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Entretien : «CAM en Bourse fin 2008 ou début 2009»
Publié dans Finances news le 06 - 12 - 2007

* Préparation d’un nouveau plan d’action pour la période 2008-2010.
* Projet de création d’une société de financement spécialisée pour les agriculteurs non éligibles au financement bancaire.
* Un personnel très militant qui a besoin d’un complément de formation.
* Le point avec le Président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, Tarik Sijilmassi.
Finances News Hebdo : Quelles sont les nouvelles ambitions du Crédit Agricole ?
Tarik Sijilmassi : Les nouvelles ambitions du CAM concernent la banque universelle : arriver à plus de 3,5 milliards de DH de PNB et à plus de 1,5 milliard de DH de résultat net à l’horizon 2010.
Le CAM vise à asseoir fermement la 4ème banque de la place.
En parallèle, nous visons la création d’un deuxième pôle de financement, dédié à la mission de service public; il sera constitué de la Fondation Ardi pour le micro-crédit et de la société de financement spécialisée pour les agriculteurs qui ne sont pas éligibles au financement bancaire normal et au micro-crédit.
Ces nouvelles structures seront dotées chacune de leur propre réseau : La Fondation Ardi pour le micro-crédit aura 300 agences, un effectif de 1.000 personnes et 5 milliards de DH de crédits distribués à l’horizon 2010. Les sociétés de financement : 100 agences.
F.N.H. : Qu’en est-il des nouvelles missions du contrôle et de l’inspection pour le Crédit Agricole ?
T. S. : Le contrôle général et l’inspection ont toujours existé. La nouveauté aujourd’hui est qu’il est renforcé en passant de 36 à 100 personnes.
Il aura pour mission de contrôler: l’audit préventif sur les métiers, le risque opérationnel, le risque juridique , l’inspection pour la partie fonction, c'est-à-dire le support et la logistique, les aménagements de locaux et de bâtiments. De même pour la fondation Ardi pour le micro-crédit et la société de financement qui sont spécialisées dans le service public.
F. N. H. : Comment le CAM peut-il concilier entre les mesures prudentielles de Bank Al-Maghrib et le fait qu’une bonne partie des clients, surtout certains agriculteurs, travaillent dans l’informel ?
T. S. : Le devoir de vigilance contre le terrorisme et la grande criminalité ne doivent pas être un prétexte pour suspecter tout le monde.
L’agriculture ce n’est pas de l’informel. Il ne faut pas nourrir de suspicion envers une partie de la population marocaine. Des mécanismes seront mis en place pour faire la différence entre l’un et l’autre. Et en aucun cas nous ne deviendrons des censeurs. Il est clair que lorsque nous avons une opération suspecte notre devoir est de la déclarer. En revanche, nous nous devons de veiller au secret professionnel devant la nature de l’activité de nos clients que l’on connaît très bien.
F. N. H. : Qu’est-ce que le projet de loi 2008 concernant CAM va apporter à la banque?
T. S. : Avec la possibilité d’avoir un actionnaire avec 20% du capital, cela permettrait d’avoir un actionnaire de référence aux côtés de l’Etat.
F. N. H. : Comment voyez-vous à terme le tour de table du CAM dans la mesure où il y aurait une ouverture de capital ?
T. S. : A mon avis, il doit y avoir 3 blocs. L’Etat qui garde toujours ses 51% et la Bourse environ 20% où nous devons aller fin 2008, début 2009 et un actionnaire de référence privé ou un institutionnel.
F. N. H. : Qu’en est-il du statut et des caractéristiques de cette structure , la société de financement spécialisée ?
T. S. : Ce sera une filiale à 100% du CAM ; le capital va être déterminé et va être lui aussi important autour d’une centaine de millions de DH. Tout ceci va être formalisé et finalisé avec les deux ministères concernés : l’Agriculture et les Finances et, bien entendu, Bank Al-Maghrib pour le mode de fonctionnement.
F. N. H. : Est-ce qu’il aura son propre réseau ?
T. S. : Ça va être un réseau dédié et une centaine d’agences
F. N. H. : Quelle serait donc sa date de création ?
T. S. : Le gouvernement est en train d’étudier et de mettre les dernières touches à cette structure. Le projet de contrat programme est en phase de finalisation. On parle de quelques semaines pour qu’il voie le jour.
F. N. H. : Qu’en est-il du personnel du CAM ?
T. S. : Nous allons lancer un nouveau plan d’action qui sera dévoilé en grande pompe à la presse lors de la convention des cadres en janvier 2008. Le plan 2004-2008 est pour sa part déjà achevé avec une année d’avance en ayant atteint tous nos objectifs.
