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Subir ou profiter de la marée jaune ?
Publié dans Finances news le 02 - 06 - 2005

La présence des Chinois au sein du marché marocain est désormais un fait.
Apparemment à part les banques, tous les autres secteurs nationaux cherchent encore les meilleures armes possibles pour se protéger contre la concurrence chinoise.
Au premier semestre 2005, les importations globales des produits chinois au Maroc ont progressé de 41% avec une valeur de 1,25 milliard de DH.
Ceci signifie que notre déficit commercial avec la Chine connaît l’un de ses moments les plus forts. En 2004 déjà, les entreprises et l’économie marocaines ont été mises au parfum de ce déficit avec un volume global des importations marocaines de l’ordre de 6,6 milliards de DH. Seules les banques semblaient, et semblent encore, profiter des transactions financières faites par les Chinois qui réalisent leurs opérations en devises. Même s’il est difficile de donner un chiffre approximatif de l’enveloppe totale des virements effectués par les Chinois au Maroc, il est sûr que ce chiffre grimpera au fil des mois. La crainte exprimée par les milieux d’affaires marocains paraît par conséquent fondée. Non seulement chez les petites et moyennes entreprises, mais aussi chez les détaillants. La variable importante des prix bas pratiqués par les Chinois laisse pour tout le monde une faible marge de manœuvre. Car l’optique adoptée par le pays de Mao s’intéresse à tout et partout. Inutile de dresser un tableau exhaustif, dans la mesure où on risque de voir du chinois partout.
Les résidents chinois au Maroc paraissent, d’un autre côté, bien s’adapter à l’environnement économique local: prise de conscience aiguë de la faiblesse du pouvoir d’achat de la majorité des Marocains, capacité d’adaptation concernant la lourdeur de la procédure administrative, et surtout une approche culturelle de l’entreprise qui a réussi à stimuler une clientèle assez importante.
Le secret : s’adapter
Il est remarquable que les quelques milliers de Chinois qui sont venus au Maroc commencent à donner l’impression qu’ils entendent s’installer pour une longue durée chez nous, en faisant venir leurs familles et en initiant dernièrement un important projet d’apprentissage de la langue chinoise. Cet aspect est d’autant plus important qu’à moyen et long termes, l’investissement chinois au Maroc pourrait participer activement à la réduction du chômage. Parce qu’il ne faut pas se leurrer et accepter l’idée simpliste que les Chinois ne vendent que des vermicelles et des porte-clés. L’industrie chinoise qui commence à inquiéter sérieusement l’Union européenne et les Etats-Unis paraît disposer encore d’autres atouts, pouvant être bénéfiques pour la croissance et la stimulation de l’investissement au Maroc. Il est vrai que la Chine demeure un concurrent néfaste pour les produits du textile et de l’habillement provenant du Maroc. Il est vrai aussi que le volume des exportations marocaines vers la Chine caracole toujours à un rythme trop faible. Pourtant, l’investissement chinois au Maroc demeure une importante piste à explorer. Il ne faut pas non plus oublier que les phosphates marocains ou encore les produits de la mer liés à l’industrie agroalimentaire ont rarement été exportés vers la Chine. C’est pourquoi probablement, la «crainte», excessive parfois, envers les produits chinois ne serait, en fin de compte, qu’un reflet d’une appréhension exprimée par les marchés traditionnels du Maroc, en l’occurrence ceux de l’U . E. Dans un pays en quête d’investissements comme le nôtre, et qui est au cœur d’un important effort de mise à niveau de ses entreprises, le bien industriel national semble ne pas pouvoir disposer de beaucoup d’alternatives. A commencer par celle d’adopter une quelconque politique protectionniste envers les produits chinois. C’est en tout cas le vœu de certains industriels qui l’ont exprimé lors d’une réunion consacrée au sujet chinois par la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de Casablanca. La présence au sein de cette réunion d’un responsable des Douanes a été une occasion pour certains intervenants de demander «l’application de tarifs douaniers supplémentaires sur les produits chinois pour essayer de limiter leur déferlante sur le marché marocain». C’est la même solution qui a été entreprise par les Etats-Unis et l’U . E à l’encontre des vêtements chinois. En somme, il s’avère nécessaire d’avoir une vision claire, qui prend en compte les intérêts d’un pays émergent, comme le nôtre, et essayer de tirer pleinement profit d’une puissance économique qui a le vent en poupe et que rien ne semble pouvoir arrêter.


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