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Maroc-Sénégal : ASI, la pomme de discorde
Publié dans Finances news le 08 - 11 - 2007

* Driss Benhima, le PDG de la RAM, a fait le point sur les raisons de la décision de l’Etat sénégalais de reprendre le contrôle d’Air Sénégal International (ASI).
* Pour la partie marocaine, la profitabilité est moins importante que le développement et l’équilibre de la compagnie à un moment où ASI a renoué avec les bénéfices.
* Les points de divergence ont incité la RAM à proposer de se désengager partiellement du capital d’ASI pour ne pas entamer les relations maroco-sénégalaises.
Suite à l’Assemblée générale extraordinaire d’Air Sénégal International, qui s’est tenue au siège de la RAM le 1e novembre et à la polémique qui s’en est suivie après la décision de l’Etat sénégalais de reprendre la gestion de la compagnie dont la RAM est actionnaire majoritaire, Driss Benhima, PDG de Royal Air Maroc, a tenu cette semaine un point de presse où il a tenu à dévoiler les raisons de ce divorce qui s’annonce.
Une recapitalisation qui fera passer à 75% les parts de l'Etat sénégalais dans le capital d'ASI, contre 49% actuellement, et à 25% celles de la RAM, contre 51%.
Chiffres à l’appui, Benhima a défendu le bilan de la gestion de la compagnie par la RAM, depuis le démarrage du plan de redressement élaboré par la compagnie marocaine. Un plan de redressement prêt depuis un an mais qui n’a pu démarrer que depuis avril dernier suite à l’intermédiation du Président sénégalais pour calmer le malaise social qui minait la compagnie. Depuis deux mois, la trésorerie de l’ASI est au vert, tandis que les ventes ont enregistré à fin septembre 2007 une évolution de 14,84 % avec un avion en moins, au lieu de cinq, dont est composée la flotte de la compagnie nationale sénégalaise. Le coefficient de remplissage a pris pour sa part 8 points de plus.
Pour arriver à ce résultat, il a été procédé à la fermeture des lignes déficitaires, notamment Accra et Milan, mais en préservant les lignes domestiques parce que cela relève, toujours selon Benhima, du service public qu’une compagnie nationale doit assurer. En bref, six ans après sa création, ASI vient de renouer avec les bénéfices.
Il faut dire que la RAM a apporté quelque 12 milliards de F CFA dont 11 rien que pour l’année 2006, pour renflouer la trésorerie de la compagnie et combler le déficit chronique de celle-ci.
Un déficit dû, selon les propos de Benhima, à trois facteurs.
D’abord, une flotte et un réseau mal adaptés. Ce qui a mené à la réduction de la flotte à
4 avions seulement et par la fermeture des lignes déficitaires qui on engendré des pertes dépassant les deux milliards de F CFA
(1 DH = 65 F CFA).
Deuxième point qui a également impacté la compagnie : la suppression du monopole du handling en défaveur d’ASI. Alors qu’il était prévu de maintenir ce monopole lors de la signature de l’accord de création de ASI entre la RAM et l’Etat sénégalais. La suppression de ce monopole engendre des pertes de 1,3 milliard de F CFA par an.
Le troisième facteur a trait aux incidents techniques qui ont provoqué d’importantes pertes financières, pratiquement la moitié du déficit. Notamment les incidents du Dashs et du Boeing 737-700, l’un avait fait de l’aquaplanning et le deuxième avait atterri sur une piste en pleine réfection sans que les pilotes n’aient été prévenus par la tour de contrôle. Malgré les assurances, ces deux incidents ont engendré une perte de plus de 4 milliards de F CFA à ajouter aux 2 milliards de F CFA pour la location de deux avions afin d’assurer le service. Ce déficit constaté, il a été conclu de mettre en place un plan de redressement.
Mais, comme le précise le PDG de la RAM, les motifs de ce divorce sont à chercher ailleurs. En fait, depuis le démarrage de ce plan de redressement, des divergences de vues et d’idées ont pointé à l’horizon.
En fait, la croissance enregistrée par ASI ces derniers mois est à l’origine du malentendu entre les deux parties.
La partie marocaine voulant pérenniser la croissance de la compagnie en privilégiant l’équilibre financier. La partie sénégalaise a, selon le propos de Benhima, d’autres ambitions pour poursuivre la croissance, quid du déficit. La position marocaine a été interprétée comme voulant freiner le développement d’ASI en faveur de la RAM. Une situation de doute intolérable pour Driss Benhima.
L’atmosphère s’est tendue au point que la RAM a préféré proposer cette recapitalisation. C’est ainsi qu’il a été décidé de mettre en place une commission mixte pour étudier la faisabilité de cette recapitalisation, notamment le montant et le schéma de cette recapitalisation, et les modalités du transfert par la RAM et la prise en charge par l’Etat Sénégalais des garanties fournies aux partenaires, fournisseurs et bailleurs de fonds d’Air Sénégal International ayant fait confiance à la RAM.
Cette commission, qui devait se réunir le 5 novembre, ne s’est pas tenue vu que la partie sénégalaise ne s’est pas présentée ce jour là comme convenu, sans informer les dirigeants de la RAM des motifs de cette absence.
Mais selon une source proche, la partie sénégalaise est toujours en train de constituer cette commission.
Se retirer pour ne pas entamer les relations maroco-sénégalaises
«Nous avons proposé à nos frères sénégalais de reprendre la gestion d’Air Sénégal International, c’est nous qui avons fait les premiers la proposition de séparation justement parce que nous ne voulons pas qu’Air Sénégal soit une pomme de discorde entre les deux pays», a affirmé Driss Benhima sur l’impact de cette recapitalisation sur le climat politique et économique entre les deux Etats.
Il estime que c’est dommage que la fraternité maroco-sénégalaise n’ait pas été assez forte pour dépasser un certain nombre de soupçons de petit étage, mais c’est le cas de dire que «le Président ne nous a jamais soupçonnés de faire de quelconques petits calculs», précise Benhima.
«Et dès lors qu’il n’y a plus de soupçons, dès lors qu’il y a réaffirmation du Président sénégalais Wade, dans un communiqué officiel, de sa confiance dans la gestion de la RAM et dès lors que nous avons animé le plan de redressement comme nous l’avons prévu, nous nous retrouvons dans l’axe initial d’un partenariat maroco-sénégalais fort. Et effectivement, la séparation ne pouvait venir que parce qu’il ne fallait pas que la poursuite de cet accord envenime davantage la situation», ajoute-t-il. Pour lui, il ne faut pas que cette affaire prenne des proportions plus importantes. «Moi, je fais confiance à l’intelligence de tout le monde, à l’affectivité qu’il y a entre Marocains et Sénégalais et à nos relations politiques excellentes pour que cette recapitalisation se fasse dans la douceur», conclut-il.


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