informations fondamentales pour la prise de décisions dans les domaines liés à la gestion de nos villes.
F.N.H. : Lequel des résultats annoncés par le sociologue Mohamed Cherkaoui vous a le plus interpellé ?
N. B. : Je retiens surtout la nécessité de s'organi­ser et de travailler davantage. Les besoins de nos villes ne cesseront de s'accroître, en termes de transport, de logement, d'alimentation, etc. D'un point de vue environnemental, les investissements futurs devront absolument tenir compte de la dimension écologique et éviter les drames vécus dans d'autres pays où l'industrialisation à outrance a fortement impacté la vie des gens. Ces mes­sages issus de l'analyse du professeur Cherkaoui devraient servir de base aux décideurs impliqués dans la gestion des villes.
F.N.H. : A l'issue des élections du 4 sep­tembre, le Maroc va entamer une nouvelle révolution territoriale avec le lancement opérationnel de la régionalisation avancée. Où situerez-vous l'implication d'une admi­nistration comme la vôtre dans ce vaste chantier ?
N. B. : Notre administration est en contact avec tous les ministères et les collectivités territoriales (préfectures, provinces, communes, etc.). Nous sommes chargés de l'exécution des politiques publiques, grâce d'abord aux ressources humaines dont nous disposons sur l'ensemble du territoire, et à notre système d'information qui gère les dépenses de l'Etat, les marchés publics, etc. La réforme avait d'ailleurs unifié la réglementation de la commande publique de sorte à ce que les fournisseurs aient le même référentiel juridique, peu importe le profil de l'ordonnateur (Entreprise publique, administration, communes, etc.). Cela encadre la dépense publique et contribue à l'amélioration de la transparence budgétaire. La Trésorerie générale du Royaume intervient égale­ment au niveau des recettes, puisque nous gérons le recouvrement de la fiscalité locale.
Puis, il y a le volet «reporting», puisque nous tenons à informer en temps réel, à chaque fin de mois, sur la situation des finances publiques (y compris celles des collectivités territoriales). Le rôle de la TGR est primordial dans la mise en oeuvre des politiques publiques.
Nous investissons beaucoup dans la formation. Nous sommes une administration ouverte sur son environnement et nous tenons à partager la connaissance que nous avons dans le domaine des finances publiques. Nous sommes convaincus qu'avec des ressources humaines compétentes, nous pouvons mieux servir le citoyen.
F.N.H. : Quelle évaluation faites-vous de la nouvelle réglementation de la commande publique, presque deux ans après sa pro­mulgation ?
N. B. : Le décret sur la commande publique constitue une avancée majeure dans le sens d'une meilleure gestion. Dans le domaine des finances publiques, il faut distinguer entre la politique (la vision stratégique) et le «droit» censé encadrer sa mise en oeuvre sur un plan législatif et réglemen­taire. Intervient ensuite la mise en oeuvre opéra­tionnelle qui relève du management. Il est donc fondamental que le management suive. Il importe donc d'accentuer la formation, et de renforcer les systèmes d'information. Le reporting permet éga­lement d'avoir un feed-back à l'échelle locale pour une meilleure évaluation de cette politique.
F.N.H. : Le Conseil de gouvernement vient d'adopter le décret relatif à la Commission nationale de la commande publique. Quelle sera sa vocation ?
N. B. : Entre autres missions, cette commission permet de réfléchir sur les réformes en matière de commande publique. Mais quand surgit un problème entre un donneur d'ordre et une entre­prise privée, on peut recourir à l'arbitrage de cette commission, qui statue pour voir si l'administration ou bien la collectivité territoriale a respecté la réglementation en vigueur.


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