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Que dit le CDVM ?
Publié dans Finances news le 24 - 05 - 2007

* Aucun communiqué pour démentir ou confirmer le départ de Khalid Oudghiri.
* Les investisseurs sont aujourd’hui dans l’incapacité de savoir qui dirige la structure en qui ils ont eu confiance au point de souscrire à ses actions.
* Tant qu’il n’y a pas variation erratique du cours, Attijariwafa bank n’est pas hors-la-loi. C’est l’avis du gendarme du marché.
Khalid Oudghiri est-il toujours à la tête du Groupe Attijariwafa bank ? Jusqu’ici, personne ne peut confirmer ou infirmer l’information, même au niveau de certains cadres de la banque. Car, visiblement, cette affaire se traiterait en haut lieu, particulièrement au sein de l’ONA. Ce vrai-faux suspense sur le départ probable de Oudghiri dure depuis plus d’une semaine maintenant. Une semaine que le public reste dans le flou et s’interroge.
Qu’un PDG d’une société X rende le tablier ou qu’il soit limogé n’est pas un fait unique en soi, ni au Maroc ni ailleurs. Mais l’événement, si tant est qu’on peut l’appeler ainsi, suscite de l’intérêt dès lors qu’il concerne un grand groupe et surtout s’il est porté sur la place publique à la faveur des rumeurs. Et puisqu’il s’agit d’Attijariwafa bank, l’intérêt est double : d’un côté, c’est un acteur de référence du microcosme bancaire national et maghrébin et, sur un autre volet, c’est une société cotée à laquelle incombent un certain nombre d’obligations légales en matière de communication financière.
Voilà une dizaine de jours donc que Khalid Oudghiri est donné partant et que l’on suppute la mise en place d’une nouvelle organisation, avec notamment un Directoire et un Conseil de Surveillance. Un mystère jalousement entretenu autour d’un départ (ou non) et qui prête foi à de folles rumeurs et aux mauvaises interprétations.
Jusqu’à présent, pas de communiqué officiel. C’est le black-out total. Silence radio à Attijariwafa bank et à l’ONA. Pas de réaction du CDVM, le gendarme du marché.
Pourtant, l’information est capitale, et ce d’autant plus qu’elle touche à l’organisation de l’entreprise.
Et c’est à se demander si, actuellement, le CDVM assure bien l’une de ses missions fondamentales, c’est-à-dire veiller au bon fonctionnement des marchés des valeurs mobilières, et s’assurer en particulier de l’équité, de la transparence et de l’intégrité de ces marchés. Transparence ? C’est bien là le hic. Car, depuis 10 jours maintenant, les investisseurs sont dans l’incapacité de savoir qui dirige la structure en qui ils ont eu confiance au point de souscrire à ses actions.
Et à en croire un analyste averti, le gendarme du marché n’en est pas à son premier fait d’arme. «Aujourd’hui encore, le CDVM a montré son impuissance face à un marché où le politique s’immisce de plus en plus et d’une manière pernicieuse», souligne-t-il. Et d’ajouter qu’«il s’est distingué par son laxisme et sa passivité devant plusieurs infractions flagrantes qui ont émaillé le marché ces derniers mois; il disparaît quand on a le plus besoin de lui». Acerbe notre ami ?
Son avis est en tout cas partagé par un autre analyste de la place : «Avec le CDVM, c’est deux poids deux mesures puisqu’il procède à un arbitrage pour le moins sélectif : il aurait rapidement agi si cette affaire concernait une petite structure, mais puisque Attijariwafa bank c’est l’ONA, il affiche profil bas».
A l’évidence, tout le monde attendait une réaction de sa part, ne serait-ce que pour intimer l’ordre à Attijariwafa bank d’éclairer le public (et donc les actionnaires) sur la rumeur. Au niveau du CDVM pourtant, l’on se veut clair : «l’information est certes importante, mais seule la société peut juger nécessaire de communiquer au moment opportun. Si elle ne l’a pas fait, c’est parce qu’elle ne peut se permettre de donner une information incomplète, comme par exemple confirmer effectivement le départ (de Oudghiri, ndlr), si c’est le cas, sans pour autant communiquer le nom de son successeur». Aussi, poursuit le gendarme du marché, «au regard des dispositions légales en vigueur, nous n’obligeons la société à communiquer que dans le cas où il y a une variation erratique du cours de l’action».
En tout cas, reprend notre première source, «il est clair que, malgré les efforts déployés par la Société Gestionnaire, certaines anomalies persistent encore sur le marché. Car entre les transactions douteuses, les délits d’initié, mais qui sont peut-être difficiles à prouver formellement, et les titres surévalués, voilà qu’on nous replonge dans un passé de la Bourse qu’on aurait souhaité oublier». «Et tout cela nuit à une place qui tente, tant bien que mal, de se construire une réputation et dont tout le monde vante la maturité : c’est une bombe à retardement qui risque de faire beaucoup de dégâts lorsqu’elle va exploser, car les investisseurs vont y laisser des plumes. Si les choses continuent en l’état, il faudrait s’attendre à un autre mini-crash», martèle-t-il.
Oscar Wilde disait bien que «l’expérience est le nom que l’on donne à ses erreurs». Mais au vu de ce qui se passe actuellement, il est admis de soutenir que les erreurs du passé n’ont guère enrichi notre expérience. Car il semble que l’histoire récente de la Bourse, marquée par une euphorie virtuelle entretenue par quelques initiés peu scrupuleux et de laquelle a découlé une traversée du désert qui a duré plusieurs années, n’ait pas réussi à marquer durablement certaines intelligences.
Un contrepoids
Que faire face aux dérives ? «Le marché a besoin d’un contrepoids pour faire face aux grands groupes et aux institutionnels qui font et défont le marché à leur guise», préconise notre analyste. «Pour ce faire, il faut constituer un syndicat d’investisseurs privés suffisamment influent et qui va taper sur la table quand tout va mal», poursuit-il. Serait-ce suffisant ? Pas si sûr, car ce marché, notre marché, semble évoluer selon une logique simple, et une seule : en dehors des fondamentaux communément admis et inhérents à l’entreprise (comme le PER), l’un des fondamentaux reconnus, et qui pèse de tout son poids, est d’avoir la bonne connexion… au bon endroit.


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