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Équipementiers : Renault accélère le rythme
Publié dans Finances news le 29 - 08 - 2008

* Un terrain d’une étendue appréciable, soit 600.000 m2, a été réservé au niveau de la ZFT pour satisfaire les besoins d’implantation et d’extension exprimés suite au mégaprojet de Renault-Nissan.
* L’Etat est appelé à subventionner les producteurs nationaux, tout en facilitant le financement des investissements.
La progression des investissements des équipementiers n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. Cette évolution sans précédent est due en grande partie au lancement du mégaprojet de l’alliance Renault-Nissan coïncidant avec le climat d’investissement favorable. L’impact de ce projet est clair. «Au niveau de la Tanger free zone (TFZ), nous avons anticipé sur les besoins de ce projet Renault-Nissan à Tanger et l’arrivée de nouveaux équipementiers en réservant 60 ha à ce projet», affirme Jamal Mikou, Président de la TFZ. Pour leur part, les opérateurs internationaux déjà présents sur le territoire national ont choisi d’aiguiser leur fer de lance en entamant des opérations d’extension colossales. Les professionnels du secteur de l’automobile, en général, et ceux implantés dans la zone franche, en particulier, se préparent pour la nouvelle phase en opérant un pas de géant au niveau du plan Emergence. Il est vrai qu’ «il n’existe pas encore de précisions sur le nombre de ces équipementiers puisque les appels d’offres pour le projet viennent d’être lancés», note Jamal Mikou. Mais il ajoute par ailleurs qu’ «indépendamment du projet, des arrivées et des extensions d’équipementiers à destination des marchés européens sont en cours grâce au cheminement rapide et à la logistique qu’offre le nouveau port de Tanger».
Les équipementiers passent à la vitesse maximale
L’industrie des équipements de voitures existe depuis toujours et satisfait principalement la demande de la SOMACA. Cependant, la constitution d’un tissu industriel n’a démarré effectivement qu’avec le lancement de la production de la voiture économique Fiat au Maroc. Dans le même sens, la mise en place de la zone franche de Tanger et du port Tanger Med s’est traduite par un débarquement accéléré des investisseurs de poids lourds tel que l’Americain Delphi et la marque nipponne Yazaki, en plus des groupes européens. En effet, TFZ qui compte actuellement des dizaines d’équipementiers automobiles, est devenue un nouveau pôle d’investissement régional, chose qui a favorisé, entre autres, l’implantation de Renault au Maroc. L’arrivée de ce dernier a constitué, par ricochet, une bouffée d’oxygène pour cette industrie. Au fait, les industriels ont lancé d’importantes opérations d’extension. À titre indicatif, le leader américain dévoile un projet d’extension de premier ordre qui permettra la création de 2.500 emplois nouveau. Ainsi, ce groupe assurera l’emploi à plus de 7.000 personnes. Il s’agit-là d’une nouvelle unité de production opérationnelle avant 2009. L’opérateur japonais Yazaki n’est pas exclu de cette dynamique. En accaparant une surface de 7 hectares depuis des années, le producteur japonais comptait accroître le nombre d’emplois de plus de 1.500 personnes. Dans la foulée, les dirigeants du groupe français Valeo ont annoncé récemment le doublement de leur capacité de production.
Les demandes de la SOMACA et de la prochaine usine de Renault ne sont pas les seuls débouchés des équipementiers. Ces derniers ont pu gagner, au fil du temps, la confiance des constructeurs automobiles européens. Pour preuve, les acquisitions de Renault, PSA, Volkswagen et Seat représentent plus de 2 Mds de dirhams. Si Renault a fait le choix de profiter de la compétitivité des facteurs de production au Maroc en s’y installant, PSA (Peugeot Citroën) a préféré accroître successivement ses achats au Maroc. Mieux encore, sa filiale Faurecia envisage un investissement de plus de 110 millions de DH à Kénitra.
Le marché interne, réparti entre distributeurs grossistes, détaillants et garagistes, est en croissance continue et les professionnels l’évaluent à plus de 3 milliards de DH.
Cette effervescence enregistrée par le marché des équipements de voitures a généré une évolution effective du chiffre d’affaires de la zone franche dont les principaux investisseurs sont des équipementiers. Pour l’heure, le chiffre d’affaires de la TZF dépasse les 5 milliards de DH dans la mesure où la valeur ajoutée représente presque 20% du CA.
En analysant l’évolution des achats d’équipements par le marché européen, on constate que la valeur de ces derniers dépassera d’ici sept ans les 500 Mds de DH, et vu l’emplacement stratégique du Maroc et les initiatives qu’il a entreprises, il est susceptible d’en accaparer au moins 20%.
Il reste du pain sur la planche
Nombreux sont les équipementiers locaux qui craignent l’implantation massive des grands producteurs internationaux. Outre la forte compétitivité des investisseurs étrangers, soit en terme de moyens de production, soit en matière de savoir-faire, ils bénéficient de plusieurs avantages suite à leur implantation dans les zones franches : exonérations fiscales, prix avantageux des terrains… Ainsi, la croissance du marché des équipements de voitures ne permettra pas un développement convenable des opérateurs nationaux. Pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or, l’Etat est appelé à subventionner les producteurs nationaux, tout en facilitant le financement des investissements relatifs au secteur. En outre, la maîtrise des coûts, suite à la hausse des prix de l’énergie, et l’amélioration de la qualité doivent occuper une place primordiale dans la stratégie de développement de ces opérateurs. En appliquant le principe de zéro défaut, les donneurs d’ordre exigent un taux de fiabilité des pièces de 99,98%.
Au-delà de tous ces obstacles, l’ensemble des opérateurs présents sur le territoire national doivent faire face à une rude concurrence représentée par les producteurs extérieurs (Tunisie, Europe de l’Est, dragons asiatiques…), de sorte que le taux d’intégration locale de Renault Maroc soit à peine de 30%. Finalement, ce secteur pourra constituer une locomotive de développement pour le Royaume, surtout avec l’élimination des différents obstacles dont la formation des ressources humaines fait partie. Cette expérience pourrait être généralisée à d’autres secteurs afin de favoriser l’industrialisation.


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