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Institutionnels : Jouent-ils leur rôle ?
Publié dans Finances news le 28 - 02 - 2008

• Le marché financier marocain a beaucoup évolué depuis 1993, mais il reste plusieurs axes à développer.
• Le rôle que jouent les institutionnels dans la mobilisation de l’ épargne reste l'apanage des mesures mises en place par les pouvoirs publics.
• La fin de l'abattement fiscal pour les compagnies d'assurance pourrait entraîner une modification de leurs comportements.
En vue d'atteindre un niveau de développement satisfaisant et une croissance forte et durable, l'économie d'un pays doit disposer de ressources internes nécessaires à son financement, d'où l'importance d'une mobilisation de l'épargne intérieure.
C'est dans cette optique que les pouvoirs publics ont lancé, depuis 1993, un chantier de réformes visant la consolidation de l'épargne. A rappeler que cette politique de mobilisation de l'épargne repose sur deux axes: le développement de l'épargne institutionnelle et la réforme des marchés de capitaux. Les mesures entreprises à cet égard concernaient l'assainissement du secteur des assurances, la réforme du régime de la retraite et l'introduction de nouveaux produits d'assurance. En ce qui concerne le secteur des assurances, on peut citer l'assainissement du secteur, la libéralisation des tarifs, l'amélioration du cadre réglementaire. La retraite se veut par ailleurs un vecteur de mobilisation de l'épargne longue, c'est ce qui justifie les différentes réformes entamées ayant pour dessein d'assurer l'équilibre à long terme des différents régimes et ce dans un contexte de transition démographique.
Aujourd'hui, après qu'une grande partie des réformes est arrivée à sa fin, on se demande si les institutionnels jouent le rôle qui leur est dévolu dans un marché financier en quête de modernité et de maturité. Le marché financier tel qu'il se présente aujourd'hui, est-il propice à ce que les zinzins puissent jouer ce rôle de dynamisation du marché ?
Interrogés sur cette problématique, les responsables sont unanimes pour dire que le marché financier marocain a beaucoup évolué. Le Maroc, en tant que pays émergent, peut se targuer d'avoir un arsenal juridique moderne, une autorité de régulation, des opérateurs professionnels dynamiques. Toutefois, ils s'accordent à reconnaître que le marché marocain demeure cloisonné. Les investisseurs ne peuvent arbitrer entre les différentes places financières mais plus entre les différentes classes d'actifs (actions, obligations, immobilier…). «Le fait qu'on soit très étanche par rapport aux marchés étrangers explique le fait qu'on n'ait pas été touché par les crises internationales, notamment celles des subprimes», argumente Y. Benkirane, Président du Directoire de BMCE Bourse. Un autre responsable annonce que pour que les institutionnels puissent convenablement jouer leur rôle, il serait souhaitable d'accompagner la maturation du marché par une diversification d'instruments financiers.
Mieux encore, le rôle des pouvoirs publics est aussi crucial pour accompagner les institutionnels dans une dynamique de marché et, partant, une mobilisation de l'épargne.
Suppression de l'abattement fiscal: quelles incidences ?
La dernière disposition fiscale de la Loi de Finances 2008 concernant la suppression de l'abattement sur les plus-values de cession des valeurs mobilières dont bénéficiaient les compagnies d'assurance, donne matière à réflexion. Pour plus d'explications, les compagnies d'assurance jouissaient d'avantages fiscaux en fonction de la durée de détention de leurs titres. Un privilège aujourd'hui aboli. Les avis concernant l'impact d'une telle mesure sont pour autant différenciés. D'aucuns estiment que la fin d'une carotte fiscale ne doit en aucune manière modifier le comportement des institutionnels. Cet avis ne semble pas être partagé par un responsable d'une société de Bourse qui annonce qu'il s'agit là d'une mesure difficile pour le marché. Il entend par là que les institutionnels se comporteront dorénavant de la même manière que les spéculateurs, ce qui portera atteinte à la capitalisation d'un marché en voie de développement.
Cet état de fait confirme l'idée selon laquelle l'orientation des investisseurs institutionnels est l'apanage des pouvoirs publics. L'Etat peut ainsi favoriser le contexte d'une épargne institutionnelle par le biais de mesures fiscales et d'un cadre réglementaire adéquats.


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