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Stocks de céréales : Haro sur les fausses déclarations !
Publié dans Finances news le 05 - 10 - 2007

* Les rumeurs se font l’écho d’une subvention des importations de blé si la flambée des prix mondiaux persiste.
* La hausse du prix du pain enregistrée il y a quelque semaines n’est pas la résultante de l’unique hausse des prix à l’international.
La hausse sans précédent qu’a connue le prix du pain récemment, suite à la hausse mondiale du prix du blé, a créé des tensions dans les milieux socio-économiques. Cette hausse est venue crever le panier de la ménagère qui souffre depuis un certain moment de hausses concomitantes. Les manifestations qui ont eu lieu de part et d’autre sont un signe avant-coureur que la hausse du prix du pain n’est en fait que la goutte qui a fait déborder le vase.
Depuis le mois de juillet, des signes de pénurie se sont manifestés. Les minotiers ont tiré la sonnette d’alarme sur le peu de disponibilités couvrant les besoins. Les services de l’Office National Interprofessionnel des Céréales et Légumineuses (ONICL) ont invité les moulins à puiser dans leurs stocks pour suppléer au manque de blé. Mais ces stocks étaient au plus bas de leur niveau. Dans un pays comme le nôtre, quand la sécheresse sévit, c’est la farine qui trinque et c’est le pain qui risque de ne pas arriver aux foyers. Le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, a ainsi décidé de réduire le prix du pain de 30 %, le 10 septembre dernier. L’Etat marocain pourrait même subventionner les importations de blé si les prix mondiaux continuent d’augmenter, comme il vient de le faire pour l’orge pour la sauvegarde de son cheptel.
Depuis que cette hausse a été annoncée, les commentaires tombent à flot estimant par là que c’est la faute des pouvoirs publics dans la mesure où ils n’avaient pas prévu une réduction des droits de douane en cas d’importation d’aussi importantes quantités de céréales. «Reste que la baisse des droits de douane à zéro ne peut, à elle seule, résoudre le problème de la hausse si la flambée des cours mondiaux persiste», explique un minotier.
Cette flambée est certes la cause principale, mais à côté, il en existe d’autres.
Aujourd’hui, nous apprenons de source sûre que cette hausse est également le fruit de fausses déclarations des coopératives à l’Office concernant les quantités de céréales stockées. En voulant puiser dans ses stocks pour faire face à la crise, le Maroc s’est rendu compte que les quantités de céréales stockées étaient de loin inférieures à celles déclarées à l’Office. Aussi, il a été constaté qu’au cours de cette période de pénurie, le Maroc ne disposait pas de chiffres réels pour une évaluation de son stock en céréales. Ce qui est très bizarre.
Le puzzle est incomplet
Les questions qui se posent d’emblée sont: pourquoi les coopératives agissent-elles de la sorte ? Peut-être parce qu’elles jugent l’indemnité inférieure aux charges, mais encore faut-il admettre qu’elles auraient pu réclamer la hausse surtout quand il y va de l’intérêt de la nation. La seconde question est comment en est-on arrivé là ? Peut-on dans ce cas rejeter la faute sur la commission constituée au sein de l’ONICL dont les visites auprès des coopératives ne sont peut-être pas suffisamment cadencées, ce qui a conduit à la rédaction de PV à la foi douteuse ?
C’est dans ce cadre que s’inscrit la constitution d’une commission composée des ministères des Finances, de l’Intérieur et de l’Agriculture avec pour mission de procéder au contrôle et à la vérification des informations relatives à la réalité des quantités stockées en céréales. Interrogé à cet égard, un responsable du cabinet Laenser annonce qu’il n’est pas au courant de l’existence de cette commission, mais que ce type d’irrégularités existe depuis longtemps et que seule la flambée des prix à l’échelle internationale est la principale cause de cette pénurie.
L’Office National des Céréales et Légumineuses a été induit en erreur par les coopératives qui lui faisaient de fausses déclarations et qui, par conséquent, ont entraîné une surévaluation des stocks en céréales. Interrogé par nos soins, un responsable au sein de l’ONICL a souligné que l’Office dispose en son sein d’une commission qui s’assure de la véracité des statistiques auprès des coopératives.
Ainsi l'Office est chargé de suivre l'état d'approvisionnement du pays en céréales et légumineuses et leurs dérivés et, en cas de situations exceptionnelles, procéder ou faire procéder, après consultation des parties concernées, à des achats et cessions, à des importations ainsi qu'à la conservation, au transport et à la transformation des produits sus-visés. L'Office est également chargé d'étudier les mesures législatives et réglementaires de nature à organiser le marché des céréales et des légumineuses, des sous-produits provenant de la transformation des céréales et des sous-produits qui en sont dérivés; de contrôler et, s'il y a lieu, d'assurer l'exécution de ces mesures ; de constituer ou de faire constituer un stock de sécurité en céréales.
A rappeler que l’ONICL versait 2 DH/quintal aux coopératives pour le stockage des réserves céréalières du Maroc. Cette indemnité a pour objectif d’aider les coopératives à couvrir leurs charges (gardiennage, assurance, frais de stockage...).
La pénurie qui survient aujourd’hui provient certes de la hausse des prix mondiaux, mais elle met en évidence les failles du système et incite les responsables à réfléchir davantage sur la manière de cerner cette problématique. Parce qu’aux indemnités versées par l’ONICL aux coopératives, vient s’ajouter la subvention des importations de blé. Une véritable manne financière !


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