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Réserves de change : Une baisse inquiétante ?
Publié dans Finances news le 20 - 04 - 2018

- Au 6 avril 2018, les réserves internationales se chiffrent à 230,8 Mds de DH contre 241,5 Mds DH le 12 janvier 2018.
- Ce mouvement baissier, couplé aux prévisions pour l'année à venir, constitue une source d'inquiétude pour certains économistes.


Un peu plus de trois mois après l'entrée en vigueur de la flexibilité du régime de change, les statistiques portant sur les réserves internationales revêtent une importance autrement plus cruciale.
Faudrait-il rappeler d'emblée que le niveau des réserves en devises, jugé suffisant par les experts du Fonds monétaire international (FMI) a, d'une certaine manière, encouragé la mise en œuvre de la réforme de flexibilité du Dirham, qui a accusé beaucoup de retard.
Ceci dit, au 6 avril 2018, soit 3 mois après l'entrée en vigueur de la flexibilité du dirham, les données rendues publiques par la Banque centrale montrent une tendance baissière des réserves internationales nettes. Celles-ci se sont repliées à 230,8 Mds DH contre 241,5Mds DH début janvier 2018, à la veille de la réforme. C'est plus de 10 milliards de DH en moins.
Si la cote d'alerte du matelas de réserve de change est encore loin d'avoir été atteinte, et que le niveau des réserves demeure toujours assez confortable avec plus de 5 mois d'importation de biens et services, il n'en demeure pas mois que cette baisse tendancielle suscite bon nombre de questionnements. Lesquels sont inhérents à l'opportunité de la réforme visant une plus grande flexibilité de la monnaie nationale et de la capacité du pays à défendre le Dirham.

Une situation gravée dans le marbre ?

Interrogé sur les implications de l'effritement des réserves en devises Najib Akesbi, économiste et professeur à l'Institut agronomique et vétérinaire (IAV) de Rabat, n'affiche aucun signe d'étonnement ou de surprise.
«Je ne cesse de répéter depuis des années que la fonte des réserves de change est inéluctable. Et cela n'est qu'une chronique d'une crise annoncée», alerte-t-il, avant de s'empresser d'ajouter : «En analysant très objectivement les moteurs à l'origine de la disparition des ressources en devises, il est frappant de constater que la balance commerciale est largement déficitaire. Cette situation inhibe tous les contre-feux notamment les recettes des MRE, les IDE et les revenus de voyage».
Rappelons en effet que le déficit commercial s'est creusé de 21,6% à fin février 2018, pour atteindre 20,7 Mds de DH contre un peu plus de 17 Mds de DH au cours de la même période de l'année dernière. Et l'importance du déficit de la balance des paiements exerce naturellement une forte pression sur les réserves en devises. D'ailleurs, les importations ont progressé en valeur de 14,4% pour se chiffrer à 76,6 Mds de DH, tandis que dans le même temps les exportations tirées par la branche automobile se sont raffermies de 8,4% en valeur pour se chiffrer à 43,6 Mds de DH.
Par ailleurs, au regard des fondamentaux ayant une grande incidence sur les réserves de devises, nombreux sont les experts qui jugent anachronique la hausse des IDE marocains à l'étranger, dont le flux a progressé de plus de 50% à fin février 2018.

Le Maroc aura-t-il les reins assez solides ?

Interpellé sur la capacité du pays à défendre la monnaie nationale sur le long terme, et ce dans le nouveau contexte de flexibilité, la réponse de Akesbi est sans ambages : «Cette réforme est une erreur fondamentale car, le pays, à travers la Banque centrale, n'a pas les moyens de défendre le cours de la monnaie et la bande de fluctuation fixée à plus ou moins 2,5%».
Et d'ajouter : «La Banque centrale défendra le cours fixé dans la limite de ses disponibilités en devises jusqu'à ce qu'elle ne soit plus en mesure de le faire. Arrivera alors la dépréciation de la monnaie», confie-t-il, tout en revendiquant l'objectivité de son analyse basée sur des données factuelles.
Dans le même ordre d'idées, notons que la baisse des réserves de change pourrait constituer un mauvais signal pour les opérateurs enclins à se couvrir davantage, notamment pour les opérations commerciales ordinaires.
Or, la conséquence d'une telle attitude pourrait être l'accroissement de la pression sur les réserves en devises.
Par ailleurs, la situation géopolitique marquée par l'intervention des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne en Syrie est loin d'arranger les choses. Celle-ci fait peser beaucoup d'incertitudes sur l'évolution haussière du cours du baril de pétrole (Brent), situé actuellement autour de 72 dollars le baril, soit le niveau le plus haut depuis 2014.
La hausse de la facture énergétique (+19,5% à fin février 2018), qui pénalise les réserves en devises, pourrait encore s'amplifier si les tensions entre la Russie et les Américains (deux des trois plus grands producteurs mondiaux) autour du conflit syrien, montent encore d'un cran.
La prochaine hausse du prix du baril de pétrole pourrait découler d'une crainte des marchés financiers : celle de la perturbation de l'offre. ■


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