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Entretien avec Khalid Cheddadi, Président de la CIMR : «La politique économique est déterminante dans l’orientation de l’épargne»
Publié dans Finances news le 28 - 02 - 2008

• La diversification des instruments financiers serait à même de favoriser la dynamique du marché financier.
• La politique joue un rôle important dans l'orientation des institutionnels dans telle ou telle direction en mettant en place les moyens
adéquats.
Finances News Hebdo : Quelle est votre appréciation sur le marché financier tel qu'il se présente aujourd'hui avec toutes ses composantes. Estimez-vous qu’il est propice à ce que la CMIR, en tant qu’institutionnel, puisse jouer son rôle ?
Khalid Cheddadi : Le marché financier marocain a fait beaucoup de chemin depuis la réforme de 1993. Aujourd'hui, nous avons un arsenal juridique moderne, une autorité de régulation, des opérateurs professionnels et dynamiques, un système bancaire solide. Tout cela constitue des atouts majeurs pour l’essor d’un marché financier, et c’est bien le cas pour le marché marocain.
Maintenant, cela ne veut pas dire que tout est pour le mieux. Nous restons un marché très local, avec des produits peu sophistiqués, relativement étroit et encore trop sensible aux rumeurs.
F. N. H. : Quelles sont les entraves qui persistent encore ?
K. C. : Entraves n’est peut être pas le mot le plus approprié, je parlerais plutôt d’axes de progrès.
Le principal est lié à l’étroitesse du marché par rapport à la taille des acteurs et la corrélation entre les classes d’actifs. Nous ressentons fortement ce problème depuis début 2007 à cause de la forte performance du marché actions, qui peut inciter à la prudence pour l’avenir, et la faiblesse des taux obligataires. Dans ce contexte, les possibilités de diversification restent limitées. Une première réponse a été apportée par l’assouplissement de la réglementation des changes pour les investissements à l’étranger des institutionnels, qui apporte une bouffée d’oxygène.
Sur un autre plan, des progrès peuvent être réalisés dans le renforcement du rôle du CDVM et en tant que régulateur du marché, en le dotant des moyens appropriés et de plus d’autonomie.
Enfin, l’information et l’éducation du grand public sur les différents produits financiers est de nature à favoriser des comportements plus objectifs et à rationaliser les approches, ce qui contribuera à la professionnalisation du marché.
La diversification des instruments financiers peut également apporter un plus, mais elle doit, à mon sens, accompagner la maturation du marché.
F. N. H. : La Loi de Finances 2008 a mis un terme à un certain nombre d'avantages dont jouissaient les compagnies d'assurance et qui risquent de nuire à leur activité en Bourse en tant qu'institutionnels. Quid des Caisses de Retraite ?
K. C. : La CIMR n’était pas concernée par les mesures fiscales auxquelles vous faites allusion, compte tenu de son statut d’association à but non lucratif.
Ceci étant, je ne pense pas que l’expiration d’une période transitoire durant laquelle des incitations étaient données aux institutionnels pour les pousser à animer le marché financier, soit de nature à modifier leur comportement.
Les institutionnels ont fondamentalement besoin d’investir. La question est de savoir si le marché financier, tel qu’il est aujourd’hui, présente toutes les caractéristiques nécessaires pour leur permettre de le faire, en termes de rendement, de sécurité, de profondeur, de transparence, de diversification etc…
La réponse à cette question est loin d’être négative tout en sachant qu’il existe des axes de progrès à exploiter.
F. N. H. : D'après-vous, les institutionnels jouent-ils bien ou mal leur rôle ?
K. C. : Le rôle des institutionnels est de collecter l’épargne et de la redistribuer pour la consommation ou l’investissement, pour les entreprises ou les particuliers. Ils remplissent cette fonction en optimisant les moyens à leur disposition en vue de maximiser leurs bénéfices.
En théorie, ils sont donc supposés toujours bien remplir leur rôle, dans leur intérêt propre.
Maintenant, sur un plan macroscopique, il peut être de l’intérêt d’un pays d’orienter les investissements des institutionnels dans telle ou telle direction. C’est le rôle alors de la politique économique qui va mettre en œuvre les conditions pour favoriser les objectifs qu’elle s’est fixés.
En résumé, il faut que chacun fasse son travail : l’Etat doit fixer les objectifs macroéconomiques et mettre en œuvre les moyens pour les atteindre et les institutionnels optimiseront leurs bénéfices dans le cadre du contexte qui leur est imposé.


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