* Le Club de Paris monopolise 31,9% de la totalité de la dette. * Les trois quarts de la dette extérieure sont dun taux dintérêt fixe. Contrairement à la tendance baissière enregistrée au cours des dernières années, lencours de la dette extérieure a augmenté, au cours de lannée 2007, de plus de 5,4%, en passant de 115,9 à plus de 121,3 Mds de DH. En analysant la structure de lencours de la dette, on constate labsence des créances publiques à court terme financés par des établissements internationaux. Cela veut dire que lEtat ne recourt à un financement étranger que pour financer des investissements publics à court et long termes. La structure de la dette extérieure par créanciers est restée quasiment inchangée dans la mesure où le Club de Paris monopolise 31,9% de la totalité de la dette. En contrepartie, le poids des emprunteurs a enregistré un changement remarquable. À titre dexemple, la dette du Trésor public a baissé de plus de 15% pendant les 5 dernières années. Actuellement, elle représente environ 54,8% de la totalité de la dette extérieure. Parallèlement, la part des banques a continué sa baisse régulière et se limite aujourdhui à 2,2% de la dette extérieure. Cependant, cette tendance baissière na pas concerné lensemble des emprunteurs. En effet, la dette extérieure accordée aux établissements publics na pas cessé de croître. Elle était de 2% pour se situer 42,5% de la totalité de la dette, sachant quelle ne représentait que 27% cinq ans auparavant. Cela reflète en grande partie la politique de renforcement des infrastructures lancée par la majorité des établissements publics. Plus de 70% de la dette extérieure sont en Euro Si la part du Dollar américain a continué sa chute, en représentant à peine 10% de la totalité de la dette, la part de lEuro a franchi la barre de 70%, soit 86,1 Mds de DH. À ce titre, le renforcement de lEuro par rapport au DH risque dalourdir la dette extérieure. Sagissant de la nature du taux dintérêt, le taux fixe correspond aux trois quarts de la dette extérieure. En revanche, la dépréciation de la part de la dette dont le taux dintérêt est flottant na pas cessé. Elle est actuellement de 20%, soit 24 Mds de DH. Le renforcement de la part de la dette dont le taux dintérêt est fixe au détriment de celle dont le taux dintérêt est flottant, permet à lEtat de réduire les risques liés à la forte fluctuation caractérisant les marchés financiers internationaux. Les charges dintérêt ont enregistré tout au long des dernières années une baisse régulière, mais la diminution la plus importante a été enregistrée en 2007. En fait, elle est passée de 4,1 à 1,3 Md de DH. Au reste, les projections à court terme du total du service de la dette, correspondant à lensemble des dépenses de lÉtat consacrées au remboursement des intérêts de sa dette, prévoient une croissance exponentielle au cours du troisième trimestre de lannée 2008.