Concernant les grandes lignes du nouveau plan d’action 2008-2010, sachez qu’il s’articule autour de 3 axes.
Premièrement, faire de CAM une banque universelle au meilleur ratio de la place. On a fait des progrès mais on a encore des progrès à faire durant les 3 prochaines années.
Deuxièmement: la mission de service public. Comme je l’ai dit précédemment : développer la Fondation pour le micro-crédit Ardi, développer la société de financement spécialisée et développer le financement agricole dans son ensemble, car le Crédit Agricole continuera à financer l’agriculture dans la partie bancable.
Le troisième axe de notre plan d’action est le relèvement général du niveau de nos ressources humaines ; c’est un volet aussi important que les deux premiers avec un effort énorme en matière de mise à niveau et de formation.
D’ici 3 ans, le personnel de CAM passe entièrement au mode de formation. Nous avons un personnel très militant et de grande qualité. Ce qu’il faut à ce personnel c’est un complément de formation.
On a traversé des turbulences, on a pu relever les défis et remonter les handicaps. Je suis toujours très reconnaissant envers le personnel qui a vraiment fait preuve d’un courage extraordinaire. Je compte faire le maximum pour lui en matière d’avantages, d’acquis et de formation.
Nous sommes la seule banque qui n’est pas adossée à une grande structure. Aucune banque étrangère n’est derrière nous.
F.N.H. : Comment le Crédit Agricole travaille-t-il après la fin des dérogations accordées par Bank Al-Maghrib ?
T. S. : Comme toutes les autres banques.
F.N.H. : Qu’en est-il des créances en souffrance ?
T. S. : Les créances en souffrance sont approvisionnées adéquatement et font l’objet d’un recouvrement intense
F.N.H. : Et les bons CNCA ?
T. S. : Les bons CNCA ont été transformés ; une partie en dette subordonnée, c’est-à-dire des crédits remboursables in fine. L’autre partie est transformée en nouveau crédit remboursable sur dix ans.
F.N.H. : Le gouvernement a lancé un produit immobilier de 140.000 DH destiné essentiellement au monde rural. Est-ce qu’il y aurait un programme du CAM dans ce cadre ?
T. S. : Le Crédit Agricole va prendre sa responsabilité et s’engager dans ce programme pour soutenir la politique du gouvernement. Mais on va s’engager avec une prise de risque raisonnable pour ne pas mettre en danger le reste de la banque, car c’est une expérience qui mérite d’être tentée.
F.N.H. : Quelle est la structure de votre portefeuille ?
T. S. : Nous avons la chance de connaître parfaitement notre portefeuille. Sur l’agriculture, nous connaissons parfaitement nos clients et leur risque, de même sur le segment de la promotion immobilière et l’immobilier.
Au niveau du crédit immobilier, on est en dessous de ce que l’on devrait avoir et nous devons nous battre pour gagner des parts de marché en fonction de notre positionnement.
Nous avons, à cet égard, des objectifs clairs car le potentiel de croissance existe.
L’agro-business, c’est le cœur de notre métier et il bénéficie du soutien du «Plan Emergence». On est leader dans l’agro-business et c’est une grande chance pour nous. Pour les grandes entreprises, comme c’est le cas pour l’ONE, c’est un risque pays. Le Crédit Agricole du Maroc assume aussi ses responsabilités en matière de financement.
F.N.H. : Avec l’existence de la Banque CAM et la holding CAM et ses filiales, est-ce qu’il y aurait des changements dans le mode de gouvernance ?
T. S. : Le mode de gouvernance a déjà changé après le passage à une SA avec Conseil de surveillance et Directoire. Le Président du Conseil de surveillance c’est le Premier ministre qui a deux vice-présidents : le ministre de l’Agriculture et le ministre des Finances et les autres membres sont issus des actionnaires.
Il y a un Directoire que je préside et il y a des filiales avec leurs structures et leurs directeurs généraux.
Il y a Holdagro qui est la banque d’affaires du monde rural ; il y a Safacred, société de crédit à la consommation récupérée de l’ex-BNDE et nous avons une participation dans Safa Bourse.
F.N.H. : Quel est le positionnement dans les autres métiers ?
T. S. : Nous sommes très dynamiques et les filiales réalisent un excellent travail. La bancassurance, dans la partie banque particuliers, se développe. Nous avons dans notre capital Atlanta et la Mamda-MCMA et nous avons un partenaire naturel qui est la CNIA.
Quand on a racheté la BMAO, on a utilisé une partie des structures de cette banque, notamment le siège à Casablanca pour créer la Banque des Finances et de l’Investissement (BFI). Nous sommes exactement actifs dans les opérations du marché, le capital-risque.
Holdagro, c’est le métier de banque d’affaires dans le rural.


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