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Déchets ménagers : 37 milliards de DH pour le programme national
Publié dans Finances news le 16 - 11 - 2006

* Le Maroc dispose désormais d’un Programme national des déchets ménagers (PNDM) qui s’étale sur les 15 prochaines années.
* Avec une enveloppe de 37 milliards de DH, le PNDM vise à augmenter le volume des déchets collectés de 3,4 millions de tonnes en 2007 à 6,6 millions de tonnes en 2020.
* Le programme a également pour objectif de développer la filière tri-recyclage-valorisation.
En marge du Salon Belgica, tenu à Casablanca, un séminaire sur l’industrie de la récupération et du recyclage des déchets ménagers s’est tenu en présence d’experts marocains, belges ainsi que de plusieurs industriels intéressés par cette problématique qui commence à se poser avec acuité. Pays en pleine mutation et en constante évolution socio-économique, le Maroc a connu cette dernière décennie un développement soutenu accompagné d’une augmentation des besoins de base comme l’eau potable, l’assainissement et la gestion des déchets ménagers. D’autant plus que les pressions subies par l’environnement sont devenues de plus en plus fortes, gâtant ainsi le cadre de vie des citoyens.
En chiffres, la production actuelle des déchets ménagers et assimilés est de l’ordre de 5 millions de tonnes par an, soit 0,76 kg par habitant et par jour. La manière désinvolte qu’ont les citoyens de déposer leurs déchets rend très difficile leur collecte et nuit à l’environnement et à l’image des villes. 70 % de la collecte se font en milieu urbain avec une prédominance de matériel peu adapté et mal entretenu. La qualité de service est hétérogène, puisque certaines villes, 50 % du territoire urbain, sont gérées par des délégataires privés. Si le coût du service est de 200 DH/T en gestion directe, il atteint 400 DH/T quand la gestion est déléguée. « Pour prévenir la dégradation de l’environnement, plusieurs initiatives et programmes ont été mis en œuvre pour un meilleur développement durable », explique Moulay Hassan Badraoui, Directeur des études, de la planification et de la prospective à l’Observatoire national de l’environnement du Maroc. Ces initiatives ont été renforcées par le cadre législatif, notamment les lois environnementales et la loi sur les déchets.
Actuellement, le Maroc souffre d’une déficience en matière de collecte et de nettoiement ; la gestion des décharges accuse un grand retard à cause de la prédominance de décharges non contrôlées. Elles sont au nombre de 300 en zone urbaine et nécessitent leur réhabilitation. De plus, le tri s’y fait dans des conditions d’insécurité et de grande insalubrité. Cette situation est en outre grevée par le manque de ressources financières propres affectées au secteur. « Ceci a un impact considérable en termes de nuisance sur l’environnement, de dégradation des ressources en eau et des paysages, de la salubrité des agglomérations et d’incidences sur certaines maladies », souligne Badraoui.
Mais le Maroc n’est pas resté les bras croisés puisque des avancées ont été réalisées grâce à la professionnalisation du secteur par le biais de la gestion déléguée qui assure le service à 50 % de la population urbaine. Une loi a par ailleurs été élaborée sur la gestion des déchets. De même, les autorités compétentes ont établi des schémas-directeurs avec la sélection d’une trentaine de sites pour y établir des décharges contrôlées.
Un programme pour mettre
le secteur à niveau
Le Maroc dispose désormais du Programme National des Déchets Ménagers. Ce PNDM vise à mettre à niveau le secteur au cours des 15 prochaines années pour assurer la collecte et le nettoiement des déchets ménagers dans les agglomérations et atteindre un taux de collecte de 90 % au lieu de 70 % actuellement. Le volume passera de 3,4 millions de tonnes collectées en 2007 à 6,6 millions de tonnes en 2020. Le programme a également pour objectif de réhabiliter toutes les décharges existantes et d’organiser et développer la filière tri-recyclage-valorisation en mettant en place des unités de tri des déchets permettant de traiter 20 % de la totalité des déchets produits. Ce programme qui démarrera en 2007 devra mobiliser une enveloppe budgétaire estimée à 37 milliards de DH dont 72 % seront alloués aux services de collecte et de nettoiement. 5,4 milliards de DH seront destinés à la réalisation des décharges contrôlées et 2,3 milliards de DH serviront à réhabiliter les décharges existantes. Un budget de 1,3 milliard de DH sera consenti aux études, maîtrise d’ouvrage, contrôle et suivi. La filière tri-recyclage-valoisation mobilisera 1 milliard de DH et 350 millions de DH seront alloués à la communication, sensibilisation et formation. Etant donné que ces projets sont inscrits dans le cadre international du « Mécanisme de Développement Propre » (MDP) et au vu des limites du financement par les collectivités locales, qui devront d’ailleurs décaisser au maximum, le soutien de l’Etat est nécessaire et sera couplé à la coopération internationale en la matière ainsi qu’aux ressources du MDP.
Les collectivités locales supporteront 73 % des 37 milliards, l’Etat 9 %, les dons de coopération 4 % et 3 % pour le MDP. Les 12 % seront assurés par les redevances collectées par les collectivités.
A terme, le PNDM permettra une amélioration de la qualité de vie, en plus de l’amélioration des conditions des récupérateurs des déchets. De même, il est attendu entre 12.000 à 18.000 emplois sur les 15 ans. Sur le plan économique, le PNDM permettra des avancées significatives en apports au plan de la fiscalité. Sur le plan organisationnel, un comité de pilotage sera mis en place.


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