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Energie : Le HCP dresse trois options pour le Maroc en 2030
Publié dans Finances news le 14 - 06 - 2007

* La dépendance énergétique devrait contraindre le pays à redéfinir sa stratégie.
* Les différents scénarios sont basés sur le niveau de la croissance d’intégration à l’économie mondiale.
L’énergie est un facteur stratégique pour le développement économique et social. Le cas du Maroc est très spécifique, car le pays importe l’essentiel de ses besoins de l’étranger. Ses ressources primaires restent très limitées. Son système de production et de consommation est lui aussi encore peu développé. Le pays est contraint de redéfinir sa stratégie énergétique pour les prochaines années. Il est question de faire face à une augmentation continuelle de la demande d’énergie qui crée à son tour une pression considérable sur des ressources finies et en même temps requiert des investissements massifs. Le problème de l’énergie est devenu un sujet dominant de sécurité. Dans son cycle «Prospective 2030», le Haut Commissariat au Plan (HCP) a organisé une conférence-débat sur les choix stratégiques du Maroc en matière d’énergie pour les 25 prochaines années.
Ahmed Lahlimi, Haut Commissaire au Plan, a indiqué que «le Maroc est appelé dans les trois prochaines décennies à faire face au défi de l’émergence économique si nécessaire pour satisfaire les aspirations au bien-être de sa population dans un contexte de globalisation et de compétitivité internationale». Il a précisé que «les performances du pays vont dépendre en grande partie de ses choix énergétiques».
Le HCP a élaboré dans ce cadre trois scénarios possibles. Chacun d’eux identifie une situation possible assez différente de la situation actuelle afin d’éclairer l’étendue du champ décisionnel relevant des autorités institutionnelles. Le scénario tendanciel dit de «référence» est le premier ; il est basé sur une croissance de l’ordre de 4%, de la poursuite de la globalisation économique avec des difficultés d’intégration régionale (Maghreb ou Méditerranée). Il faudrait s’attendre à un prix élevé de l’énergie qui peut dépasser les 100 dollars le baril en 2030. La demande d’énergie devrait atteindre quatre fois la consommation actuelle. «Ce scénario devrait affecter deux piliers du développement durable, à savoir le social et l’environnement», a affirmé Lahlimi.
L’impact serait visible sur la population vulnérable et la consommation élevée d’hydrocarbures devrait générer des niveaux de pollution élevés.
Le HCP propose un renforcement du poids des énergies renouvelables dans la production totale d’énergie comme alternative. Mais ce scénario suppose également des investissements lourds et des efforts en matière de recherche. Mais Lahlimi prévient toutefois que «l’accès à l’énergie resterait, comme l’accès à l’eau ou à la connaissance, une source de fracture sociale. Le Maroc, tout en achevant une performance économique raisonnable, serait encore très loin des niveaux de bien-être des voisins européens».
Le deuxième scénario dit de «volontarisme énergétique» est basé sur une logique de croissance forte avec un taux dépassant les 5% et une amélioration du niveau de développement humain qui serait proche de celui des pays avancés.
Ce scénario requiert un partenariat public-privé au niveau des investissements, du financement et de la recherche technologique.
Pour le Haut Commissaire au Plan, «le deuxième scénario présente plusieurs atouts pour les trois composantes d’un développement durable : économique, sociale et environnementale».
En effet, le deuxième scénario permet une croissance compétitive, des effets distributifs de l’accès à l’énergie à moindre coût.
Le HCP propose le troisième et dernier scénario dit de «régionalisme ouvert». «Ce scénario repose sur une redéfinition positive et stimulante des relations Sud-Sud via une réactivation du Maghreb et Nord-Sud par l’initiative 5+5 de coopération élargie», a affirmé Lahlimi. Il s’agit de l’aménagement d’un espace régional permettant une solution cohérente aux grands problèmes de la Méditerranée occidentale (l’énergie, l’eau, l’environnement, l’urbanisation du littoral, les transports, les télécommunications ou la culture et la connaissance).
Le Haut Commissaire au Plan a jugé que «le Maroc pourrait trouver dans cette option l’encadrement nécessaire pour un développement durable et une croissance économique accélérée».
Ce scénario est plus ambitieux que le précédent. Le PIB devrait croître de 6% avec une hausse de la consommation d’énergie de 9,6% par an.
L’option de l’énergie nucléaire est aussi envisageable dans ce scénario.
Le troisième scénario est difficilement réalisable pour des questions de souveraineté. «Il suppose un transfert d’une partie de la souveraineté économique des pays de la région vers des institutions supranationales», a affirmé Lahlimi ; mais il a toutefois insisté sur le fait qu’il doit être étudié.
Il a expliqué par ailleurs que «les trois scénarios confirment que les marges de manœuvre pour les politiques énergétiques marocaines restent très ouvertes à un horizon de 25 ans. La demande d’énergie peut varier du simple au plus du double. A la base de ces marges de liberté se situent d’importants choix de société reflétés par des actions publiques et privées. L’Etat et les entreprises se trouvent confrontés, à long terme, à des choix complexes, obligés de prendre des décisions qui portent en elles à la fois des bénéfices et des coûts».


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