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Plans d’aménagement
Publié dans Finances news le 16 - 06 - 2005

Le secteur des pêches maritimes continue de fonctionner sans l’établissement de plans d’Aménagement aptes à rendre le secteur plus visible. Les entreprises de pêche hauturière, les armateurs de pêches, au même titre que les professionnels de la pêche côtière réclament encore au département ministériel l’établissement de tels plans pour toutes les pêcheries comportant l’état des lieux biologique, économique et social sans oublier le volet d’accès à la ressource.
Le flou dans lequel baigne la pêche marocaine proviendrait essentiellement de l’inexistence d’une stratégie nationale combinant l’établissement de plans d’aménagement et leur corrollaire la recherche scientifique. Zakya Driouch, représentant du département de la pêche au sein du ministère de l’Agriculture, avait relevé «la grande importance qu’accordent actuellement les pouvoirs publics à l’établissement de plans d’aménagement pour le secteur de la pêche».
En effet, à l’heure de l’épreuve de la traçabilité provenant des industries de pêche, la nécessité d’établir «un diagnostic général et le transcrire par la suite en plans d’aménagement est non seulement une demande pressante des professionnels, mais aussi une préoccupation essentielle du département des pêches maritimes». Cependant, l’établissement de tels plans nécessite des fonds importants au même titre qu’un accompagnement par étapes pour que ces plans puissent être à jour et refléter la réalité du secteur ainsi que ses besoins.
Lahcen Bijdiguen, représentant de la Confédération Nationale de la Pêche Côtière, a fait savoir dans ce registre que la variable sociale doit être au sommet des préoccupations gouvernementales. «Des milliers de pêcheurs ne savent plus où va le secteur qui garantit leur vie», avait-il remarqué, car «non seulement il y a une nécessité urgente d’établir ces plans d’aménagement, mais aussi l’urgence de ratifier le contrat-programme proposé par les professionnels et qui ne voit pas encore le jour».
Le contrat-programme cité par Lahcen Bijdiguen et présenté il y a deux ans au gouvernement, témoigne en effet que l’action étatique manque de continuité et fait souvent fi des vraies attentes des professionnels du secteur. C’est dans ce sens que Hassan Talbi, représentant des propriétaires des barques de pêche artisanale de Dakhla, a demandé «que l’intérêt des pêcheurs, surtout les petits, soit pris en considération dans toute stratégie gouvernementale qui se définit dans l’avenir, surtout dans les provinces du Sud où la pêche artisanale est de plus en plus délaissée au profit de la pêche hauturière».
L’enjeu est important
Dans son ensemble, le secteur de la pêche au Maroc arrive à employer quelque 400.000 personnes, en majeure partie des travailleurs saisonniers, et dont la durée du travail dépend de la durée imposée par le repos biologique. Face au problème inquiétant de la surexploitation, ce ne sont pas uniquement les intérêts de la collectivité publique qui sont en jeu, mais aussi et surtout ceux des professionnels du secteur.
La mésaventure du poulpe encore présente dans les esprits aurait été épargnée si d’un autre point de vue, la recherche scientifique ou biologique était au beau fixe. Actuellement, c’est l’Institut National de la Recherche Halieutique qui est censé s’occuper de ce vaste domaine qu’est «la vie en mer territoriale marocaine».
Mais, il semble que les professionnels commencent à douter du fait que cet institut demeure toujours sous la tutelle du département de la culture. «Ses décisions ne peuvent qu’être sur la ligne de la politique gouvernementale», a remarqué un professionnel présent lors des ces Assises.
C’est là un des problèmes qu’il va falloir résoudre en urgence, pour que les «décisions» scientifiques de l’Institut National de la Recherche Halieutique gardent leur crédibilité.
Il faudrait aussi que les professionnels du secteur ne sous-estiment nullement les effets néfastes d’une pêche irresponsable. Le partenariat public/privé, tant décrié comme faisant défaut dans ce secteur, doit se traduire d’abord par l’établissement de plans d’aménagement qui permettraient aux pêcheurs de savoir ce qu’ils sont en mesure de capturer sans que cela représente un danger réel pour les conditions d’accès à la ressource.
L’unique plan d’aménagement établi jusqu’à maintenant par les soins du ministère de tutelle demeure relatif à l’exploitation du poulpe. Il est très significatif que malgré son existence, ce plan n’a jamais pu être mis en application.
Autrement dit, la mission de contrôle et de surveillance qui incombe aux pouvoirs publics n’est que partiellement remplie. Ce qui renvoie au problème des équipements des unités de contrôle et leur mise à jour régulière pour pouvoir mener à bien leur mission.
Certes, le contrôle a posteriori qui s’effectue via le processus de la traçabilité tout au long de la filière pourrait donner une idée claire sur le volume et la nature des captures déjà effectuées, mais ceci risque d’enfoncer davantage le secteur dans l’informel et donc tendre vers l’évasion du contrôle.


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