* Si la dette publique en euros représentait 59,9% en 2004, sa part dépasse actuellement 70% de lencours global, soit une hausse de plus de 10%. Lencours de la dette publique est passé de 133.956 MDH au quatrième trimestre de lannée 2008 à 137,6 Mds DH. Cependant, la part de la dette par rapport au produit intérieur brut demeure en dessous de 20%. Le principal créancier du Maroc est le Club de Paris avec une part de 34,9%, ce qui explique la part significative de la dette en euros. Les créanciers bilatéraux représentent 40,7% du volume global de la dette, alors que la part de créances accordée par les banques commerciales se situe à 7,9%. En terme de principaux emprunteurs, le Trésor public se taille la part du lion, soit 50,6% par rapport au volume total de la dette contre 51% en 2008 et 54% en 2007. Les établissements publics se dotent, par ailleurs, de 47,5% de lencours global de la dette. Force est de constater que la part des établissements publics se limitait à 33,5% en 2004. La majeure partie de la dette est en euros, soit 70,8%, au premier trimestre de lannée 2009, contre 59,9% en 2004. Outre la dépendance croissante vis-à-vis de lUnion européenne, le Maroc est appelé à payer de plus en plus cher la dette à cause de la hausse continue du cours de lEuro. En revanche, la part de la dette en dollars a été tirée vers le bas, soit une baisse de plus de 10% au cours des 5 dernières années, pour se situer à 9,8%. Concernant le coût de lendettement, la dette à taux fixe représente 73% de lencours global. Par conséquent, le Maroc minimise les impacts des aléas des marchés financiers internationaux. Par ailleurs, la part de la dette à taux flottant se situe à 24,3%. Les charges en principal des créanciers bilatéraux, le Club de Paris et autres pays, sont respectivement de 666, 535 et 130 MDH. Il est à noter que le principal de la dette sinscrit en forte fluctuation se situant à 1,9 Md de DH au premier trimestre. Les charges dintérêts sont restées relativement stables ne dépassant pas 1,258 Md de DH au cours de la même période.